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 Alerte à la caserne

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Ikari
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MessageSujet: Alerte à la caserne   Lun 29 Oct - 17:53

Malgré la gravité, malgré le tohu-bohu dans la caserne, la capitaine était d'un calme effroyable. Elle avait plus tôt reçut comme notification l'attaque du palais, et elle était partie très rapidement, quittant ses activités pour se concentrer pleinement sur les recherches de la fugitive. Elle se tenait au bureau d'une brigade spécialisée dans la recherche de personnes disparues. Il y avait plusieurs points qui faisaient balancer l'avantage aux fugitifs ou aux enquêteurs : leurs activités sur l'arpanet, leur connaissance des caméras de surveillance, la préparation de leur fuite, parfois, et comme c'était le cas, des particularités physiques ainsi que de très nombreux autres paramètres.
Dans le cas présents, Zéro n'était absolument pas sur des réseaux sociaux, ni même son dragon. On pouvait parler d'elle dans des articles mais bien entendu rien de vraiment croustillant : il s'agissait d'une personnalité connue, et donc par conséquent, on pouvait savoir déjà de nombreuses choses sur cette femme. Pourtant, de nouveaux problèmes s'ajoutaient. Il n'y avait rien. Rien d'intéressant. Aucune information sur un possible territoire de la vouivre où elle aurait pu se cacher, elle avait déjà envoyé des unités sur la maison de l'ancienne garde, mais la maison semblait inhabitée, seule une pièce avait été vidée mais il n'était pas possible de savoir de quoi elle avait été vidée. Et pour cause : pas de famille, pas d'amis. Zéro était la personne la plus sans lien avec les gens qu'elle pouvait connaître. C'était affolant de voir à quel point cette personne pouvait être seule. Cela avait aussi un côté attristant, de voir une personne sans amis, sans proche. Sans rien d'un point de vue social en réalité, elle venait de perdre ses derniers titres. Elle avait juste son dragon.

Rapidement après les faits, et même en étant encore en route, Aska avait ordonné la surveillance des cieux, des routes, des sorties de bateaux dans le port aussi, des sorties de Cylnaes. Elle avait mis toutes ses équipes dessus. Ce n'était guère enchantant car elle obligeait les plus jeunes recrues à faire le travail aussi bien que les expérimentés, mais elle n'avait point le choix. La situation devait être gérée.
Son calme était à la fois son meilleur atout, mais aussi quelque chose qui pouvait sembler étrange pour les autres car la capitaine ne montrait aucune colère, aucune haine envers la traîtresse. Elle ne ressentait pas de la compréhension non plus, mais il y avait une chose que beaucoup de monde avait oublié aux yeux d'Aska : si aujourd'hui ils avaient ce monde là, c'était aussi grâce à la Fleur maudite qui avait toujours été en première ligne de moult batailles contre le précédent régime. Ainsi, il y avait deux comportements ingrats et étranges : celui de Eavel Zéro envers l'homme qu'elle avait aidé, et celui des gens, qui avaient rapidement oublié à qui on devait aussi la paix. Bien entendu, Aska pensait aussi à tous les autres, et ne mettait personne plus haut qu'un autre. Elle trouvait les mots des gens biens durs, et elle les comprenait aussi. Non pas qu'elle se plaçait en avocat du diable. Mais Aska avait un travail à faire, et elle estimait devoir rester neutre, quel que soit le brigand qu'elle avait face à elle. Et même si celui-ci devait faire une erreur pour être retrouvé. Puisque, actuellement, ils n'avaient aucun moyen pour retrouver la fugitive.

-Nous n'avons rien trouvé, mon capitaine, terminait le jeune gendarme.
Aska l'avait écouté sans l'interrompre, et comme elle s'en doutait il n'y avait rien. Les recherches allaient être longues et fastidieuses.
-C'est du bon travail soldat, vous pouvez faire une pause et reprendre vos recherches, lui ordonna t-elle avant de se retourner vers la vitre de son bureau.
Aska savait être à la fois sur le terrain et à la fois dans l'administration. Elle repensa aux choses qu'elle savait sur cette femme albinos. Elle était mercenaire, avait servi le roi, fait la guerre... C'était bien plus que ce qu'Aska avait fait, puisque la capitaine n'avait pas pris part au front d'il y a pratiquement quatre ans. Le fait d'être mercenaire lui donnait un réel avantage : ce travail l'obligeait à connaître de nombreux terrains, mais lui avait aussi sans doute permis à se dissimuler. En effet, la caserne avait réussi à retrouver des contrats antérieurs à Vassilias qui concernaient Zéro : pour beaucoup il s'agissait de meurtres. Les individus visés par les contrats avaient sans doute fait de la résistante, mais ils avaient aussi dû se cacher, et Zéro devait donc connaître comment traquer quelqu'un. Or, quand l'on savait cela, se dissimuler était alors beaucoup plus facile. Connaître les combines pour mieux les déjouer.
-J'ai terminé de les imprimer Capitaine, indiqua son assistant en déposant une pile de papier sur le bureau.
-Très bien, lançons les avis de recherches alors.
La chasse débutait, et pour traquer une personne, quoi de mieux qu'un autre traqueur ?

La capitaine sortit son téléphone de son tiroir, elle avait enregistré le numéro de la chasseuse avec laquelle elle avait chassé le Leshen. Il était temps de savoir si elle pouvait l'aider pour une autre chasse.
« Bonjour, tu as du le remarquer mais le château a été attaqué. Eavel Zéro est une mercenaire, elle doit donc savoir comment nous éviter, nous induire en erreur, chasses-tu seulement les monstres ou peux-tu accepter cette autre type de chasse ? Si oui, je serai à la caserne. » Automatiquement, la capitaine n'avait pas été trop formelle, peut-être légèrement, mais il n'y avait rien de trop superflus, son message était clair, simple et il n'y avait pas besoin de plus.
Aska avait plus confiance en William que dans un autre chasseur ou traqueur, de monstres ou d'Homme. Elle voulait Zéro vivante, et le risque avec ces gens étaient la surprise après la chasse, soit car ils en voulaient toujours plus, soit car ils n'en faisaient qu'à leur tête. C'était peut-être un mauvais préjugé... Mais c'était l'avis d'Aska sur de nombreux chasseurs, et après sa rencontre avec la chasseuse, elle s'était dit que c'était l'exception qui confirmait la règle.

Proposition de quête de la caserne
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MessageSujet: Re: Alerte à la caserne   Lun 29 Oct - 22:11

William n'avait jamais aimé être réveillé par une sonnerie. Elle ne comprenait pas comment on pouvait laisser une machine décider de son temps de repos... la société était mal faite si les gens ne pouvaient pas dormir le temps qu'ils en avaient envie. C'était l'une des raisons pour laquelle la chasseuse aimait vivre en marge. Dormir quand elle en avait envie, et c'était tout. Ainsi, la jeune femme soupira, ensommeillée, lorsque son téléphone sonna. Le temps qu'elle se décide à bouger et à chercher l'appareil parmi le bazar de sa voiture, le moment de réponse était déjà bien passé. Emmitouflée nue dans une couverture, couchée en boule entre ses armes, William chercha d'une main son téléphone. Un nouveau message. C'était donc quelque chose d'important.
Elle fut surprise en reconnaissant immédiatement la voix de la capitaine. La chasseuse avait une excellente mémoire auditive après tout. Par contre, ses neurones mirent quelques secondes à comprendre. Château attaqué, mercenaire, chasse ? Elle n'avait pas entendu parler de ça...William s'empressa d'allumer la radio pour avoir plus de détails. Après plusieurs minutes, le flash d'information décrivit avec précision les derniers événements. Alors ça s'était vraiment passé, le Palais avait subis une attaque directe, et par nulle autre que l'une des Gardes royales. Le présentateur disait même que l'ancienne Garde avait mit le feu aux Palais, blessé des civils, et même tué des soldats de sang froid. Bon sang, même si William n'avait pas passé énormément de temps avec la capitaine, elle pouvait au moins affirmer que la mort de ses hommes avait dû la toucher. Surtout qu'il fallait organiser l'enterrement formel, avec les familles, les collègues, le discours. Peut-être que c'était pour cela qu'elle appelait une chasseuse de monstre en renfort ? Histoire d'explorer toutes ses possibilités et être sûre d'attraper la criminelle ?

Elle réécouta le message plusieurs fois pour être certaine d'avoir bien comprit. Un humain. La proposition était pour un humain... ce n'était clairement pas sa spécialité. Avec les humains, il fallait prendre en compte tellement de paramètres différents, et surtout, l'environnement urbain était loin d'être le plus adapté pour une traque, avec toutes les odeurs qui se mélangeaient, les bruits, le béton sur lequel on ne laissait presque pas de traces. Sans compter qu'elle n'aimait pas la ville et ne le cachait pas, il y avait toujours de l'air souillé qui faisait perdre le chemin, car la chasseuse avait bien plus l'habitude de s'orienter grâce aux odeurs. Autant elle pouvait retrouver son chemin très facilement dans n'importe quelle grande forêt ou montagne, autant elle ne pouvait pas marcher deux minutes sur un trottoir sans se demander dans quelle rue elle était déjà passée. Mais si c'était seulement ça, autant demander aux brigades canines. Enfin ! Peut-être que Aska avait une autre idée en tête.

William ouvrit le coffre de voiture, et se mit tranquillement à se laver à l'aide d'une bouteille d'eau. Elle état garée au nord de la capitale, au sein d'une forêt environnante. Pas très loin, en somme, vu qu'elle n'était pas sur une chasse, elle avait besoin de réseau pour recevoir des propositions ou faire des offres. Peut-être pourrait-elle être d'une aide pour la traque... et uniquement pour la traque. Car elle refusait de combattre des humains, et encore moins de les tuer. Premièrement parce qu'elle n'avait jamais apprit à gérer un combat sérieux contre un humain, et d'autre part parce qu'elle préférerait affronter dix wargs enragés plutôt que se frotter à la Maître-lame. La chasseuse ne savait pas grand chose sur cette Eavel Zéro, hormis son apparence et des informations publiques. Il valait mieux laisser faire les forces d'intervention spéciales, elles devaient forcément avoir des techniques pour capturer un fugitif, après tout, même un criminel endurcit ne pourrait résister à une fléchette remplie de toxines paralysantes, ou autres choses dans ce genre. Mais d'un côté, cette traque pourrait se révéler intéressante. La chasseuse voyait la proposition comme un nouveau type de proie. C'était qu'entre les chasses habituelles telles que les loups, wargs, ou autres bestioles peu intéressantes, avoir un gros monstre ou une bête différente était bienvenue.
Une fois habillée, avec sa tenue de chasse habituelle – plus ou moins propre – la jeune femme se servit des vitres teintées de sa voiture comme miroir, arrangeant comme elle pouvait ses cheveux. Heureusement, comme elle n'était pas en chasse, elle était présentable. Coffre fermé, moteur en marche, William conduisit prudemment pour aller reprendre la route de béton qui menait à Cylnaes. Elle ne pouvait simplement pas ignorer le message, alors elle allait au moins voir de quoi il s'agissait. Elle répondit par un simple sms « compris, j'arrive », simple et efficace. Et puis, elle préférait ne pas paraître trop familière, ni trop... impersonnelle. Aska n'avait pas précisé s'il y avait une récompense, et la chasseuse n'avait pas écouté la radio assez longtemps pour le savoir.

Par réflexe, elle prit le grand axe routier pour entrer dans la ville... ce qui n'était pas la meilleure des idées. Des soldats étaient postés sur les bas-côtés, et vérifiaient rapidement l'intérieur des voitures qui sortaient de la ville. Bon, elle, elle voulait y entrer, donc ça ne devrait pas poser trop de problèmes... sauf que non. Elle oubliait parfois que sa grosse voiture noires, un peu cabossée mais au pare-chocs et aux portières blindés, ne passait pas inaperçue. En particulier lorsque les militaires étaient sur le qui-vive. Ainsi, dans son rétroviseur, elle vit rapidement une voiture de la caserne lui faire signe de se ranger sur le côté. Bien sur, William obéit, non sans grommeler.
Une fois arrêtés, deux soldats s'approchèrent.
– Bonjour, puis-je voir vos papiers ? Et ouvrez votre coffre, s'il-vous-plaît.
La jeune femme eu un instant d'hésitation, sachant les deux trois armes à feu lourdes, les tas de munitions perforantes et les quelques armes blanches qu'elle stockait dans sa voiture. Mais il fallait bien coopérer...
– Oui, euh... en fait je suis chasseuse, j'ai un permis pour ça...
La nervosité des soldats grimpa manifestement d'un cran en constatant l'arsenal.
– … et Aska m'a demandé de venir pour...
Elle ne finit pas sa phrase, encaissant les regards totalement incrédules de ses interlocuteurs. Nullement convaincu, l'un des soldat attrapa son téléphone de service, et téléphona à la caserne.
– Standard, on n'a un individu suspect à l'entrée 23...
Elle écouta le soldat décrire sa voiture et son armement, sans savoir quoi dire pour se défendre. Si certaines personnes arrivaient à se sortir de ce genre de situation grâce à leur charisme et leurs belles paroles, ce n'était clairement pas le cas de William... la sociabilité demandait de l'entraînement, après tout, et ce n'était pas en passant des semaines sans voir un seul humain que ça allait l'aider !
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MessageSujet: Re: Alerte à la caserne   Lun 29 Oct - 22:12

À l'intérieur de la caserne, tout les soldats s'activaient. La plupart répondaient aux appels téléphoniques, repartis sur plusieurs postes, devant déterminer s'il s'agissait de canulars, des fausses informations, ou de personnes cherchant seulement à toucher la récompense ou un quart d'heure de gloire. Il fallait dire qu'une récompense pareille était plutôt rare. Mille deux cent couronnes d'or, il y avait de quoi motiver n'importe qui. Et c'était tout de même un problème, car tout le monde voulait tenter sa chance.

Pourtant, au milieu de tout cela, plusieurs soldats semblaient travailler au ralenti, tapant mollement sur leurs claviers. L'un d'eux, un homme plutôt âgé, les cheveux grisonnants, était occupé à ranger un bureau, à mettre des affaires personnelles telles que des cadre photos ou des bibelots, dans un grand carton. L'air triste, il s'attardait parfois sur certain objets.
Une femme, plus jeune, l'air tout aussi peiné, s'approcha de lui, lui donnant une tape dans le dos.
– Est-ce que ça va ?
Le vieil homme posa le porte crayon décoré au feutre qu'il tenait dans le carton.
– Tim était mon meilleur ami. Il venait d'avoir un second enfant, un petit garçon... et maintenant, il est sur une table à la morgue ! Tout ça à cause de... Je jure que...
Il soupira, grognant plusieurs mots dans sa barbe mal rasée, puis renifla.
– Douze ans, qu'on se connaissait...

Ne sachant que dire, la femme lui tapota une nouvelle fois le dos, et commença à l'aider à ranger les affaires. C'était les risques du métier, mais on lui avait raconté comment son ami avait été tué. Sans sommation, sans même avoir eu la chance de se défendre. Juste égorgé comme un animal. Pour lui, qu'importe si cette mercenaire avait fait la guerre ou quoi ! Des tas d'hommes et de femmes, tout comme lui, s'étaient aussi battu, avaient été blessé, avaient tué. De nombreux citoyens avaient souffert aussi, et maintenant ils voulaient simplement vivre sans avoir peur de se faire tuer à chaque coin de rue. Ce n'était plus la guerre, maintenant ! Si elle ne pouvait accepter ce changement, alors elle n'avait qu'à aller croupir en cellule ! Le vieil homme, sentant sa colère monter à mesure que ces pensées défilaient dans son esprit, s'assit sur la chaise du bureau, essayant de se calmer.

A ce moment, un autre soldat interpella la jeune femme.
– Eri ! Où est la capitaine ? On n'a un appel prioritaire !
La jeune femme prit le message, et s'empressa d'aller trouver sa supérieur.
– Capitaine ! Vous avez un appel de la Générale. On lui a demandé de patienter quelques minutes, et on l'a transmis à votre bureau... cela semble être très important.


(note : 1200 couronnes d'or = 120 000 euros)
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MessageSujet: Re: Alerte à la caserne   Mer 31 Oct - 14:05

La capitaine était assise face à son bureau, elle s'occupait de toute l'administration qu'elle pouvait pour organiser les funérailles dans les prochains jours. Par moment ses jointures devenaient blanches tant elle appuyait sur son stylo. Bien qu'elle montrait un calme effroyable, cela l'agaçait que ses Hommes se soit fait avoir de la sorte. Toutefois elle n'avait pas le droit de le montrer, elle devait être le rocher sur lequel l'on pouvait se reposer, et ce rocher ne pouvait pas s'affaler sous les épuisés. Elle devait être le soutien, la force dont se servait les soldats sous son ordre.

Les individus, humains et dragons, ne parvenaient pas à flairer le pouvoir de la mercenaire, elle savait le taire, et trop d'odeur se mélangeait, il ne savait même pas où chercher, et l'odeur du sang se trouvait à trop d'endroit dans la capitale, entre les petites blessures, les bas-fonds. Ce n'était pas comme si Zéro avait de la drogue sur elle. Puis elle s'était sans doute douchée. Ils avaient retrouvé sa trace sur une vidéo, à la sortie du palais, mais par la suite, plus rien. Très peu de témoignage et depuis l'annonce le téléphone sonnait sans cesse. Beaucoup d'individus voulaient toucher la prime des mille deux cents couronnes mais très peu, si ce n'est aucun, n'avait de réelles informations. C'était frustrant, mais Aska gardait un calme froid, seul son sourire avait disparu de son visage. Elle espérait que William puisse accepter son offre, son aide serait précieuse pour avoir des premières pistes, et pour retrouver la fugitive, elle s'occuperait du reste. La chasseuse devait après tout être comme la capitaine lorsqu'elles ne chassaient pas « le gibier » habituel, à savoir des êtres humains pour la capitaine et des monstres pour la chasseuse. Quand elles échangeaient leurs proies, cela devenait forcément plus complexe.
Quand elle sortait de son bureau, elle pouvait bien voir que certains individus étaient peinés, triste, mais elle ne pouvait pas non plus laisser leurs émotions prendre le dessus. C'était la pire des choses à faire dans leur métier, cela entraînait des erreurs, des prises de position. Ils ne savaient rien sur cette attaque, aucune raison apparente. Il pouvait toujours il y avoir des circonstances atténuantes même dans des circonstances aussi invraisemblable.

Lorsqu'elle reçut le message de William, Aska s'empressa de préparer un document pour signaler l'aide de la chasseuse à l'armée. Cela n'allait sûrement pas leur plaire, mais c'était comme cela. Aska était loin, ou du moins souhaitait se tenir loin, des préjugés et du dégoût de l'armée pour les chasseurs. Elle n'allait pas balayer d'un revers de main de potentiels aides simplement car il ne s'agissait pas d'individus du métier. Au contraire même, elle refusait plus facilement les vétérans à la retraire qui souhaitait prendre par aux recherches que les autres individus. La capitaine recherchait aussi des gens avec la tête froide, la tête sur les épaules, des personnes qui n'étaient pas sanguines, et ainsi qui n'étaient pas prompt à faire tout capoter.
La femme albinos était ainsi sortie de son bureau pour aller voir ses troupes, afin de les motiver mais aussi pour les remettre dans le droit chemin. Elle comprenait la peine qu'elle partageait aussi avec eux, mais ce n'était pas le moment de la laisser s'exprimer.
-Si quelqu'un commence à prendre cette histoire trop à cœur, je veux qu'il prenne son repos dans l'immédiateté. C'est un ordre. Que personne ne laisse tout ça lui monter à la tête. Nous avons tous signer en connaissance de cause, et nous ne devons pas nous laisser dévorer par nos émotions. Si une telle chose arrive, alors Eavel Zéro aura eut ce qu'elle voulait : provoquer une nouvelle fois le chaos dans nos rangs. Prendre trop à cœur un événement provoquera des erreurs qui pourront aussi vous amener en cellule. Ne cherchez donc pas à faire la loi vous-même, continua de clamer la capitaine avec une voix forte, nous partageons tous les mêmes chagrins, mais dans notre métier, ils ne doivent pas être présents. Par conséquent, si j'apprends que l'un de vous cherche à faire justice lui-même, ou qu'il n'accepte pas que ce métier doive s'effectuer dans toute la neutralité possible, je le renvoi chez lui. Ce n'est pas contre vous, mais vouloir faire la justice soi-même est la pire manière qu'il soit pour rendre hommage à nos compagnons. Montrons à cette femme que nous avons la tête froide, et qu'elle ne pourra rien faire pour défaire la paix si durement acquise.

Après ce petit discours, Aska fit le tour de la caserne, obligeant certaines personnes à prendre une pause pour aller se détendre. Son téléphone professionnel n'arrêtait pas de vibrer, elle était demandée de partout et alors qu'elle allait y répondre...
-Capitaine ! Vous avez un appel de la Générale. On lui a demandé de patienter quelques minutes, et on l'a transmis à votre bureau... cela semble être très important. 
Aska laissa son téléphone vibrer dans sa poche et retourna à son bureau pour y décrocher le fixe.
-Capitaine Aska, j'écoute.

Le document officiel pour accueillir William se fit envoyer à la va-vite à l'administration afin qu'elle échappe aux contrôles, mais il était peut-être déjà trop tard car Aska, trop occupée, avait tardé un peu pour faire part à la caserne de la demande qu'elle avait formulé à sa compagne de chasse d'un soir.
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MessageSujet: Re: Alerte à la caserne   Mer 31 Oct - 14:44

Il y eu quelques secondes de blanc après la réponse de la capitaine, avant que la voix de la Général Esdeath ne résonne à l'autre bout du téléphone.
– Bonjour Capitaine. Je conçois que vous soyez très occupée, mais accordez-moi un peu de votre temps, je serais brève.
Elle parlait assez rapidement, comme s'il elle n'avait pas le temps ou qu'elle n'attendait pas de réponse.
– Mon collègue, le Général MacReed, va pareillement mettre au courant le capitaine d'Austrerivage, car nous avons besoin de votre coopération pour éviter le maximum de dégâts. Et pour cela, j'estime qu'il y a des informations que vous devez savoir. Vous avez remarqué ce qu'il se passe avec les dragons. Ils... tombent. Cela arrive à quelques uns, à des degrés divers. Notre problème, c'est que nous savons pas pourquoi, ni comment. Et encore moins comment y remédier. Quoi que cela puisse être, pour l'instant, ça se cantonne aux villes de Cylnaes et d'Austrerivage.

Elle s'interrompit un instant pour s'adresser à une autre personne, sans doute à côté d'elle, d'un simple « oui, compris », avant de reprendre en parlant dans l'appareil.
– Nous n'avons pas besoin d'annoncer à la population qu'une étrange maladie cloue les dragons au sol et que nous n'avons aucune idée de comment la soigner. En particulier maintenant. La panique est comme la gangrène, capitaine. Une fois qu'elle s'installe, elle grandit de plus en plus, et il est impossible de la résorber.
Dans le téléphone, on entendait une personne parler dans le fond, dans une langue différente de l'argeyien commun, une langue avec beaucoup de sonorité en k ou l. Il y avait également des bruits sourds, comme si quelque chose de massif se déplaçait au loin.
– Je déteste dire cela ainsi, mais... avec la trahison de la Garde Royale, toute la ville est sur le qui-vive. Je pense que si vous durcissez les contrôles aériens, cela pourrait dissuader les cavaliers d'emprunter les voies aériennes. Je voudrais que vous essayiez également de limiter le trafic au-dessus de la ville, en demandant aux dragons d'éviter au maximum de la survoler. Tout cela dans le cadre de la recherche de la fugitive. J'ai conscience que cela n'est que temporaire... et n'est pas une solution bien adaptée. Mais cela pourrait nous laisser le temps de trouver ce qu'il se passe.
La Générale commença une autre phrase, un simple « et par ailleurs », mais fut coupée par un rugissement lointain de dragon, clairement en train de souffrir.

– Je dois vous laisser, reprit-elle d'une voix encore plus pressante. Je ne pourrais pas venir vous aider dans la recherche de la criminelle, je vous fait confiance pour gérer cela. Rappelez-moi sur cette ligne si vous avez un problème concernant cette « maladie ».
Mais juste avant de raccrocher, elle prit le temps de donner un dernier conseil, d'une voix hachée comme si elle s'était mise à courir. Autour d'elle, on n'entendait plusieurs autres voix lointaines.
– Une dernière chose : si cela arrive à votre dragon, soyez-là pour lui. Nous avons remarqué que la présence du cavalier ou de sa magie est grandement bénéfique au rétablissement. Merci, et bonne chance dans vos recherches.
L'appareil raccrocha presque aussitôt, ne laissant que le bip régulier et habituel.
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MessageSujet: Re: Alerte à la caserne   Jeu 1 Nov - 1:19

Malgré le fait qu'elle venait d'être arrêtée par l'armée, avec des armes dans son coffre, alors que toute la ville était sous tension, William ne montrait aucun signe d'angoisse. Bien que cette dernière soit toujours présente... certes elle avait été militaire un moment, mais elle n'était pas partie pour rien ! Les soldats lui étaient antipathiques. Toujours à dénigrer son travail ou l'a traiter de criminelle... alors qu'elle ne faisait que tuer des bêtes nuisibles. Et vendre leurs morceaux sur le marché noir... et parfois braconner des animaux protégés... mais il y avait bien pire que ça, non ? D'ailleurs, heureusement qu'elle ne transportait pas des parties de monstres, d'ailleurs... car ça, elle ne pouvait pas invoquer son permis. Enfin, elle les cachaient dans un compartiment planqué, et s'arrangeait toujours pour les refourguer rapidement.
La conversation du soldat au téléphone commença à s'éterniser, et pendant ce temps, son collègue entreprit de vérifier tout ce qu'il pouvait vérifier. Identité, permis de conduire et permis de port d'arme. William était bien sur en règle. Il ne fallait jamais négliger de se tenir en règle. C'était l'une des leçons que lui avait apprit ses mères... juste avant d'être arrêtées et mises en prison. Au bout de plusieurs minutes, l'autre soldat finit par raccrocher, et revenir.
– Ok, c'est bon. Vous pouvez passer, désolé pour le dérangement.
Soulagement. Heureusement que leur capitaine était efficace ! La chasseuse se rassit donc au volant de sa voiture, et reprit la route. Maintenant, direction la caserne.

Sauf que rien n'était facile, dans cette ville, évidemment. Il n'y avait pas de panneau clair disant « caserne » à chaque intersection, et William, qui n'avait pas de plan et encore moins l'habitude d'aller à la caserne, se mit à tourner bêtement autour d'un pâté d'immeubles, cherchant son chemin. Elle demanda bien à un passant, et même plusieurs, mais chacun lui racontait une manière différente de se rendre à sa destination. Bon elle avait dit qu'elle arrivait, mais pas quand... donc elle n'allait pas être en retard. Assez peu stressée, la jeune femme se disait qu'à force de conduire au hasard, elle allait bien tester toutes les routes et finir par tomber sur un panneau lui indiquant la caserne.
Au bout d'une dizaines de minutes, elle se rendit compte que les rues étaient de moins en moins peuplées. Elle croisait presque plus de poubelles que de personnes, et en plus, certains bâtiments étaient détruits. Il s'agissait sans doute des bas-fonds de la capitale... génial. Elle croisa une voiture de la caserne, qui passa à côté, et quelques badauds.

S'avouant vaincue par les rues labyrinthiques des bas-fonds, William finit par repérer un plan de la ville, sur un panneau un peu tordu, à côté de ce qui semblait être un ancien entrepôt, il y avait encore la marque d'une entreprise de travail du bois sur le côté. Elle se gara à moitié sur le trottoir, et franchit la vingtaine de mètres la séparant du panneau. Elle chercha le petit « vous êtes ici », très concentrée... jusqu'à entendre quelqu'un parler. Cela venait de l'intérieur de l'entrepôt, et c'était... étrange. Il y avait qu'une seule voix... bon, il pouvait parler au téléphone, se dit la chasseuse. Mais quelque chose était dérangeant, avec cette voix, on aurait dit que l'homme était légèrement... perturbé ? Il semblait répéter les mêmes mots, de manière décousue.
La chasseuse, intriguée, contourna le panneau pour aller jeter un œil. L'entrepôt avait des immenses ouvertures, avec des stores de métal grands ouverts. Il restait même de la sciure par terre, presque incrustée dans les interstices du béton. Prudemment, William vint voir de quoi il retournait, et plus elle s'approchait, plus elle se disait que l'homme qui parlait avait l'air d'être en plein trip. L'intérieur de l'entrepôt était énorme, il s'agissait d'un bâtiment gris, dont toutes les ouvertures étaient grandes ouvertes. Il n'y avait quasiment plus rien, mis à part les colonnes de béton qui soutenaient le toit, et contre les murs, des affaires diverses telles que des sacs de couchages, des poubelles éventrées, des sacs, des caisses en bois... tout ce qui indiquait que des sans-abris et autres squatteurs vivaient par ici. Mais il n'y avait aucun être humain, à part l'homme. Il était accroupit, de dos, au centre de l'entrepôt. Il parlait fort, tenant des propos incohérents, et portait un vieux manteau brun.

William s'avança prudemment, la main sur le manche de son arme... et se rendit compte que l'homme était accroupit à côté d'une personne allongée par terre.
– Hé !
Par réflexe, elle venait de le héler. Sans même se retourner, l'homme se redressa, et parti en courant, tout droit, vers l'autre ouverture en face. Un instant, la chasseuse pointa son pistolame vers lui... mais se retenu de tirer. Elle ne faisait pas partie de l'armée, ça lui apporterait de grave problèmes si elle collait une balle dans le dos d'un homme ! Elle préféra aller voir la personne au centre. Et malheureusement, c'était ce qu'elle craignait : un corps. Le corps d'une jeune femme, couché sur le flanc, dans une flaque de sang sec. Son visage était horriblement mutilé. Par réflexe, William tenta de prendre son pouls... mais rien. La chose qui retenu l'attention de la chasseuse, fut que les blessures ressemblaient à des coups de griffes.
Mais il y avait autre chose. Elle ne parvenait pas à mettre le doigt dessus, mais son instinct était en alerte. Un frisson désagréable remonta le long de son échine.

Quoi qu'il en soit, William n'attendit pas plus longtemps avant d'appeler les autorités compétentes. Mais au lieu de joindre le standard de la caserne, par refléxe, elle appela directement la capitaine. Pas une once de formalité, elle parla comme si elle s'adressait à une pote.
– Aska, c'est moi, je me suis perdue dans les bas-fonds, là, et euh... je suis tombée sur un cadavre... c'est une jeune femme, et on dirait qu'elle...
– HÉ VOUS ! Plus un geste !
La jeune femme sursauta, et se tourna. Derrière elle, deux soldats, une homme et une femme, la pointait avec leurs armes à feu.
– Attendez, je-
– Posez doucement votre arme et votre téléphone par terre, et mettez vous à genoux, les mains sur la tête.
D'accord. Est-ce qu'une force supérieure avait décidé qu'aujourd'hui, tout irait de la pire façon qui soit ? William obéit, se disant qu'après tout cela, adieu la ville ! Elle avait un peu d'argent de côté, alors elle irait prendre quelques jours de repos sur le sable de la mer Australe.

Elle s'exécuta, lâcha le téléphone et son arme, et se mit à genoux, les mains sur la tête. L'homme s'empressa d'aller vérifier le corps, tandis que la femme vint attraper les poignets de la chasseuse, lui passant les menottes.
– Ce n'est pas moi, je n'ai rien fait ! se sentit obligée de préciser William.
Elle se consterna elle-même... quelle imbécile de dire ça, les soldats avaient sûrement dû entendre cette phrase un paquet de fois ! «  Bon sang, Aska, tes hommes sont trop compétents », grommelait-elle dans son esprit. Elle restait à assise à genoux, les mains jointes dans le dos... c'était bien la première fois qu'elle se trouvait menottée ! Enfin, non pas la première... mais c'était dans un tout autre contexte. Et elle n'avait pas aimé. De façon générale, être attachée, d'une manière ou d'une autre, l'angoissait. D'ailleurs, elle se mit inconsciemment à tirer sur les chaînes, ce qui eu l'air de rendre nerveuse la femme qui la tenait en joue.
L'homme, de son côté, avait un air inquiet. Sans doute avait-il remarqué la même chose que la chasseuse : le visage écorché, les énormes traces de griffes, la flaque de sang séché... tout pouvait indiquer qu'un animal avait attaqué. Mais William avait aussi noté beaucoup d'autres choses. Finalement, le soldat sorti son téléphone.
– Standard, ici Arenn, équipe diurne 4, on n'a un 10-57 aux bas-fonds, quartier 8, rue des Thaumiels. On n'a besoin de l'équipe de prélèvement et tout le tintouin. On n'a aussi attrapé un individu suspect. Prévenez la capitaine, j'ai l'impression qu'on a un problème de vermine sur les bras.
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MessageSujet: Re: Alerte à la caserne   Ven 2 Nov - 11:42

Cette fois-ci Aska ne donna aucunement son avis, se contentant de confirmer la générale par des « oui générale ». Elle n'était peut-être pas d'accord avec la fermeture du ciel aux dragons -pour la ville- mais, elle en avait aussi besoin. Et puis, ce n'était que temporaire. Cacher cette « maladie » au publique ne servirait de toute manière pas, à force cela détruirait la crédulité de l'armée... Et cela permettrait à l'action de Zéro d'être vu comme le précurseur de la vérité. C'était un risque assez important, si jamais une telle chose venait à être découverte de manière infortune. Comment les cavaliers pourraient réagir s'ils apprenaient que leur dragon pouvait tomber malade ? Et que par-dessus le marché, l'état leur avait caché une telle chose. Les gens ne pardonneraient pas. Lorsque le combiné fut reposé, Aska s'occupa d'imprimer une annonce spéciale. Une annonce si particulière qu'il s'agissait peut-être de la toute première concernant l'histoire de Cylnaes.

Sans trembler un seul instant, la capitaine remplit la feuille, progressivement l'interdiction prend forme, et à la toute fin, elle y appose son sceau. Elle fait glisser sur le papier imprimé le stylo qu'elle tient dans sa main. Et de cette main elle signe le décret. Ainsi l'interdiction commence, et à minuit aujourd'hui les dragons ne seront plus autorisés à voler au-dessus de Cylnaes. Elle se relit, cherchant des erreurs inexistantes. Elle ne se questionne pas, bon petit soldat, et cette feuille qui détient en quelques lignes tout un scandale est prête pour passer le scanner. Ainsi donc l'interdiction prend forme, prend vie, au fur et à mesure que la page s'affiche sur l'écran d'ordinateur. L'excuse à cette interdiction n'est ni un mensonge ni bancal. Elle cache seulement une inquiétude bien plus profonde.

La capitaine envoya l'avis à l'administration, leur demandant d'en fournir aux médias : radios, journal télévisés, arpanet, journeaux... Tous les moyens de communications pouvant répandre cette bombe. Ainsi l'avis indiquait qu'à partir de minuit, tous les dragons étaient prié de se déplacer à pieds, de ne pas survoler la ville, que les seuls vols autorisés étaient ceux incluant le transport d'individus gravement blessés, et des autres urgences pour gérer les incendies, les fugitifs qui s'envoleraient profitant de l’accalmie, et quelques soldats assurant la recherche et assurant aussi la mise en place de ce décret. La caserne s'excusait pour se dérangement en période festive, mais la gravité de la situation l'obligeait à prendre une mesure aussi drastique pour être sûr que la fugitive ne puisse pas s'enfuir par les airs avec l'aide d'un complice inconnu.
Bien entendu, la raison était valable, mais ce n'était pas la seule raison, la générale voulait aussi cacher le mal qui se répandait. Aska comprenait, et en même temps... Ce n'était pas son genre de mentir, mais si la générale le souhaitait, la capitaine était à ses ordres. Ainsi la caserne s'engageait aussi à dédommager les individus travaillant avec le ciel, leur promettant un renforcement des lignes urbaines pour la mobilité. L'espace aérien au-dessus de la ville était clos, mais ils pouvaient toujours accéder aux espaces en périphéries.

Elle poussa un soupir, alors qu'une vague de chuchotement parvenait à son bureau. Son administration était perturbée d'une telle annonce, Aska pouvait comprendre, elle comprendrait le mécontentement, la colère des individus. Mais elle ne pouvait pas se permettre de désobéir, ni même d'échouer à la capture de Zéro, car c'était aussi une affaire de carrière. Si la capture échouait, la capitaine devrait sans doute rendre son uniforme, à cause de cet échec, car son rôle de capitaine était aussi un rôle où l'individu prenait toutes les responsabilités.
La capitaine fut alors tirée de ses pensées lorsque son téléphone retentit. C'était William, enfin pensa-t-elle, non pas qu'elle l'attendait à une heure précise, mais le manque de nouvelle depuis avait fait pensé à Aska qu'il était arrivé quelque chose à sa comparse de chasse... Et en réalité c'était exactement ça puisque William commença à lui parler de corps, de bas-fond et qu'au bout de trente secondes la capitaine reconnue la voix des soldats... Mais dans quel pétrin William s'était fourrée ?

Toutefois, et surtout heureusement, le téléphone n'avait pas été raccroché, et elle ne fit pas l'erreur de le faire et intima donc, ou plutôt obligea donc, quelques informaticiens à localiser l'appareil et à donner sa position exacte. À l'instant où elle fit la demande, on l'interrompit pour un incident incluant un individu blessé ou mort et un délit de fuite. Elle devait donc être sur tous les fronts, entre retrouver l'ancienne garde royale -ce qui prendrait plusieurs jours- et continuer de s'occuper des délinquants.
-Je m'y rends immédiatement, je ne serais pas longue, qu'ils m'attendent.



Avoir des voitures de la caserne et des gyrophares permettaient toujours d'aller plus rapidement. Toujours. En prime, les festivités avaient été coupées court, étant donné la gravité de la situation, des gens préféraient se terrer chez eux, de peur qu'une folle sanguinaire ne leur tranche la gorge. D'autres préféraient rester chez eux pour déverser toute leur colère sur les réseaux sociaux, se sentant sûrement à l'abri derrière leur écran.
Ainsi, en une vingtaine de minutes, Aska était au niveau des bas fonds, elle avait reçu la localisation du téléphone et il correspondait aussi parfaitement avec l'emplacement du code de ses soldats.

Lorsqu'elle posa le pied à terre, les équipes scientifiques qui étaient arrivées cinq minutes plus tôt s’affairaient à leur travail en prenant des photos. William avait été placé à l'arrière du véhicule et avant d'aller la voir, la capitaine ordonna sa libération, ses soldats voulurent protester un peu, mais Aska les rassura, assurant connaître et savoir que la chasseuse n'y était pour rien et qu'elle avait tenté de la joindre avant d'être arrêtée.
-La prochaine fois, appelle plutôt la caserne, et donne ton téléphone aux soldats avant de m'appeler, sourit la capitaine à William.
La situation avait quelque chose de comique, mais en même temps une chose turlupinait la capitaine. D'une part, elle n'appréciait guère les bas-fond, bien qu'elle connaissait plutôt bien le « quartier » après tout ils faisaient beaucoup de fouille là-bas, quand c'était possible car les habitants n'étaient pas souvent très enclins à voir des soldats, mais aussi car le lieu était un lieu où tout pouvait se passer. Comme si son influence ne parvenait pas jusqu'à ce lieu.
-Tu allais dire quelque chose au téléphone, sur cette femme, sa voix était redevenue sérieuse et son sourire avait disparu preuve de la pression qui s'exerçait sur la capitaine.

Elle voulait en finir au plus vite, et ramener ses Hommes dans des lieux plus adaptés à leur sécurité. Un jour il faudrait que le gouvernement se réapproprie ces quartiers. Ses yeux allaient partout, et son pouvoir était prêt à s'activer, elle n'avait pas oublié ses armes qu'elle avait toujours sur elle de toute manière. Aska attendait que l'équipe scientifique termine, qu'ils emmènent le corps et s'en aillent pour leur emboîter le pas. Mais il fallait d'abord examiner le corps, sa posture, prendre des photos de l'environnement, fouiller les poches après que le légiste ait pris des mesures, vu les blessures, et ait pu prononcer un premier diagnostic.
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MessageSujet: Re: Alerte à la caserne   Sam 3 Nov - 18:59

William faut bien soulagée lorsque Aska se montra enfin. Bon ça ira mieux, maintenant que le grand manitou était là ! Une fois relâchée, la chasseuse se frotta les poignets, vu qu'elle avait bêtement tiré sur les menottes, elles avait laissé une légère trace rouge.
– Euh, oui, d'accord... désolée...
William fit un sourire gêné devant la remarque de la capitaine, un peu honteuse de l'avoir directement appelée, d'avoir agit sans vraiment réfléchir. Il ne fallait pas oublier qu'il s'agissait d'une personnalité officielle de l'armée, pas une femme lambda rencontrée dans un bar ! Elle ne pouvait pas lui passer un coup de téléphone comme ça. Surtout que la capitaine devait avoir énormément de poids sur les épaules, en ce moment. La nervosité, même masquée, avait toujours une légère odeur particulière, surtout chez les humains... et William voulu lui dire quelque chose d'encourageant, mais ne trouva pas les mots dans l'immédiat. Et puis, peut-être que Aska ne voulait pas entendre ce genre de chose de la part d'une chasseuse qui n'avait aucune responsabilité. En tout cas, concernant ce cas, il fallait laisser faire les soldats, elle leur avait donné le signalement de l'homme qui s'était enfuit : grand, cheveux gris et court, avec un vieux manteau brun, et surtout, qu'il semblait perturbé. Ce n'était pas grand chose, mais elle n'avait pas eu le temps de voir, surtout qu'il avait été de dos. Tout cela bien qu'elle doutait fortement que cet homme ait quelque chose avoir avec le meurtre... elle ne s'avançait pas, évidemment, mais... quelque chose lui disait que ces blessures n'avaient pas été causées par un humain. Peut-être pouvait-elle se tromper.
Lorsque Aska mentionna le début de ce qu'elle avait dit au téléphone, la chasseuse émit un « euh » histoire de se donner du temps pour réfléchir. Qu'est-ce qu'elle allait dire à propos de cette femme, déjà ?
–  … Ah, oui. On dirait qu'elle a été attaquée par un animal, mais il y a quelque chose de... bizarre. Ce n'est pas... habituel.

Au lieu de s'expliquer clairement, la chasseuse se mit à détailler ses idées... mais uniquement dans sa tête, comme à son habitude. Dans la nature il n'y avait personne pour entendre ce qu'elle disait, alors elle n'avait pas le réflexe de parler à voix haute. En clair, elle ne reconnaissait pas le mode opératoire d'un quelconque animal, ni d'un monstre. S'il s'agissait de katakans, les seules bestioles qui pouvaient vivre proches des humains, non seulement le corps aurait sûrement été égorgé, mais il y aurait des traces. De plus, un animal, même un monstre, n'attaquait pas sans raisons : pour se nourrir, pour se défendre lui ou son territoire. Mais là, le corps n'avait pas été mangé, sinon la bête aurait commencé par les morceaux mous, comme les yeux, ou le ventre. Au vu des blessures défensives de la victime, c'était plutôt elle qui avait essayé de s'enfuir. Et il ne semblait pas qu'une bête se soit attribué ce territoire, il n'y avait aucune trace olfactive, ni physiques... pas d'odeurs, pas de griffures, quand un animal s'appropriait un endroit, il faisait en sorte de le faire savoir aux autres.
Encore mieux : il n'y avait aucune trace d'attaque, hormis les blessures. Même en pleine forêt, sous la pluie ou au milieu des rochers, William savait repérer les odeurs qui trahissait le passage d'une créature, mais là, rien... était-ce parce qu'elle était en ville ? Ou parce qu'un humain était l'auteur de ce meurtre ? Mais l'aspect et la profondeur des blessures qu'elle avait vu... quel genre d'arme pouvait faire quelque chose dans ce genre ? Une arme imitant les griffes d'un ours, peut-être ? Et encore, même un ours n'aurait pas fait des plaies aussi... profondes.
William réfléchissait en tirant une tête sérieuse, les yeux mobiles fixant le corps et ses alentours.

Durant ce temps, un homme souleva le bandeau jaune entourant la scène de crime, pour venir faire son premier rapport. Tout autour, l'équipe scientifique relevait des indices, tout était bien rôdé, chacun faisait son travail comme une partition.
– Au rapport, capitaine, salua l'homme en uniforme.
Il s'éclaircit la gorge, tout en lisant ses notes.
– Il s'agit d'une jeune fille, la vingtaine. Elle n'a aucun papier d'identité sur elle, la seule chose qu'on a trouvé c'est… ça. À première vue, on dirait de la méthamphétamine.
Il tendit un sachet plastique marqué d'un « Preuves » sur le devant, contenant un autre petit sachet plastique rempli de cristaux blancs translucides.
– Le corps présente des griffures assez profondes sur le visage, le torse, les bras et les jambes. Aucune trace visible de viol, mais il faudra attendre l'examen approfondi pour confirmer. D'après les premières hypothèses, le décès est dû à une forte hémorragie des suites des blessures, et il serait survenu cette nuit, aux alentours de deux ou trois heures du matin.
Il fit un geste en direction de personnes transportant un sac mortuaire.
– On envoie le corps à la morgue pour l'autopsie, et nous allons faire le tour du quartier pour trouver d'éventuels témoins, et rechercher l'homme que votre amie a vu. Je vous préviendrai dès que le rapport complet sera prêt.

William écouta avec attention. Oui, il valait mieux laisser faire les professionnels, ils savaient ce qu'ils faisait, et le médecin légiste allait sûrement résoudre ce qu'il s'était passé. Malgré tout, en tant que chasseuse, son instinct lui répétait que quelque chose n'allait pas, mais... elle ne pourrait pas expliquer quoi, surtout devant une équipe scientifique qui demandait des preuves ! Elle ne pouvait simplement pas leur dire que son intuition s'affolait. Ni que cet endroit lui filait des frissons. Non, il fallait les laisser faire leur travail. Et d'ailleurs, en parlant de travail... la jeune femme se balança nerveusement d'un pied sur l'autre.
– Mais dis-moi Aska, est-ce que tu m'as appelé pour quelque chose de particulier ? Chasser de l'humain en ville, ce n'est pas vraiment ma spécialité... surtout que les humains ont l'habitude de masquer leur odeur en se lavant souvent, et pourtant les odeurs ce n'est pas ce qui manque, en ville. Je pourrais la traquer si j'avais sa trace, comme du sang... par contre, ça sera plus difficile pour repérer les activités magiques, surtout à Cylnaes.
William se sentait un peu mal... Aska l'avait énormément aidée lors de la chasse au leshen, et la chasseuse avait peur de ne pas pouvoir lui rendre la pareille maintenant qu'elle demandait son aide. Mais elle voulait faire de son mieux, même s'il ne s'agissait pas d'un environnement ni d'une activité qu'elle connaissait, tout comme la capitaine avait fait de son mieux la dernière fois.
– Est-ce que tu sais dans quel quartier la fugitive a pu aller ? Si elle a des complices ? Si elle a trouvée un endroit ou se cacher, peut-être qu'il vaudrait mieux attendre qu'elle sorte ? C'est ce que je fais, quand une bête se planque.
Autant demander un maximum d'informations sur la situation ! Elle trouverait bien un moyen d'être utile, même si ce n'était qu'en étant un soutien moral... et même si elle ne sentait peut-être pas forcément légitime sur cela.
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MessageSujet: Re: Alerte à la caserne   Mer 7 Nov - 15:08

Un animal, en ville ? C'était particulier, enfin, cela dépendait de quoi on parlait comme « animal » mais Aska n'espérait vraiment que ce ne soit pas ce à quoi elle pensait. Elle n'avait réellement pas besoin de ça maintenant. Toutes ses équipes étaient sur le front, et avec les vacances pour la plupart des écoles, certains soldats avaient voulu prendre des vacances pour les passer avec leurs enfants. Avec les événements, la capitaine avait dû en rappeler certains. Être en sous-effectif n'était clairement pas une option, alors avoir des attaques d'animaux allait être très ennuyant. Non pas qu'elle ne comptait pas s'occuper des bas-fonds, malgré le fait qu'elle n'appréciait guère l'endroit elle en faisait fit dans son travail. C'était comme ça qu'elle devait agir, ne pas y mettre des émotions, des opinions. Elle était un soldat, un capitaine qui plus est, au service du peuple. C'était sa conception de son métier, elle était là pour les individus vivant dans le canton de Cylnaes, et pas uniquement pour les gens riches. Si une personne poussait la porte de la caserne, Aska avait toujours insisté pour qu'elle soit accueilli comme n'importe qui. Qu'on la fasse attendre selon la gravité du problème, que ce soit une personnalité connue ou une personne lambda. C'était comme cela qu'elle fonctionnait, alors elle se connaissait assez pour savoir qu'elle voudrait régler les problèmes de tout le monde, malgré certaines priorités albinos. Mais Aska n'avait pas le don d'ubiquité, et ses équipes non plus. Plus de soixante pour cent des effectifs disponibles étaient déjà affublés à la traque de la mercenaire, et les quarante restant s'occupaient d'enquête en cours, de plaintes et autres car la vie ne s'arrêtait pas de tourner, et encore moins les criminelles, lorsqu'un tel événement au palais se déroulait.
La capitaine n'était pas sûre non plus que ce soit un monstre, elle avait déjà vu des attaques des monstres vivant dans les villes, elle savait à quoi cela ressemblait, mais c'était toujours une piste. Elle attendit la suite, que William lui explique pourquoi elle pensait ça, mais rien ne venait, elle ne lui en tint point rigueur, la capitaine avait tendance à beaucoup partager avec les soldats quand elle avait quelque chose en tête. Ce n'était pas le cas de tout le monde bien entendu.

Elle écouta attentivement le rapport, hochant de temps à autre la tête, puis elle affirma qu'elles allaient prendre la direction de la caserne, et qu'ils pouvaient appeler à n'importe quel moment pour des renforts. Les choses tombaient si mal. La capitaine leur demanda aussi de lui fournir le plus tôt possible le rapport de l'autopsie en priorité. Toutes choses étranges devaient avoir une priorité aussi maximale que la recherche de Zéro, car on ne pouvait pas se permettre de laisser des comportements, des activités, ou autres phénomènes dérangeants se passer.
-Non, nous n'avons aucune information sur elle. Pas de famille, elle couvre son odeur, sa trace magique. Habitation vide, poussiéreuse sauf une salle où il n'y a rien, même pas de trace de sang. On ne trouve rien sur les réseaux sociaux, confia la capitaine, c'est comme un caméléon, alors j'ai fait appel à toi car j'ai plus confiance en toi que dans les autres chasseurs ou traqueurs. Nous avons affaire à une mercenaire, donc elle traquait les gens. Cela signifie qu'elle connaît assez le métier pour disparaître, c'est ça le plus inquiétant. Imagine un détective privé, il connaît toutes les ficelles, exactement ce que les détectives font, recherches... S'il veut disparaître il y arrivera c'est certain. Il n'y a pas non plus de trace de personnes tiers. Zéro est seule, complètement seule. Je ne sais pas ce que donne son dragon, je n'ai pas encore pu l'interroger, je ne sais pas si je pourrai personnellement mais au vu de leur personnalité c'est peu probable qu'il parle.

Elle fit une pause devant la porte de sa voiture, William allait certainement la suivre pour ne pas se perdre.
-J'ai fait appel à toi car j'estime que seul une personne qui à l'habitude de traquer, chasser peut pleinement nous aider même si je me doute de la complexité des choses. Mais je pense que tu pourras nous être d'une grande aide, puis au moins j'ai quelqu'un qui peut aussi être hors de la ville si jamais Eavel Zéro échappe à tous les contrôles.

Aska referma sa porte après avoir donné quelques indications de route à William au cas où elles se perdraient de vue sur les routes, mais dorénavant que la signalisation de William était donnée, elle devrait moins se faire arrêter. Le poste serait déjà un peu plus agréable pour que la chasseuse puisse observer les pistes, avoir un plan de la ville et d'autres contacts avant de faire ce qu'elle voulait : repartir et tenir au courant si jamais, ou aider au moins un ou deux jours ici.
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MessageSujet: Re: Alerte à la caserne   Jeu 8 Nov - 21:56

William ne pu s'empêcher de sourire après le « j'ai quelqu'un qui peut aussi être hors de la ville », est-ce que Aska la considérait comme faisant parti de ses équipes ? Ça lui faisait très plaisir qu'elle lui fasse autant confiance... c'était plutôt rare que quelqu'un dise cela mot pour mot ! La chasseuse ne rencontrait pas souvent des personnes aussi honnêtes, d'habitude il s'agissait plutôt d'autres chasseurs compétitifs et désagréables, ou des commanditaires la traitant comme leur sous-fifre sous prétexte qu'ils l'a payait. Aska avait l'air sûre d'elle, finalement cette traque ressemblait de plus en plus à un défi intéressant.
La chasseuse se répéta plusieurs fois les indications de sa partenaire pour rejoindre la caserne, au cas ou elle la perdrait. Une fois installée sur le siège conducteur de sa voiture, William suivit le véhicule de la capitaine, tapotant ses doigts contre le cuir du volant, l'esprit préoccupé. Il valait mieux garder un œil sur ses bas-fonds, cet endroit lui filait de mauvaises impressions. Mais il fallait aussi se concentrer sur la capture de la fugitive, et plus la chasseuse y réfléchissait, plus elle voyait cette entreprise comme la proposition de la traque d'une nouvelle proie. Un nouveau genre de proie ! C'était plus intéressant que les habituels wargs prévisibles. Aska avait insisté sur les ficelles du métier, ce à quoi songeait la jeune femme pendant la conduite. La chose étrange étant que la capitaine avait également insisté sur le fait que Eavel était seule, et dans ce cas, une personne sans alliés ni relations n'avait aucune possibilité d'action quand une ville entière était à sa poursuite. Qu'aurait-elle fait dans la même situation ?

Bon sang que c'était génial d'accompagner nulle autre que la capitaine de Cylnaes. Non seulement William pu se garer dans le parking réservés aux soldats, ne l'obligeant pas à tourner des plombes pour trouver une place, mais en plus, personne ne lui demanda quoi que soit dans la caserne. On ne lui demanda même pas de poser son pistolame à l'accueil, ni son identité, ni ce qu'elle faisait là. La chasseuse suivit Aska vers son bureau, l'observant dans son milieu. Comme un chat des cratères dans un bain de lave, la capitaine semblait parfaitement à l'aise pour tout gérer. Même quand des soldats venaient lui demander des trucs, lui donner des dossiers avec des mots incompréhensibles tels que le « rapport des opérations de rapprochement et de concentrations des opérateurs O.p.r. en une partie du flux intra-groupe qui n'était plus comptabilisée dans l'interconnexion, ce qui expliquait la baisse constatée entre le premier et deuxième trimestre ». William de son côté se trouvait un peu stressée par autant d'effervescence et de bruits.

Dans le bureau, la chasseuse était prête à donner tout ce qu'elle pouvait pour aider. Pour cela, elle regarda avec attention la carte de la ville, assez détaillé. Il y avait plusieurs traits au stylos rouges, des hypothèses sur le chemin qu'avait prit la fugitive pour la fuite. William regardait tout cela dans tout les sens, mais elle avait du mal à savoir comment une criminelle pouvait disparaître comme ça. La chasseuse se mit donc à réfléchir tout haut, cette fois, s'adressant à Aska.
– Vu que toutes tes équipes sont sur le coup, et qu'elles n'ont pas encore trouvé quelque chose, il est probable que la fugitive ait trouvé des alliés, non ? Ou alors, peut-être a t-elle prit des personnes en otage, et se planque chez eux en ce moment.
William se permit de s'asseoir sur la chaise en face du bureau, sans même y penser.
– Il y a aussi... il n'y a pas de secret, quand on est recherché : il faut des ressources. Puisqu'elle n'a apparemment pas de contact, alors elle va avoir besoin d'argent, personne ne prendrait le risque de l'aider sans une bonne raison monétaire – à moins d'être stupide. Est-ce qu'elle a un compte en banque ? Si oui je suppose que tu as déjà gelé ses avoirs. Si non... hé bien, Eavel est mercenaire, si elle se fait payer en pièces, elle doit bien les stocker quelque part. Si vous n'avez rien trouvé chez elle... il est possible que son dragon ait caché l'argent quelque part, mais dans ce cas...
William se tu et haussa les épaules. Dans ce cas, impossible de savoir où. À moins de chercher dans tout Argeya, ce qui évidemment, n'était pas envisageable. Mais par conséquent, Eavel ne pouvait peut-être pas non plus avoir accès à cette fortune.

La chasseuse eu une mimique hésitante, croisant les bras et parlant à voix basse. Si on voulait attraper une criminelle, parfois, il fallait... se salir les mains.
– Si on ne peut pas l'attraper directement, il vaudrait mieux essayer de, euh... réduire le plus possible ses possibilités d'action... tu vois ?
La chasseuse leva les yeux vers son interlocutrice, voulant chercher dans son expression pour savoir si elle avait comprit les sous-entendus... bien que c'était très difficile de savoir ce que Aska pensait derrière son bandeau noir. « Réduire les possibilités d'action »... pour une criminelle, il n'y avait pas trente-six solutions : s'assurer que personne ne décide de lui venir en aide, en se mettant dans la poche des gens avec lesquels l'armée ne devrait pas coopérer. Des pots-de-vin, du chantage, peut-être menacer quelques personnes de la pègre, ou fermer les yeux quelques temps sur leurs activités s'ils aidaient à capturer Eavel... bref, des choses à passer sous silence car n'étant pas vraiment dans les méthodes légitimes d'une caserne. Mais d'un autre côté, il ne s'agissait pas non plus d'honnêtes citoyens, alors ils ne pouvaient pas aller se plaindre.
William n'osaient pas trop proposer ce genre d'approche de manière claire à Aska, vu qu'elle se doutait que la capitaine n'allait peut-être pas approuver. Bien sur, parfois certains capitaines se servaient de leurs pouvoirs pour accélérer une enquête, mais globalement, il n'y avait pas de corruptible à la tête des casernes.
– … Enfin, je te laisse juger. Ce que je peux faire de mon côté, c'est faire des recherches auprès de... quelques connaissances qui me doivent un service, et je t'appelle si je trouve quelque chose, d'ac ?
Après une seconde, elle se rappela à qui elle parlait et se reprit.
– Je veux dire... est-ce que ça te conviens si on fait comme ça ?
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MessageSujet: Re: Alerte à la caserne   Sam 10 Nov - 20:21

Son regard était fixe, songeur et avec un air terriblement sérieux. Elle avait les mains légèrement crispé sur le volant durant la conduite. Voilà qu'elle avait encore une affaire sur les épaules, que c'était fatiguant. Mais c'était aussi pour cela que la capitaine avait signé. Cette fatigue n'était pas réellement présente physiquement, c'était plus un état d'esprit, un esprit qui se disait « comme si on avait besoin de ça » mais c'était aussi ce à quoi elle s'attendait : les criminels devaient bien savoir que la caserne, l'armée et les hautes autorités de manière générale se concentreraient sur la fugitive, car elle serait « plus dangereux qu'eux » et par conséquent ils allaient avoir la porte ouverte à tout. Aska ne pouvait pas accepter que l'on ouvre cette porte, ni même une fenêtre. Elle devait affirmer la puissance de ses soldats, elle devait affirmer sa poigne sur la ville, pour signifier qu'aucun crime n'était supérieur à un autre et qu'elle ferait respecter la loi sur tous. Mais une telle chose, une telle affirmation était toujours compliquée à mettre en place. Pourtant il le fallait bien, sinon de très nombreux actes criminels allaient proliférer et la caserne en serait débordée.

Arriver à la caserne, c'était comme rentrer à la maison pour la femme, c'était une chose agréable. Déjà il faisait plus frais qu'à l'extérieur, la lumière était naturelle à cette heure de la journée mais elle n'était pas désagréable à ses yeux trop gris. Même lui bruit lui était dorénavant si naturel, si quotidien que ce n'était plus qu'une légère musique en fond. Mais pour William cela devait être une autre pair de manche, elle s'était rendue compte en forêt, la forêt pouvait être très bruyante mais le bruit avait quelque chose de différent. Ce n'était pas simple à décrire mais les sons n'étaient pas les mêmes, le bruit non plus. Et sûrement que le silence se faisait plus souvent que dans ce lieu de vie et de passage où l'on prenait les dépôts de plaintes, les appels, et où les téléphones sonnaient régulièrement surtout depuis le lancement de l'avis de recherche.
-Beaucoup appelle pour dire qu'ils auraient vu la mercenaire... deux mille couronnes à la clé, ça attire tout le monde après tout, expliqua-t-elle à son invité.
Son bureau allait être plus calme, ou non, car elle recevait beaucoup de soldat, ou de travailleurs à l'administration. Au final elle dut demander à ce qu'on la dérange le moins possible pour qu'elles puissent être plus tranquilles dans leur travail !

La capitaine écouta patiemment la chasseuse, ne l'interrompant pas, comme si elle buvait ses paroles. Il fallait mieux écouter et réfléchir, tourner sa langue sept fois dans sa bouche comme l'on pouvait dire. Cela pouvait sembler ridicule -et super compliqué à faire- mais c'était une chose importante. Elle l'écouta jusqu'au bout, sans l'interrompre, et ce même quand elle écouta la chasseuse parler de faire en quelques sortes de la corruption. Ce n'était pas le genre de chemins vers lequel elle aimait se tourner, mais la capitaine savait qu'elle devrait peut-être le faire. Sauf que cela ne lui plaisait guère.
-Elle a un compte mais il n'y a rien dessus, rien dans sa maison non plus. On ne sait pas où elle peut avoir tout son argent mais on se doute qu'elle doit être richissime. Elle a hérité de sa famille, des nobles, et en prime pendant pratiquement 8 ans, peu-être plus ou un peu moins, elle a pratiqué des activités mercenaires. Quant au dragon... Nous avons une idée de l'endroit où il pourrait vivre, mais le lieu est inaccessible, enfin. Sauf si tu as envie de te prendre un éclair.
Aska faisait référence aux Pics foudroyés, l'idée étaient venus des examinateurs du dossier d'Arashi, il était classé dangerosité niveau quatre par conséquent il devait accepter les examens. Ce n'était qu'une hypothèse, mais au vu de son pouvoir c'était plausible aussi.
-Je me doute bien qu'à force je devrai me tourner vers ces gens-là. Mais je ne peux pas pour l'instant.
Aska se leva de sa chaise, allant à la fenêtre.
Son bureau était en hauteur, elle parvenait à voir la ville, pas entièrement bien entendu, mais elle parvenait à en voir un peu, des bâtiments lointains...Et des dragons qui commençaient déjà à se faire plus rare.
-Accepter ce genre de choses est complexe, ennuyant. Ils se pensent supérieurs à nous, et nous pense alors redevable. L'enquête est ouverte depuis l'événement, c'est encore trop tôt pour payer des pot-de-vins, je ne le ferai seulement en dernier recours. Toutefois, un sourire légèrement carnassier se dessina sur ses lèvres face à la vitre, j'apprécie l'idée de raffermir ma main sur certaines personnes. Toutes mes équipes ne sont pas sur l'enquête, je ne peux pas accepter que d'autres criminels se pensent tout permis car nous regardons ailleurs. J'ai demandé des renforts, même les jeunes militaires, encore en école, sont mis à l'oeuvre pour des enquêtes sans danger.
La capitaine fit une pause, son sourire s'effaça, et elle revint à sa place.
-Je vais te faire un aveu William, en effet, soit elle a trouvé des complices, soit elle a des gens en otage, nous devons demander aux citoyens s'ils ont observés des comportements étranges chez leurs proches. Mais ce genre de chose est compliqué à mettre en place. En toute sincérité, je pense que je vais échouer dans ma mission. À la fin de la guerre, nous avons cherché les cavaliers dragons, ceux liés au griffon. Pour cela, nous avons demandé aux individus. Nous avons eut des procès pour des gens qui se moquaient bien de la politique, mais on les avait dénoncé par vengeance, par jalousie.
En disant cela, la capitaine tentait de faire comprendre à William qu'elle craignait ce genre de comportement en demandant aux individus des renseignements sur leurs proches, les dérives arriveraient, c'était sûr et certains et même s'il n'y aurait pas de procès, si la violence ne serait pas la même. Elle il y aurait une certaine forme de traumatisme, car si un tel exprimait le fait que son voisin avait un étrange comportement, l'armée pour surprendre la possible présence de Eavel Zéro, interviendrait de force, sans s'annoncer, armée jusqu'aux dents. Le traumatisme serait grand, la perte de confiance dans la caserne aussi, et Aska était au service du peuple, pas à celui de faire le plus d'internés en psychiatrie.
-Fais comme tu le veux et le peux, je te demande simplement d'y prêter attention si jamais tu vois, entends quelque chose. Ou bien si tu as des pistes pour nous aider. Mais quoiqu'il arrive, personne ne t'en tiendra rigueur, affirma la capitaine calmement.

William n'était pas sous ses ordres, elle pouvait simplement lui demander de l'aide, et en aucun cas l'obligé à quoi que ce soit, la mission était de toute manière complexe, même elle en était déroutée, et pourtant, elle en avait vu passer des enquêtes compliquées.
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MessageSujet: Re: Alerte à la caserne   Dim 11 Nov - 23:04

La chasseuse gardait les bras croisés, affalée sur la chaise les jambes tout aussi croisées. Une position qu'un spécialiste du comportement pourrait décrire comme « peu engageante » ou peu ouverte. Elle suivait néanmoins les mouvements d'Aska des yeux, hochant parfois la tête ou marmonnant des « mh » plus ou moins affirmatifs. Comme elle l'avait pensé, la capitaine n'était pas très motivée pour plonger tout de suite au sein des affaires louches... mais la chasseuse ne préférait pas demander de précision concernant les personnes auxquelles son interlocutrice pensait.
La chasseuse fut plus intriguée lorsque Aska lui confia quelques unes de ses pensées sur les conséquences de la traque sur le peuple. Des gens qui se servent du contexte et de la tension pour servir leurs propres intérêts ? C'était... un peu étrange ? William savait bien que les humains en général pouvaient se montrer cruel d'énormément de manières différentes, mais ça ne l'empêchait pas d'être surprise en entendant de nouvelles façon de se faire du mal. L'homme était l'animal le plus indescriptible. Et c'était tout le temps pareil... mais pouvait-on vraiment reprocher aux soldats de faire leur travail s'ils soupçonnaient la présence d'un suspect de meurtre armé et dangereux ? Dans la vision de William et dans ce cas, ce n'était pas du tout la faute des militaires, mais entièrement celle de la personne ayant fait une dénonciation abusive. D'ailleurs, même si elle avait abandonné l'armée depuis longtemps, la jeune femme se doutait que faire de fausses dénonciations pouvaient coûter extrêmement cher à la personne. Mais elle n'était pas là pour juger les décisions de la capitaine ! Cette dernière connaissait son boulot et les conséquences de fausses accusations, aussi bien juridiques que morales ou psychologiques, et la chasseuse ne souhaitait pas entrer dans un débat, ça serait aussi pertinent qu'un croyant voulant prouver à un non-croyant que dieu n'existait pas.

Mais autre chose tiqua son attention, lorsque Aska lui confia ses inquiétudes sur la réussite de cette mission. Ce qui surprit William, qui, en bonne ermite des forêts, réagit directement sans penser à adapter sa réponse au rang de son interlocutrice et encore moins à leur état de « connaissances ».
– « Échouer » ? Mais sois pas défaitiste. Comment tu peux bosser si tu pars du principe que tu vas échouer... ? C'est comme si moi je disais « oh non je vais pas réussir à l'attraper, ce monstre »... Non, je me dis « je vais l'attraper et lui ouvrir les entrailles à cet enfoiré ».
Pour illustrer son propos, elle décroisa les bras et frappa son poing contre sa paume. William transposait ça à sa propre expérience : jamais elle n'avait pensé, au départ d'une chasse, qu'elle allait échouer dans la traque et la mise à mort d'un monstre ! C'était simple, elle n'abandonnait de toute façon jamais, quand bien même elle devait aller jusqu'aux Terres gelées.
– Tiens, la dernière fois, j'ai poursuivis un poulet géant qui m'a écrasée comme une crêpe contre une falaise. Hé bien j'ai continué, et tu sais comment ça a fini ? En combat à mort sur un plateau désertique, avec un béhémoth qui m'a bouffé la moitié du ventre ! La tronche dégoûtée du médecin qui m'a recousue façon paupiette de veau était équivoque.
Quel dommage que Allark ne puisse pas écouter cette histoire ! Il aurait sûrement été flatté par son magnifique « surnom », donné en toute amicalité. En finissant sa phrase, William se rendit compte que ses paroles étaient sorties toutes seules, sans réfléchir une seule seconde, et... que c'était totalement hors sujet. Passionnée des monstres et de la chasse, il ne lui fallait pas grand chose pour se mettre à en parler ! Et en plus, qu'est-ce que c'était que cette conclusion ? Elle venait – presque – littéralement de dire que continuer cette chasse n'avait pas été une bonne idée... l'exemple était totalement mal choisi.

William s'en rendit d'ailleurs rapidement compte, et revint vite sur le sujet... en espérant – peut-être vainement – que Aska n'y avait pas accordé beaucoup d'importance. Elle s'éclaircit la gorge, reprenant un ton moins... familier et plus adapté aux circonstances.
– Enfin... même si tu échouais... c'est pas vraiment grave. Dorénavant, le signalement de Eavel est donné de partout, même si elle réussit à s'enfuir de Cylnaes, elle ne pourra plus s'approcher d'une ville humaine, et l'avis de recherche n'a pas de prescription. Elle sera obligée de se cacher pour le reste de sa vie. Et l'armée a déjà capturé son dragon, c'était la plus grande menace. Peut-être que tu ne la capturera pas, peut-être que ce sera un autre soldat, dans une autre ville... ça pourra être demain, dans un mois, dans plusieurs années...
Elle se redressa légèrement, soupirant en laissant traîner son regard sur les dossiers rangés dans les placards du bureau.
– Comme tu le dis, quand bien même tu as une criminelle à attraper, ça ne doit pas se faire aux dépends du peuple. Ta mission n'est pas que capturer une fugitive, aussi dangereuse soit-elle. Tu as rien de moins que la tâche de gérer la criminalité dans la ville la plus grande et importante de l'île. Et on ne peut pas dire que tu fasses un mauvais boulot, hein ?
Bon en vrai, elle n'en savait rien, mais elle était certaine que c'était le cas. L'armée ne gardait pas des incompétents aux postes à responsabilités, après tout ! Et puis, on sentait que les soldats étaient en confiance au sein de la caserne. D'ailleurs, c'est un environnement dans lequel elle aurait pu travailler.
– Tu sais que ce n'est pas passé loin, que je sois sous tes ordres ? J'étais dans une brigade d'intervention spéciale il y a quelques années, attachée au terrain militaire d'ici. Mais j'ai fini par démissionner.
Elle sourit un peu bêtement, mais aussi, légèrement en colère contre elle-même. Qu'elle imbécile de raconter sa vie comme ça ! Il fallait vraiment qu'elle apprenne à réfléchir avait de l'ouvrir, Aska devait la trouver ridicule, à s'exprimer ainsi. Il y avait du travail, et William craignait de se prendre une remarque du style « comment peux-tu être détendue alors que l'heure est grave ? Sois sérieuse ». Ce qui n'allait pas aider à la crédibilité de la chasseuse. Cette dernière fini par se lever de la chaise, prête à partir à la chasse à l'humain... se disait qu'elle irait aussi jeter un œil aux bas-fonds.
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