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Bllob
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MessageSujet: Service complet   Ven 28 Sep - 22:35

*MIIIIP MIIIIP MIIIIP MIIIIP MIIIIP MIIIIP M-Clonk*

5h00. Le début d'une nouvelle journée de travail éreintante. Jorg éteignit son réveil, au son insupportable, aussi vite que d'habitude. La nuit précédente s'était terminée tard. Et dire que ce n'était que le premier jour... Heureusement que le patron avait engagé deux intermittents pour donner un coup de main, il serait dans un pire état sinon.

Jorg n'attendit pas trop pour se lever. Il se connaissait bien, s'il restait dans son lit douillet il se rendormirait aussitôt. Il se dirigea vers la salle de bain pour prendre une douche, esquiva de peu son lavabo et s'agrippa au rideau de douche pour ne pas aplatir son visage sur le mur d'en face. Tirant sur le rideau pour se ramener dans l'habitacle de la douche, il se prit la poignée du mitigeur dans la hanche droite. "... Aïe.". Il grimaça légèrement, mais ce n'était pas comme s'il ne se le prenait pas tous les jours, il avait à peu près l'habitude. Au moins cette fois il n'avait pas trébuché en entrant dans la douche.

La douche le débarrassa du brouillard qui enveloppait fréquemment son esprit au réveil, en même temps qu'elle le débarrassait des éventuelles traces d'alcool restées sur ses bras. Elle réchauffait son corps et ses muscles, le remettait d'aplomb pour le préparer à cette seconde journée de festival. C'est qu'il allait en avoir besoin. Les événements de la veille allait sûrement avoir des répercussions aujourd'hui, à tous les coups ils seront encore plus débordés qu'ils ne l'auraient cru possible, le patron devra y mettre du sien, espérons qu'il ne râlera pas trop, ce serait tout de même le comble qu'il se plaigne d'avoir plus d'affluence !

Tout de même, cette histoire de dragon qui s'écrase sur l'Alma... Jorg ne s'intéressait pas énormément aux informations, dragons ou non, il était suffisamment informé comme ça. Mais hier soir ce dragon était à tout moment sur les lèvres d'au moins une personne, au point que ça en devenait lassant : chacun allant de sa théorie sur la raison de la chute, tout le monde ayant les mêmes informations mais croyant savoir différemment et avoir raison, c'était fatiguant à écouter. Surtout que l'ensemble se résumait à "de toute façon on n'en sait pas assez, on verra bien demain ce qu'ils diront aux infos"... Lui n'en pensait pas grand-chose. Il n'y connaissait presque rien aux dragons, et ne souhaitait pas plus que ça y remédier.

Sortant de sa douche, il se regarda dans le miroir, qui n'était pas très recouvert de buée. Il avait fait vite cette fois, il savait faire vite quand il le voulait. Il observa son visage, à la recherche d'un éventuel début de moustache ou de barbe. Mais toujours rien. Il passa ensuite à ses bras, vérifia que ses quelques blessures guérissaient bien et ne s'infectaient pas. Puis il alla mettre la radio et retourna dans sa chambre pour s'habiller. Aujourd'hui allait être chaud d'après la radio, alors il prit une chemise légère et courte, qu'il associa avec un pantalon beige clair en toile. Puis il prit ses affaires de la veille, les mit dans son panier à linge sale, qu'il emmena avec ses chaussures.

Se tenant sur le palier, il fut surpris par une odeur étrange, qu'il ne reconnaissait qu'à moitié. Il sentait l'odeur du pain cuit au rez-de-chaussée, dans la boulangerie, mais l'autre odeur était assez forte, et âcre, comme un relent. Il comprit ce qu'il s'agissait lorsqu'il vit une flaque semi-liquide tâchant à part égale la porte d'en face et le sol. Manifestement son voisin de palier avait plus profité de la fête que lui, trop profité d'ailleurs. Retenant un peu sa respiration, il finit de mettre ses chaussures, puis mit son linge dans le lave-linge placé entre les deux portes. Au moment de lancer la machine, il hésita, se demandant s'il ne valait mieux pas différer le lancement du programme, par pitié pour son voisin. Puis il se ravisa, le bonhomme devait être tellement rond qu'il n'entendrait sûrement rien maintenant, mais que ce ne serait peut-être pas la même histoire dans quelques heures.

Jorg descendit ensuite la volée de marches le séparant du sol, et sortit dans la rue. L'air était un peu frais, mais ça n'allait pas durer et il le savait. Il se tourna vers la droite, où une belle lumière jaune émanait de la vitrine de la boulangerie. Il entra dedans pour passer dire bonjour au couple, qui suait déjà aux fourneaux depuis au moins une heure. "Et bien alors, déjà au travail ? D'habitude le four démarre à peine à cette heure ! - Haha, Et toi alors, d'habitude tu dors à cette heure !" lui répondit le boulanger, un homme fort d'une quarantaine d'années. "C'est la saison du festival, toi aussi tu dois sentir passer l'augmentation des commandes je parie. - Complètement, justement j'y vais pour préparer la journée. - Passe le bonjour au patron alors, et dis-lui que le pain sera livré à 8h15. Tiens d'ailleurs, viens prendre une baguette, la première du jour ! A tous les coups tu n'as pas encore mangé."

L'odeur du pain ayant éveillé son appétit, Jorg ne résista pas trop longtemps à l'offre, et prit la baguette. Il remercia le boulanger, puis sortit, tout en rompant le bout de la baguette. Tout en mangeant, il regardait autour de lui ; il fallait faire attention, il y avait peu de monde comparé à il y a quelques heures mais il restait tout de même quelques fêtards dans la rue, certains complètement amorphes, d'autres braillant de façon incohérente. Une patrouille de l'armée qui passait intima aux bruyants de faire moins de bruit, ce qu'ils firent plus ou moins.

Marchant d'un pas vif, Jorg rejoignit rapidement le restaurant. La lumière de la cuisine était déjà allumée, le patron était là, déjà à préparer la cuisine pour ce deuxième jour de festival. Il n'avait pas l'air fatigué, mais il n'avait pas l'air d'humeur non plus.

"Bonjour patron
- Ah ! Au moins un qui est debout. T'es en forme ? T'as pas bu ?
- J'ai vu mieux, mais bon c'est toujours comme ça sur le festival. Ca ira. Et non j'ai pas bu, malgré tous les coups que m'ont proposé les clients.
- Toujours aussi rigoureux je vois. Heureusement que je t'ai ! Le deuxième saisonnier est dans les choux. Je l'ai croisé sur le chemin, complètement miné le gamin. Ca m'a foutu en rogne. Je lui ai dit que c'était pas la peine de venir aujourd'hui, je me suis retenu de dire plus.
- Oh. Et le premier ?
- Toujours pas là. Ni le troisième que j'avais détaché pour aujourd'hui, mais lui je lui ai dit de venir à 7h.
- C'est normal alors s'il n'est pas là.
- Moui. Bref, faut se mettre au boulot. L'aide de cuisine est déjà là, il est derrière à charger le frigo. Je mettrais la main à la pâte un peu, mais il va falloir mettre le paquet pour remplacer le pignouf d'hier. J'ai laissé un message à l'agence d'intérim pour qu'ils nous ramènent quelqu'un de plus, mais franchement j'y crois pas, ils avaient déjà eu du mal à nous trouver ces trois-là 2 mois en avance du festival, alors en plein milieu ça relèverait du miracle.
- On verra bien, patron. Au fait tant que j'y pense, le pain arrive à 8h15.
- Bonne nouvelle ça ! On va avoir sa première fournée pour les restaurants. Il t'as passé une baguette d'ailleurs ou pas ? T'as un morceau pour moi ?
- Il m'en reste un peu *riiip* Tenez
- *munch munch munch* Il est excellent. Tant mieux. Allez, ça va être une bonne journée !"
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Ikari
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MessageSujet: Re: Service complet   Mar 16 Oct - 21:48

Partie 1 - Memories

La nuit avait été longue pour la mercenaire, dans sa tête moult questions se bousculaient. Elle n'était pas du genre à agir de manière irréfléchie, ses actions pouvaient toutefois tromper, et donner l'impression qu'elles étaient précipitées, sous le coup d'une pulsion. Cela ne reflétait pas la jeune femme sérieuse, froide et calculatrice.
Elle n'avait point pris par aux festivités, le monde l'insupportait, la foule correspondait à une masse grouillante, un torrent de boue. Une chose que la jeune femme aux blancs cheveux détestait. Ainsi la mercenaire se trouvait en dehors de la ville, il faisait encore nuit, mais malgré les ténèbres et l'absence de soleil une douce chaleur englobait l'orée de la forêt dans laquelle elle se trouvait.

Timide, le soleil pointait quelques rayons, mais le noir gagnait encore sur les belles couleurs de l'aube cachées par les arbres.
-Zéro.
Dans son dos le dragon arriva, le sol n'était pas son endroit de prédilection mais avec les siècles l'habitude avait aussi pris le dessus, se servant de ses ailes comme de pattes avants. Sa voix était grave, profonde comme à son habitude. Il y avait dans le regard de la vouivre une certaine sérénité, mais dans les faits une lueur dansait dans ses yeux rubis. Une lueur dangereuse. Zéro se retourna, sur son visage ni sourire, ni semblant de joie ne s'afficha dans ses traits. Elle vient simplement poser ses doigts fins sur le museau de son compagnon de toujours. Son cuir et ses écailles étaient rudes, et même dans son museau elle pouvait sentir la force émaner du corps du dragon.
Ils ne disaient mots, comme si les paroles étaient trop futiles pour être prononcées. Leurs yeux ne se rencontraient pas, lui la fixait, mais elle avait clos son unique œil. Ni mots, ni regards n'avaient besoin d'être inchangés pour que le duo ne se comprennent. Ils possédaient cette force, ce lien si unique qui parvenait à faire d'eux des êtres. Zéro ne pouvait vivre sans le dragon, et ce dernier n'imaginait plus la sienne sans sa cavalière. La séparation physique ne dérangeait ni l'un ni l'autre, mais la séparation mentale était une torture lacérante pour leurs esprits. Comme les poids d'une balance, ils parvenaient à s'équilibrer l'un l'autre. Leurs histoires étaient entremêlées, si étroitement liées qu'il n'était dorénavant plus possible de dire qui avait fait quoi, qui avait vécu une telle chose. Ils n'étaient plus deux, mais un quand ils étaient réunis.
Tout avait débuté durant une nuit d'orage, dans le sang et la destruction. Ainsi c'était forgé leur lien, par un appel à la folie, à la guerre. Un appel auquel ils avaient toujours répondu présents. Leur notoriété s'établit durant la guerre, mais la paix faisait une tache dans leur vie. Un passage vide, creux. Ils savaient tout deux qu'ils perdaient de leurs splendeurs, qu'ils étaient moins craints que par le passé. Un passé qui avait filé entre leurs doigts comme le sable s'en allant au vent. Ce n'était pas la popularité qu'ils recherchaient, car ils ne possédaient aucun but.

Lentement ses mains quittèrent la chaleur rassurante du dragon, mais au lieu de rejoindre leur position le long du corps de la Fleur maudite, elles vinrent nouer ses cheveux, les attachant avec son sempiternel nœud noir. Zéro se retourna, faisant de nouveau dos au dragon blanc, elle ajusta sa cape sur ses épaules, et d'un coup de main mécanique, la mercenaire arracha l'emblème disant qu'elle faisait partie de la garde rapprochée du roi. Puis, après avoir repris la lame qu'elle utilisait et qui avait fait couler tant de sang, la jeune femme se retourna, s'éloigna à pied de ce lieu.
-Arashi, sa voix était sans expression, nous y allons.
L'emblème s'écrasa au sol, la terre était sèche, l'herbe fraîchement coupée. L'endroit était à l'abri, peu connu mais toujours entretenu. Devant l'emblème se dressait des pierres sur lesquelles il était gavé Eavel, avec un prénom et une date effacés sur les sept. Bien plus loin, une grille d'un fer noir se referma derrière la queue du dragon, et sur la pierre dans laquelle étaient incrustés les gonds du portail, une plaque effacée indiquait un cimetière d'oubliés.

Partie 2 - Rébellion

L'idée se retournait encore et encore dans son esprit, depuis quelques temps elle germait comme le lys qui se développait dans son œil, et sa rencontre avec le morbide fiellon avait tout précipité. Le plan du château était dessiné, propre et clair dans son esprit. Arashi avait survolé plusieurs fois la zone la veille, le nombre de garde semblait limité, les jardins ouverts au publique.

-Personne ne s'attendra à ça, ajouta Arashi confirmant la pensée de sa cavalière, en temps de paix tout le monde baisse sa garde.
Zéro n'ajouta rien. Elle avait l'oeil fermé, dans son esprit les différentes couches du château se formaient, les jardins, les étages, le ciel dans lequel se trouvait des cavaliers qui guettaient, surveillaient. La cavalière connaissait assez bien le château, il n'était pas à un endroit stratégique : l'école militaire et le quartier de l'armée se trouvaient à distance.
Lorsque son œil se rouvrit, se fut pour regarder vers le ciel dans lequel se trouvait des dragons venant participer au défilé. Et sur les routes affluaient encore et toujours du monde. L'armée allait avoir du mal à rejoindre le château.
-Nous entrerons par les jardins Arashi, il n'y avait point d'angoisse ou de stress comme si tout cela était normal.
-C'est un bon choix. Nous aurons l'effet de surprise avec nous.
La cavalière fit quelques pas, Arashi lui patienta un instant, une légère douleur traversa rapidement ses muscles avant de s'évanouir. Un grognement imperceptible se créa dans sa gorge, la mercenaire lui lança un regard interrogateur mais la vouivre commença à avancer. Dans leur dos la maison que Zéro avait habité était dorénavant vide, une habitation fantôme, poussiéreuse qui ne témoignait pas de la vie de la mercenaire. Seule une pièce attirait l'attention. Une immense salle était d'une propreté sans égal, toutefois, il y avait un soucis. Un problème ou plutôt quelque chose qui attirait l'oeil : l'absence d'objets ou de meubles dans cette salle.

Sa main de chair se porta à l'écusson qui se trouvait sur son épaule. C'était l'endroit où elle avait incrusté une plume de garuda, symbole de chance, la plume était d'un bleu éclatant, suivant la courbure de l'écusson. Ils allaient en avoir besoin.
Comme prévu, il n'y avait que deux gardes à l'entrée du château, quelques autres se trouvaient dans les jardins. Des civils aussi.
Ils venaient de rentrer dans la fourmilière. Le duo n'était pas très enfoncé dans le château, encore aux jardins, loin du roi. Mais ce n'était pas lui qu'ils visaient particulièrement. Ils allaient seulement semer une légère pagaille. La gueule du grand dragon blanc se mit à luire alors qu'il se redressait sur ses pattes arrières, imposant, terrifiant, et dangereux. Voilà les mots qui existaient pour décrire la vouivre géante. Son grognement gutturale attira les gardes à l'entrée, qui s'approchèrent, surpris du comportement agressif du dragon malgré la présence de sa cavalière. Mais alors qu'ils se rapprochèrent, ce fut cette dernière qui les pris par surprise. Elle fondit sur eux, comme un animal, sa arme à la garde et à la lame particulières rencontra immédiatement le crâne du soldat, elle le traversa de part et d'autres. Le sang gicla sur le visage à la peau diaphane de Zéro, il glissa contre ses vêtements, et s'emmêla dans ses cheveux. Le second garde n'eut pas le temps de réagir, ni d'alerter qui que ce soit que la lame trancha dans la chair du premier garde, et s'abattit sur le second. L'action s'était déroulé en quelques secondes à peine. La cavalière y avait sa force, tranchant jusqu'à l'os grâce à cette épée si bien aiguisée mais aussi par cette violence qui l'habitait.
Son cœur fit un bond alors que le sang glissait sur le sol, tachant les graviers qui composaient l'allée. Les batailles lui manquaient, l'adrénaline qui lui donnait la chair de poule, cette excitation sordide qui l'habitait. Son œil fixait le liquide vital, avec une fascination bien sombre.
Arashi lui n'attendit pas plus longtemps non plus, l'électricité parcourut son corps, la lueur bleutée l'enveloppa et il affola les citoyens horrifiés par quelques boules, un condensé d'électricité qui se déversa sur les arbres des jardins. Les étincelles enflammèrent les buissons, les branches, les arbres aux alentours et rapidement un feu se répandit, la fumée grimpa dans les cieux. Au même moment l'alarme résonnait. L'alerte était donné. Alors qu'elle résonnait, la vouivre fit trembler les pierres du château d'un puissant et tonitruant rugissement et déjà sa gueule luisait d'une nouvelle lueur bleutée, une lumière qui apportait la peur et la mort. Rapidement des masses électriques perforèrent le nuage de fumée, quelques-unes heurtèrent un à deux cavaliers surpris par la faible visibilité dû aux flammes.

Il n'y avait plus de retour en arrière.


Partie 3 - Dégénérescence

Soudain, une vive douleur s'insinua dans le corps de la vouivre, elle enroula ses affreuses mains autour de son cœur, de son estomac, de son foie, elle enroula et compressa ses veines et ses artères. Son corps se tétanisa. La foudre qui animait son corps s'éteignit, et Zéro lui jeta un regard qu'elle ne faisait jamais. Dans son œil, la lueur vacillait, et elle laissa place à un étrange sentiment d'inquiétude. Les pattes du dragon se dérobèrent sous son poids, et il ne put rapidement plus se compter sur ses muscles, ses ailes s'étendirent lamentablement. Arashi se rendit compte que son corps ne lui répondait plus, mais il ne céda pas à la panique, un calme imperturbable s'empara de lui. Comme s'il connaissait ce qu'il lui arrivait, et bien que ce ne fut point le cas, le dragon ne céda point à la peur et à l'idiotie.
-Va t'en.
Sa voix rauque résonna pourtant comme une chose absurde aux oreilles de sa cavalière qui voulu se rapprocher, l'aider. Mais le dragon usa de toute sa volonté pour la repousser avec sa queue. Il grogna à son égard alors que lentement les cavaliers se faisaient déposer par leurs compagnons. Certains eurent la directive de mettre à l'abri et de protéger les civils qu'Arashi n'avait eu aucun scrupule à menacer.
-Je t'ai dit de partir !
Sa voix se fit plus dure, plus directive aussi. Il s'agissait d'un ordre auquel elle n'avait pas le droit de désobéir. Sa queue s'illumina pour tenir à l'écart les soldats. Mais il était incapable de bouger, même sa queue ne lui répondait désormais plus. Il était de plus en plus impuissant.
Zéro fit quelques pas en arrière. L'entrée n'était pas encore totalement obstrué, mais la garde commençait à vouloir la bloquer.
Ce n'était pas la fuite qui rebutait tant que ça la Fleur maudite. Jamais elle n'avait pensé que la fuite était une idée de lâche, une démonstration de sa lâcheté. Il s'agissait au contraire d'une stratégie intelligente. Si l'ennemi était trop fort, trop nombreux, alors la fuite était nécessaire, et il était idiot de continuer la bataille. C'était du suicide. Pourtant, la fuite était dérangeante. Zéro ne voulait pas laisser ainsi Arashi. Ce n'était pas envisageable. Pourtant le dragon le demandait, l'exigeait.
-Hors de ma vue, affirma-t-il soudainement calme.
Le calme de sa voix vibrait toutefois d'une certaine colère. La lumière se fit plus intense, l'air crépita, et soudainement la boule d'électricité fonça sur Zéro. Mais au lieu de la percuter, elle passa simplement à proximité. La cible n'était pas la cavalière, mais les soldats qui s'étaient rapprochés de la porte. Aucun ne fut blessé, mais dans la surprise, ils avaient eu un mouvement de recul.

La mercenaire ne résista pas plus longtemps à son dragon qui avait usé des dernières forces de sa volonté pour une ultime boule électrique. Sa main se referma sur la poignée de sa lame, ses jointures devinrent blanche d'agacement et sans tarder Eavel Zéro se détourna de son compagnon. Elle courut droit vers la sortie qui n'était pas si loin. Elle était prête à se battre pour s'échapper.
La détermination se lisait dans son œil de sang.

[petite précision car j'ai pas dit : quand arashi fait plusieurs boules rapides comme à la fin de la partie deux c'est pas meurtrier nécessairement car c'est moins puissant que la grosse boule d'électricité qu'il peut faire. Il peut miser plus sur le nombre que la qualité ou inversement. Tout ça pour dire que les un ou deux cocos sont pas forcément morts par arashi, blessé à la limite ou je ne sais quoi]


Dernière édition par Ikari le Mar 16 Oct - 22:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Service complet   Mar 16 Oct - 21:48

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MessageSujet: Re: Service complet   Mer 17 Oct - 2:56

Le feu déclenché par la vouivre géante créa une terrible vague de panique. Tout s'embrasa très vite, sous le beau ciel d'été, et l'alarme fut rejointe par les cris des civils s'enfuyant. Le premier réflexe des soldats en patrouille fut de se précipiter vers les promeneurs pour leurs indiquer des voies de fuite ou des points de rassemblement pour éviter de se faire étouffer par la fumée, une fumée de végétaux brûlés dont le taux de toxicité menaçait d'évanouissement tout ceux qui en respirait trop longtemps.
Quelques secondes après le déclenchement de l'alarme, et alertée par le terrible rugissement, ce fut Seventy, la dragonne du roi en personne, qui apparu au-dessus des tours du Palais.Visiblement, elle était seule, personne sur son dos. La dragonne naufrageuse bleue, dont les membranes fluides ressemblaient presque à des nageoires, balaya la zone d'un regard confus. Mais elle comprit vite ce qu'il s'était passé, en baissant la tête et voyant une humaine à la chevelure blanche partir en courant. Mais surtout, le corps de la grande vouivre blanche couché à terre. Tant pis pour l'humaine, les autres s'en chargeront. La plus grande menace était ce dragon blanc, même s'il semblait immobile.
Seventy tourna la tête vers un autre dragon portant sur son dos un soldat, qui restait planté en vol stationnaire, ne sachant pas ou donner de la tête.
– Toi ! Apporte les liens !
Le cavalier et son compagnon sursautèrent et hochèrent tout deux la tête d'un même mouvement, et le grand reptile fit volt-face d'un grand battement d'aile, prenant de la hauteur pour passer au-dessus du château, disparaissant derrière.

Prudente, la dragonne bleue entreprit de descendre, sans lâcher des yeux la vouivre, guettant le moindre de ses mouvements, au cas il lui restait assez de force pour lancer de la foudre. Elle atterrit non loin, à quelques mètres, prête à bondir en cas d'attaque. Et vit le corps des gardes inanimés, baignant dans leur propre sang. Et tout les gens qui criaient, terrorisé, et les uniformes qui s'activaient. Ils avaient tant donné pour cette paix, durement méritée, arrachée au prix de larme et de sang, humains comme dragons. Alors pourquoi ? Ce duo de psychopathes était-il vexé de voir les gens heureux ?
La dragonne bleue s'approcha un peu plus de la vouivre géante, le fixant d'un regard à la fois dégoûté et furieux.
– Qu'avez-vous fait ? Pourquoi ?
Elle ne savait pas s'il pouvait encore l'entendre. Mais de toute manière, elle aurait des réponses, elle s'en assurerait. Et dans tout les cas, elle ferait en sorte que cette menace ne puisse plus tuer ou faire de mal à qui que ce soit.

Des personnes toussaient et courraient pour échapper aux flammes, et surtout, à la lourde fumée qui s'échappait des jardins et noircissait le ciel. On entendait des cris de personnes appelant un proche. Le feu s'était déclaré si vite que certains, effrayés par les flammes, se déplaçaient de manière confuse en essayant de s'éloigner de l'incendie.
Plusieurs soldats faisant de grands gestes pour rameuter les civils vers eux, en hurlant des « par ici ! » pour les rassembler.
– Vite ! Évacuez les civils ! criaient certains gardes.
– Éteignez l'incendie avant qu'il ne devienne ingérable ! ordonnaient d'autres.
Au loin, on n'entendait déjà la sirène des pompiers, qui s'ajoutait à l'alarme assourdissante du Palais, lancinante et stressante.
– Appelez des renforts !
– Contactez la caserne !
Bien que tout semblait plongé dans le chaos, les membres de l'armée faisaient tous de leur mieux pour remettre de l'ordre. Certains avaient vu pire. Certains avaient fait pire. Mais les civils paniquaient. Ces derniers étaient simplement venu se promener, avec leurs familles, leurs enfants. Ils étaient venu ici en pensant qu'il s'agissait d'un endroit sûr, l'endroit intouchable, rien de moins que le siège du pouvoir royal, protégé par l'armée. Et maintenant, ils se retrouvaient à devoir fuir des flammes affamés. Il fallait absolument retrouver le responsable de ce désastre.

– Là ! Arrêtez-la !
La voix lourde d'un homme surplomba toutes les autres. Le grand soldat à l'origine pointa immédiatement du doigt la direction dans laquelle s'enfuyait la criminelle, et sans hésitation, se mit à la poursuivre en courant à son tour, sans être ralenti par les fumées de l'incendie. Dans leurs armes de fonctions, les soldats avaient tous au moins une épée courte et un revolver à six coups. C'est cette dernière arme que le grand soldat décida d'attraper, sans s'arrêter de courir. Il fallait absolument l'empêcher d'atteindre la sortie et s'enfuir dans les rues ! Les quelques dragons des cavaliers étaient déjà occupés à battre des ailes pour souffler les fumées étouffantes, afin d'éclaircir la zone, et d'autres avaient entreprit des allés-retour vers le lac, ramenant de l'eau pour ralentir le feu en attendant l'arrivée des pompiers. Armés d'extincteurs, des soldats luttaient également contre les flammes, qui, en plein été et avec toute la verdure du jardin, semblaient dévorer la zone avec un appétit sans limites.
– Capturez-la ! hurla le soldat.
Ce fut un jeune homme en uniforme qui alors s'interposa entre la femme en fuite et la voie de la sortie, pointant son arme à feu d'un geste peu assuré.
– Maître-lame ! A-arrêtez-vous ou nous t-tirons ! cria t-il de sa voix juvénile.
Mais à peine avait-il terminé ça phrase qu'un coup de feu résonna non loin de lui, ce qui le fit sursauter. Une femme soldat, à côté de lui, venait de tirer en direction des jambes de la fugitive pour tenter de l'arrêter.
– Pas de sommation pour elle, le bleu, grogna la femme soldat.
Le grand homme qui s'était lancé dans la poursuite en profita pour faire feu également, visant le bras de chair. Quant au jeune soldat, il ferma les yeux et tira à son tour.
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MessageSujet: Re: Service complet   Mer 17 Oct - 2:56

Le membre 'Maître des Ténèbres' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

Soldat réactif femme > Zéro

#1 'Humain - attaque' :


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Soldat réactif homme > Zéro
#2 'Humain - attaque' :


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Jeune soldat apeuré > Zéro
#3 'HS1' :
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MessageSujet: Re: Service complet   Mer 17 Oct - 8:11

La tête d'un loup pouvait mordre. Même tranchée. Comme le serpent pouvant inoculer son venin malgré sa décapitation. Arashi fasait parti de ses animaux dangereux, qui même au bord de la mort pouvait encore arracher un bras.
Au sol, le dragon avait les yeux clos, ses narines soufflaient fortement, il se coupait du monde, de la panique. La chaleur des flammes lui était réconfortante, leur crépitement le rattachait à la réalité. Au loin il pouvait sentir l'odeur de la dragonne du roi.
Un étrange sourire étira ses babines. Zéro avait subi des attaques, mais elle était apte à s'échapper, il le savait, et il était là. Sa volonté était de fer, elle ne se dissipait pas simplement par un malaise. Il fallait bien plus pour pouvoir heurter la vouivre blanche.
Lorsque la « reine dragon » s'approcha d'eux, la bête rouvrit des yeux joueurs, elle semblait si furibonde, si horrifiée. C'était amusant pour le dragon. Et ce plaisir malsain l'agita intérieurement, l'incitant à continuer leur folle bataille. Le dragon se força, puisa dans ses forces, dans cette volonté dérangée qui animait son corps. Mais aussi par ce lien si fort entre lui et sa cavalière. Cavalière qu'il voulait protéger à tout prix.

Le dragon releva son crâne si lourd à son goût, son regard de sang croisait le fer avec celui de la dragonne. Sa mâchoire claqua, grognant comme un animal dénué d'intelligence, défiant ouvertement cette dragonne qui voulait l'enchaîner. Sa gueule s'illumina une dernière fois, toute l'électricité qu'il possédait parcouru son corps, crépitant, créant des arcs bleutés. Il pouvait sentir tout l'air vibrer autour de sa masse. Sa gorge brillait toujours plus, d'une intense lueur teintée de bleu. Il misait sur la qualité de ce jet électrique. Mais aussi sur la ruse car dans sa posture, Arashi semblait viser la dragonne du roi, une prétentieuse à son goût qui pensait certainement obtenir des réponses de leur part. Que croyait-elle ? Qu'il était encore un jeune dragonneau ?
L'intensité de l'électricité qu'il formait dans le fond de sa gorge était si puissante que le dragon dû fermer sa gueule, ne laissant que quelques filets de lumières passer à travers ses crocs. Puis, sentant qu'il ne pouvait attendre, il tourna violemment son crâne, sa gueule s'ouvrit, le jet parti.

Arashi subit sa propre force, son corps recula de plusieurs centimètres contre le gravier. Cette fois-ci il ne pourrait plus l'aider, elle allait devoir se débrouiller seule pour s'enfuir. Sa tête se reposa sur les graviers, ses yeux se fermèrent tranquillement. Son pouls diminua lui aussi. La fatigue l'entrava, et la douleur qui parcourait son corps comme l'électricité l'épuisait aussi. Il n'était pas endormi. Ni mort. Ni même inconscient. Mais la vouivre géante ne pouvait plus rien faire dorénavant. Il n'était plus qu'un pâle spectateur que l'on allait enchaîner comme un vulgaire animal. Que l'on s'amuserait sûrement à torturer. À le priver de son lien mental avec sa cavalière. Toutefois son sort ne lui était peu important. Ils pouvaient lui faire moult violences, moult maux. Le dragon ne perdrait ni de sa splendeur, ni de sa volonté. Il n'avait rien à perdre si sa cavalière n'était pas capturée. Et si elle parvenait à s'enfuir, l'armée ne pourrait rien faire car, malgré son jeune âge, la mercenaire avait un atout que les soldats ne possédaient pas : l'expérience d'Argeya. Elle n'était pas restée dans l'île centrale toute sa vie. Elle avait voyagé, et bien qu'elle ne s'était jamais cachée, il y avait tout de même des endroits où l'armée ne se rendait jamais. L'un des seuls points négatifs était la solitude qu'elle allait devoir subir.

La défense de la cavalière n'était pas parfaite, et ce n'était pas comme si elle possédait une armure aussi résistante que les soldats, mais son agilité et son expérience lui était un atout non négligeable. Elle esquiva la balle d'un jeu de jambe, et seule la seconde s'enfonça dans sa chair. Mais pour Zéro, la douleur n'était qu'une piqûre de guêpe. La douleur était enivrante, pas au point de l'ignorer totalement. Mais l'urgence de la situation ne lui permettait pas de subir la douleur. Elle devait lui résister. Ce fut par cette urgence que la réplique ne se fit pas attendre. De son œil expert elle jaugea la situation, sur les trois deux étaient plus dangereux. Sa premier attaque visa donc la femme qui avait visé à la jambe. Et au même moment où elle entama sa contre-attaque, la vouivre lui offrit un dernier cadeau. L'électricité fusa, sifflant sur son passage, et elle vient s'écraser sur l'autre homme à risque. Zéro ne savait pas la décharge qu'il venait de se prendre, mais les blessures par électricité étaient toujours terribles. Elles brûlaient la chair et les organes et pour un voltage trop fort, elles engageaint le prognostique vital. Mais la mercenaire qui avait l'habitude de ce genre d'attaque surprise par le dragon ne fut pas un seul instant distraite ni même surprise. Sa lame s'enfonça dans l'épaule de la femme soldat, et en quelques secondes elle ressortait son épée, elle profita de la propulsion qu'elle venait d'acquérir en poussant la soldate pour foncer droit sur son coéquipier. Cette fois-ci l'épée trancha encore dans le vif, visant la jambe du corps dégageant une terrible odeur de brûlé.
Par la suite, Zéro ne traîna point, elle fit apparaître quelques petites lames, et alors qu'elle courait vers la sortie, elle les lança sur le jeune apeuré, son œil de sang rencontra son regard et son air livide. Il n'y avait aucune expression dans son regard, mis à part une lueur qui disait qu'elle les tuerait. Puis elle tenta de s'enfuir, laissant derrière elle un dragon épuisé. Ne se retournant point. Profitant des dégâts qu'elle avait fait sur les trois gardes qui avaient osé et voulu s'interposer.

Arashi lui n'opposa aucune résistance, il rouvrait les yeux de temps en à autres, narguant la dragonne en la questionnant par le regard « Qu'attends-tu donc ? ». Si elle pensait que la paix était une chose facile à obtenir, elle se trompait. Comment elle, osait-elle laisser les dragons se faire asservir par leurs cavaliers, devenir gras et faibles, incapable de se défendre. Il était faible, mais pas incapable de prononcer des paroles. Alors, de son air le plus railleur, de sa grave voix rauque, il lança à la dragonne, le regard tourné vers sa cavalière.
-Pourquoi laisser les dragons mourir ? Pourquoi laisser les Hommes nous dominer, et se servir de nous comme des animaux de compagnie. Voilà la véritable question que tu devrais te questionner. Toi qui a aussi fait la guerre à Vulcain, il toussota en sentant le goût du sang se répandre sur sa langue, toi qui a voulu qu'un Homme nous domine. Ce n'est pas nous qui précipitions les choses. C'est toi, Seventy, qui a précipité le chaos. Le monde n'est pas rose, la paix n'est qu'une illusion inventée pour comploter en secret. Les Hommes veulent notre asservissement..
Il fit une pause, le temps de tourner sa tête vers la dragonne.
-Toi qui accepte la création de chaîne nous entravant, nous humiliant. Penses-tu réellement que la paix existe ? Si tel est le cas, alors ouvres grands tes yeux, ouvre grand tes oreilles et rends toi compte que les plus dangereux sont les Hommes. Je n'ai pas fait le choix de venir à Zéro aussi tôt. J'ai vu en elle un potentiel. Donne lui du sang et elle en sera heureuse. Ton roi s'est servi d'elle. Et toi aussi. Tu sais très bien de quoi je parle « Reine des dragon », son air narquois disparut un instant le temps d'un spasme de douleur, mais ce que vous avez construit n'est que factice et tu t'en rendras compte bien assez tôt. Du moins si tu ne te fourvoie pas, et que tu décide de réaliser les choses. La confiance ne peut exister, et les Hommes nous assassinent. Physiquement ou mentalement. Bientôt toi aussi, tu seras réduit en esclave. Après tout. Ton cavalier n'est point avec toi, tu es seule, peut-être a-t-il préféré que tu y ailles avant, pour qu'il n'y ait pas de danger pour lui.
Un sombre rire s'éleva dans sa gorge et s'évanouit dans le crépitement des flammes qui se faisaient peu à peu étendre mais qui parvenait quand même à s'étendre grâce à l'air brassé par les dragons. Puis il se tut, reprenant une respiration forte et anormale.

[Donc résumé : Z attaque la femme soldat qui l'a attaqué, puis le mec qui a été touché par arashi, puis le mec peureux qui a pas tiré (dégâts réduits) et pendant cette attaque elle tente de s'enfuir en même temps (enfin avant aussi mais il faut bien dégager le passage), je dis ça pour l'ordre d'attaque des dés]


Dernière édition par Ikari le Mer 17 Oct - 10:04, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Service complet   Mer 17 Oct - 8:11

Le membre 'Ikari' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


#1 'Dragon - attaque' :


--------------------------------

#2 'Humain - défense' :


--------------------------------

#3 'Maître-Lame Zéro' :


--------------------------------

#4 'Maître-Lame Zéro' :



--------------------------------

#5 'Maître-Lame Zéro' : (divisée par deux car troisième dé attaque)



--------------------------------

#6 'Fuite' :

!Détails!:
 


Dernière édition par Maître des Ténèbres le Mer 17 Oct - 18:02, édité 3 fois (Raison : Impossibilité de faire un double jet de défense (j'avais oublié désolée) + Attaque multiple)
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MessageSujet: Re: Service complet   Mer 17 Oct - 18:07

La femme soldat n'eut pas le temps de dégainer son épée courte pour tenter de parer. Elle aurait juré que lui tirer dessus suffirait à l'arrêter, et elle paya cher cette erreur. Mais même si elle avait réussit à sortir son arme, le flash lumineux provoqué par la terrible décharge l'éblouit, et elle eu juste le temps d'entendre le hurlement de son collègue, électrocuté, avant de sentir le métal traverser son épaule. La force du coup la fit basculer sur le dos, sonnée. Si son uniforme était résistant en particulier aux balles, une lame lancée y passait sans rencontrer de grande difficultés. Elle hoqueta en attrapant son épaule, et devant ses yeux, passa à toute vitesse une forme blanche. La femme voulu se relever, impossible de la laisser s'enfuir ! Elle irait courir même avec une épaule dans cette état, elle avait déjà été blessée plus durement.
Mais en voyant son jeune coéquipier avec une petite lame dans la cuisse, et son autre collègue, inanimé à terre, elle changea ses plan. Peut-être que quelqu'un d'autre allait la poursuivre, et en ce moment, aider les autres était sa priorité. Elle tenta de rassurer le jeune, dont les yeux étaient mouillés de larmes, en lui ordonnant de ne pas retirer l'arme pour ne pas aggraver l'hémorragie. Puis, elle s'avança vers l'homme. Son pouls était affreusement faible.

Seventy, restée à côté de la vouivre et ayant fait un écart réflexe en voyant la foudre s'activer, reprit un regard calme. Malgré la fumée et la confusion qui régnait, elle gardait sa prestance. D'un pas lent, surveillant les gestes de l'autre dragon, elle s'approcha, baissant son museau vers celui de la vouivre.
– As-tu peur que les dragons ne finissent asservit par les humains ?
Elle releva la tête aussi sec, et parla d'un ton impassible, neutre, ni moqueur et encore moins arrogant.
– Que penses-tu que nous sommes ? De stupides animaux incapables de réfléchir ? Peut-être que certains finiront tel que tu le dit. Peut-être que certains se laisseront dominer par les humains. Mais cela n'arrivera pas, sais-tu pourquoi ?
Elle recula, jetant quelques regard au-dessus d'elle.
– Car nous avons des dragons tel que toi. Ceux qui rappelleront aux autres que nous ne sommes pas des animaux à mettre en cage, ceux qui, simplement en rugissant, rappelleront aux humains que nous ne sommes pas des montures. Mais ceux-là n'ont pas besoin de faire couler le sang pour exister.
La dragonne bleue quitta un instant la vouivre des yeux, regardant vers les jardins, les quelques brides d'actions que la fumée laissait apercevoir, les exclamations de voix qui fusaient.
– Mais tu as raison : la paix est... fausse. Elle est infiniment plus fragile que la guerre. Me penses-tu naïve à ce point ? Savoir ceci est indispensable lorsque l'on a la charge de décisions. Les plus digne de respect sont ceux qui œuvre pour une tâche si difficile, ceux qui malgré cette réalité, essayent de la maintenir, pour le bien de tous. Ceux qui savent se maîtriser. Les humains ne sont pas tous maléfiques, Arashi. La majorité n'aspire qu'à une vie tranquille.
Elle ne releva pas le sujet de l'absence du roi. Il n'avait pas à savoir, et surtout, elle mesurait ses paroles.

Le duo de cavalier et dragon qu'elle avait envoyé chercher les chaînes finit par revenir, les pattes chargées de pièces de métal. Hésitant, il se posa non loin, tandis qu'un autre dragon vint aider à refermer les liens runifiés autour des pattes de la vouivre.
– Nous n'avons pas de raisons de te faire d'avantage de mal. Être prisonnier et coupé du monde sera suffisant, annonça la dragonne bleue. Peut-être même seras-tu enfermé avec ta cavalière. Votre attaque était du pur suicide, car si les soldats ont pour ordre de capture... ce n'est pas son cas.

Lorsque que Seventy termina sa phrase, elle leva la tête, pointant quelques secondes son museau vers le haut du château, d'un regard désolé.
– Vous l'aviez vu au discours du roi, pourtant, non ? Vous avez choisit le pire moment pour attaquer..., soupira Seventy, visiblement attristée par la situation.
Parmi la fumée de l'incendie, une ombre rouge passa au-dessus des tours, survolant les jardins, ses ailes de plumes filant si rapidement entre les flammes des arbres qu'elles n'avaient pas le temps de prendre feu. Elle vola au-dessus des fumées, repérant la criminelle en fuite depuis les hauteurs. Cette frêle humaine n'allait pas faire le poids ! Elle allait enfin payer pour ses crimes. La dragonne rouge Néfarian, dont les écailles étaient d'une couleur bien plus foncée que celles de Térian, la dragonne de la Générale, grogna de plaisir. Depuis le temps qu'elle attendait un écart, une erreur de ce duo pour les mettre en pièces ! L'occasion se présentait enfin ! Elle allait faire souffrir cette assoiffée de sang, la démembrer lentement devant son dragon, qui serait enchaîné et incapable de faire quoi que ce soit, devant juste admirer sa cavalière se vider de son sang. Quel dommage que Julia, sa cavalière et Garde Royale, ne soit pas là pour profiter du spectacle.

– Néfarian ! hurla la dragonne bleue.
Surprise d'entendre sa reine l'appeler, le reptile rouge se tourna légèrement, ayant du mal à distinguer son interlocutrice dans la fumée.
– Demande à tous les dragons de se poser, ils doivent arrêter de brasser de l'air si on veut éviter que l'incendie ne se propage à la ville. Les pompiers ne vont plus tarder, il faut évacuer les blessés avant tout.
– Mais... l'humaine ! Elle est juste là ! Je pourrais la briser ! contesta la dragonne rouge.
– Fait ce que je te dis.
Néfarian grogna de nouveau, mais cette fois, la frustration emplissait ces bruits de gorge. Elle ne pouvait pas désobéir à un ordre direct de Seventy, alors elle se posa. Elle pouvait parfaitement entrevoir les raisons de Seventy de laisser s'échapper la criminelle... peut-être pas celles que l'on peut penser en premier lieu. Mais même si l'humaine était partie, maintenant, elle était sur liste noire. Il fallait juste être patient. Elle et sa cavalière, lorsqu'elle serait revenue en ville, feraient de la capture de la Maître-lame leur priorité... enfin, la « capture »... elle songea que Zéro serait plutôt du genre à se battre jusqu'au bout. Un monstre comme elle devait mourir, pour le bien de tous, après tout ! En tant que Garde royal, ils ne pouvaient pas laisser en vie un ennemi aussi dangereux. Mais en attendant, ils tenaient la vouivre. Néfarian savait que Seventy n'était pas du genre à infliger de la douleur, elle privilégiait le dialogue. Elle était politique avant tout, mais... elle ne pourrait pas surveiller la vouivre blanche continuellement.
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MessageSujet: Re: Service complet   Mer 17 Oct - 21:52

Le dragon blanc écouta patiemment les paroles de la dragonne bleue. Il ne l'interrompit point, il ne broncha pas non plus lorsque les chaînes entravèrent ses pattes. Toutefois le regard qu'il eut pour les dragons apposant ses chaînes fut aussi glacial que la toundra. Son attitude était froide envers ses traites qui encerclaient de chaînes ses deux pattes. Il aurait préféré le cou. Dans tous les cas, il n'avait actuellement même plus la force de se soulever, de porter son poids. Mais un animal blessé restait toujours un danger.
-Personne ne peut vivre tranquillement. Tu le sais très bien. Penses-tu que les guerres d'il y a trois ans, et celles d'encore avant se sont dissipés ? Il faut sens arrêt se battre, contre sa nature, son caractère, contre les autres. Penses-tu être une héroïne, toi qui d'après tes paroles se fait protectrice d'une illusion ? Lorsque la réalité les frappera, la mortalité sera terrifiante. Toi comme moi, nous avons vu, assisté et participé à la guerre. Ce cercle vicieux.

Voyant l'ombre au-dessus d'eux, Arashi releva son crâne lourd, observant le plumage rouge de Néfarian. Il ne l'avait jamais apprécié. Trop impétueuse, trop sûre d'elle.
-Elle est jeune. Néfarian ne sait pas réfléchir, puis le dragon revint au sujet de départ avec toujours cette voix rauque mais fatigué, les dragons comme moi si tu le dis se font rares. Eux aussi finissent un jour pas changer, et devenir faible. Je ne suis pas comme tu le dis. Zéro est une partie de moi dorénavant.
A l'approche de la dragonne rouge, Arashi se tut, et au final elle avait sûrement deviné ce qu'il comptait dire. Elle devait comprendre après tout, sinon elle ne serait pas présente devant lui. S'il sentait une certaine « complicité » avec la dragonne du roi, avec cette autre dragonne... Ce n'était pas bien compliqué de déduire ce à quoi elle pensait. Elle aussi jouait l'héroïne, un rôle dans lequel elle se mettait en avant, faire partie des gentils. Mais qui étaient les gentils, qui étaient les méchants ? Dans l'opinion publique, le duo serait les traîtres. Pour d'autres ils seraient les précepteurs d'une nouvelle ère. Tout était une question de point de vue. Vassillias n'était pas qu'un bon roi.

-La voilà dorénavant déçue de ne pas pouvoir traquer ma cavalière, confia le dragon alors qu'il pouvait sentir la chaîne qui le reliait à Zéro disparaître sous les runes, je me demande, qu'elle prix tu payeras. Pour préserver cette paix. Et notamment pour la préserver en utilisant des armes que personne ne maîtrisent. Si les runes ont été oubliés, c'est qu'il y a eut une raison valable pour que la Nature souhaite les faire disparaître. Seventy, commença-t-il d'une voix de confidence, je payerai pour mes crimes car tout ce doit, tout est équilibre, mais penser que vous êtes tout blancs, ou que vous pouvez cacher la crasse en vous protégeant derrière un mur où est inscrit la paix... C'est un terrible affront.

Arashi porta son regard sur les dragons qui se posaient lentement, tous allaient périr un jour, la vouivre blanche avait connu des dragons bien plus grands, bien plus fiers. Ils voyaient dans ses animaux des êtres faibles. Il avait pu voir des forces de la nature vivre, et s'éteindre comme les feux d'artifices. Aujourd'hui il ne pouvait voir que des animaux de compagnies, des moyens de locomotion, un gagne pain, l'assurance d'avoir certains métiers. À ses yeux les dragons devenaient des objets qu'il était bon train d'avoir.
-Nous savons très bien que cette conversation est stérile. Il ne devrait pas n'y avoir que quelques dragons assez puissants pour rappeler aux humains notre force. Jadis, les dragons étaient des êtres que l'on respectait, ou un membre d'une famille. Sors dans la rue, et ose me dire qu'il ne s'agit pas d'animaux ayant une laisse invisible. Toi-même, dit-il se tournant vers Néfarian, tu penses faire le bien, mais en réalité, tu fais simplement ce que l'on t'ordonne. La race des dragons est voué à disparaître. Quant à toi Seventy, ne pense pas que vous allez simplement m'enchaîner et me mettre en cage, te voiler la face sur le sort qui m'attend provoquera ta chute. Ce n'est pas toi qui possède le dernier mot sur mon sort. Ni ton roi. Ce sont les ombres de ce palais.

Sur ces dernières paroles, Arashi se tut, il avait parlé d'une voix forte, d'un ton grave, et il était sûr que tous les dragons puissent l'entendre et sur ses derniers mots un regard lourd de souse entendus était braqué sur Néfarian. Il avait beau être dorénavant un traître. Arashi était comme un serpent inoculant son venin par ses paroles.



Les militaires ne l'avaient pas suivi, mais Zéro s'attendaient à trouver une sécurité renforcée, avec des dragons survolant les bâtiments, des gardes se frayant des chemins dans la foule. Elle n'avait pas tardé à s'enfoncer dans des petites ruelles, remontant vers le nord, vers les mauvais quartiers, mais après une légère réflexion, elle se dit que c'était dans ses quartiers qu'on irait la chercher.
Ce fut sur ce genre de pensée que commença sa nouvelle vie. La mercenaire n'était plus qu'une mercenaire, mais elle était dorénavant sa propre proie aussi. Elle devait donc ruser, trouver comment échapper aux gardes. La Fleur maudite traîna dans les quartiers, l'alerte avait été donné, et les gens étaient affolés, ils hurlaient, criaient. La peur régnait.

Ce fut dans ce chaos que la mercenaire trouva un stand de vêtement. Elle s'engouffra à l'intérieur, cherchant une cape, une chose qui pouvait la rendre invisible dans la foule, mais elle ne trouva point. Alors elle pressa le pas vers un autre stand, et cette fois-ci elle put trouver une longue cape de couleur brune. Le tissu était lourd, peu adapté à la bataille, mais Zéro devait fuir, elle ne souhaitait pas partir de la ville : toutes les issues devaient être bouchées, mais surtout car Arashi était dorénavant aux griffes et à la merci du roi et de sa dragonne. Elle ne sentait aucune connexion avec lui, et pour la première fois, la peur se fit une place dans les émotions négatives qui animaient la cavalière.

La mercenaire marchait rapidement, elle voyait bien au loin que des soldats faisaient du repérage, essayant aussi d'aider la population, de la rassurer mais vérifiant aussi s'ils n'avaient pas en leur présence la renégate.
Ils jouèrent donc ainsi au jeu du chat et de la souris pendant de très longues minutes, et rapidement une heure passa. Au loin elle pouvait voir les eaux briller sous le soleil de l'été, elle se rapprochait du quartier général militaire. Ce n'était pas une bonne idée, mais en même temps, on ne s'attendait certainement pas à la voir en ces lieux.
Son regard était fixe à l'horizon, tantôt ses mains remettaient sur sa chevelure la cape rêche, qui faisait plutôt matériau de paillasson qu'autre chose.
La rue dans laquelle elle se trouvait était toute proche des quais, l'on pouvait entendre le clapotis de l'eau, mais ce n'était pas ce qui intéressait la femme albinos. Au loin un groupe de garde ratissait les ruelles d'après leur cheminement. La mercenaire bifurqua ainsi à droite. Il ne s'agissait point d'une ruelle, ni d'une boutique vide, mais d'un restaurant. Ce n'était pas le meilleur des endroits, elle avait une lame pleine de sang, le visage aussi, était couvert d'un sang séché. Si on prêtait attention à elle...
-Toi, suis-moi, imposa-t-elle en voyant un serveur qui revenait avec des assiettes vides.
Avant qu'il n'ait pu protester elle se tourna vers lui, dévoilant ainsi le visage qu'elle cachait alors, et son regard signifiait clairement à l'autre individu de se taire.

Sa marche était rapide, elle s'embourba dans les fonds de la salle, là où il n'y avait personne encore, elle jeta quelques regards autour d'elle avant de pousser le serveur contre une chaise.
-J'ai besoin de disparaître et d'aider un ami. Alors tu vas m'aider, et on va sortir d'ici pour trouver une planque.
Son ton était tranchant, cinglant, et il n'appelait qu'une réponse. Une réponse affirmative. Il s'agissait d'un inconnu, mais elle avait un certain pressentiment et surtout, elle n'avait personne d'autres sur qui elle pouvait « compter ».
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MessageSujet: Re: Service complet   Lun 22 Oct - 21:03

Le service était presque complet. Même pour un jour de festival le service était chargé, mais c'était supportable. Les deux serveurs saisonniers étaient arrivés à temps, les cuisines tournaient à plein, les clients affluaient, il y avait même une petite queue pour les tables ; seul le bar et quelques places à l’intérieur étaient un peu libre. Jorg, le plus expérimenté des serveurs présents, servait sans discontinuer, et tenait pour l’instant un record d’un seul verre renversé (et encore, c’était au bar, avant même de l’emmener au client), ce qui signifiait beaucoup pour lui. Il s’était amélioré depuis le temps qu’il servait ici.

Alternant entre servir les plats, installer les clients arrivant, prendre les commandes et remporter les assiettes, l’attention de Jorg était prise de partout, ce qui lui convenait à merveille. Non pas qu’il aimait être sous pression, mais que la contrainte du métier de serveur lui allait bien, il n’aimait pas n’avoir qu’une seule chose à faire et laisser son esprit en dériver comme il lui arrivait naturellement de le faire.

Aussi ne fut-il qu’à moitié surpris lorsqu’une femme lui commanda de la suivre. Oui, commanda était bien le mot, il ne trouvait pas de meilleure adéquation au ton qu’elle avait employé. Il venait à peine de récupérer les assiettes d’un couple et de s’en éloigner qu’elle s’était dirigée droit vers lui. Ses yeux convergeaient tout juste vers elle alors, et il ne vit qu’une femme à la peau claire, aux cheveux très clairs et engoncée dans une cape marron. Restant concentré sur le transport de ses assiettes, et la prenant pour une cliente, au vu de la queue à l’entrée du restaurant il hésitait entre dire « S’il vous plaît madame, veuillez attendre votre tour si c’est pour une table » ou la saluer poliment avant de demander ce qu’elle souhaitait. Peut-être avait-elle réservé et se permettait donc de passer outre l’attente des autres. Mais il n’eut pas le temps de faire quoi que ce soit de tout ça : avant même qu’il réagisse, il fut agrippé par une poigne froide et de fer comme il n’en connaissait aucune, et fut emmené vers le fond du restaurant, vers les cuisines mais pas tout à fait. Tout ce qu’il pensa alors fut « Hééééé mes assiettes ! » alors qu’il remarqua que c’était la femme qui venait de se présenter devant lui qui le tirait. Décidément elle semblait tenir à entrer dans le classement des clients les plus bizarres de Jorg.

Ce n’est qu’une fois qu’elle fut assise au fond de la salle, et qu’elle l’assit lui aussi, qu’il put vraiment étudier son visage. Et qu’il reconnût le visage et les cheveux blancs de Zéro la garde royale. Il remarqua dans le même temps que la peau était assombrie, comme si c’était du liquide, de la boue peut-être, ou du sang séché… Son cœur rata un battement lorsqu’il fit cette réalisation, en même temps qu’il entendait l’objectif pour lequel il avait été abordé. Tout ceci n’avait aucun sens, et il tenta de formuler une réponse en ce sens :

« Euuuuheummha ? », baragouina-t-il le plus sérieusement du monde, tout en tenant son plateau d’assiettes à hauteur de sa tête, avant de se rendre compte de sa performance. Il regarda la table et sortit un petit « Désolé madame ».

Puis il se ressaisit, dans la mesure du possible. « Allons Jorg », se fit-il, « ressaisis-toi. Pose donc ce plat, il y a quelque chose de sérieux là. Réfléchis. Un garde royal te demande de l’aide. Autant dire que le Roi demande mon aide. Je ne peux pas décemment refuser, c’est impensable. C’est mon devoir, imagine si tu refuses, tu pourrais… non n’imagine pas en fait. »

Disparaître donc. « Sparaître », pensa-t-il dans un moment de bêtise, avant d’aussitôt regretter cette pensée. Heureusement qu’il ne l’avait pas dit à haute voix ! Du moins il espérait. Mais disparaître de qui ? De tout le monde, probablement. Ce doit être une mission secrète, sur ordre direct du Roi sûrement. Et une planque ? Elle veut un repaire pour établir sa base d’opérations ? On se croirait dans les séries policières du soir. Peut-être qu’elle veut établir une couverture, meilleure que celle qu’elle porte actuellement, songea-t-il en jetant un coup d’œil à sa cape. Mais il n’a pas de tissu chez lui. Enfin bref.

Maintenant un peu plus prêt à lui répondre, il se tourna vers Zéro et lui dit : « Je ne sais pas si ça peut vous faire l’affaire, mais on doit pouvoir vous cacher dans le restaurant sans trop de problèmes. Suffit que je demande au pat… Ah mais vous voulez peut-être rester incognito d’un maximum de personnes ? Donc le cellier ça ne marchera pas, ni chez le boulanger… Je peux vous amener chez moi alors, j’imagine ? Euuuh, ce n’est pas une proposition bien sûr ! » Bafouilla-t-il finalement, rougissant tandis qu’il pensait à l’interprétation que sa dernière phrase pouvait avoir. «  C’est le seul endroit auquel je pense qui pourrait vous cacher sans gêner. Personne ne devrait vous voir, la boulangerie est fermée le midi ils préparent le pain pour livrer aux restaurants pour ce soir. Mon voisin de palier doit encore être dans le gaz à cette heure-ci, et il n’y a personne d’autre. C’est acceptable ? Si oui laissez-moi juste poser ces assiettes en cuisine, je préviens mon patron rapidement – ne vous inquiétez pas je ne parlerais pas de vous – et je vous emmène. Ce n’est pas loin, et on doit pouvoir éviter les foules assez facilement si vous voulez. » Il avait dit tout ceci à voix basse, commençant à se sentir dans la peau de quelqu’un faisant des choses pas nettes, ou du moins comme il pensait qu’une personne pas nette ferait (bien qu’il ne pense pas en avoir jamais rencontré).

Sans attendre de réponse de la part de sa nouvelle associée, il se leva, posa son plateau d’assiettes sur le passe-plat pour que le prochain serveur le prenne. Puis il posa rapidement un mot sous le comptoir pour le patron : « La garde est venue me chercher, j’espère revenir vite. –J » Une fois cela fait, il se tourna vers Zéro, avec un regard étrangement sérieux : « Y allons-nous, Madame ? »


Et ainsi ils sortirent du restaurant, prenant l’avenue en direction des débarcadères. Conscient du besoin de rester à couvert, il bifurqua très rapidement entre deux bâtiments, se substituant ainsi à la foule amassée dans la rue. Il reprit sa direction initiale, parallèle à l’avenue, en suivant une contre-allée se frayant un chemin entre les arrière-cours et les palissades délimitant les jardins privés. Ils ne croisèrent que peu de monde, principalement des jeunes profitant du festival de façon sans doute un peu trop excessive pour cette heure de la journée. Quelquefois ils reprirent l’avenue, avec une extrême prudence quant à la présence de gardes. Au bout d’une vingtaine de minutes, ils arrivèrent finalement à l’arrière de l’immeuble de Jorg, nettement remarquable par la quantité prodigieuse de sacs de farine stockés à l’arrière de la boulangerie. Se rapprochant doucement de la façade avant par une petite ruelle, Jorg entendit trois gardes parler, placés devant la vitrine de la boulangerie.

« Alors, toujours pas de trace de la garde royale Eavel ? – Elle n’est plus garde royale maintenant. Et non, nous la cherchons toujours. – Continuez les recherches alors. Il faut trouver la traîtresse. Alors arrêtez de lorgner sur ces pains aux lardons et remettez-vous à patrouiller ! Exécution ! »

Jorg se plaqua au mur le temps que les gardes passent devant la ruelle. Que venait-il juste d’entendre ?
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MessageSujet: Re: Service complet   Mar 23 Oct - 21:49

Plus le serveur causait, plus Zéro se disait qu'elle avait fait un mauvais choix. Mais c'était impossible de faire marche arrière : elle ne pouvait pas mettre dans la confidence plus d'une personne. Il fallait donc compter sur lui. Ou du moins trouver une utilité à ce serveur. Au fur et à mesure elle se sentait irritée par sa présence, mais il fallait bien faire avec.

Sans dire mots, l'ancienne maître lame et membre de la garde royale se mit à suivre le jeune garçon. Quelle naïveté tout de même pensa t-elle. Accepter comme ça de la cacher ? Sans poser plus ample question ? Cette naïveté pouvait servir, du moins jusqu'à ce qu'il ne découvre la vérité. Mais combien de temps cela pouvait-il durer ? Et surtout, à quoi pouvait-il bien penser pour l'aider aussi facilement ? Zéro remit son capuchon, elle était attentive à tous les bruits, à tous les gestes suspects et même ce nouvel acolyte n'était pas digne de confiance. Bien qu'elle ne possédait qu'un œil, la fleur maudite gardait son œil à la fois sur lui et sur les chemins qu'ils empruntaient. Il fallait se méfier de tout, de tout le monde et tous les objets. Elle en était même à faire attention à son souffle. Pas trop fort. De même pour sa magie : la rendre faible, ne pas l'utiliser. Même sa lame avait disparu, allant là où toutes les autres avaient été emmenées, un endroit qu'elle gardait secret, mais où elle ne pouvait plus aller dorénavant. Du moins pas sans la vouivre.

Le trajet se déroula majoritairement sans encombre, sauf sur la fin. Ou la naïveté s'évanouit. Zéro ne pourrait plus compter dessus pour avoir de l'aide. Mais elle pouvait compter sur autre chose.
-Tu as bien entendu. Saches que toi aussi, dorénavant tu es un traître pour m'avoir aidé, affirma froidement la mercenaire.
Elle n'attendit que quelques secondes que les soldats s'en aillent, puis elle rentra dans l'immeuble qu'avait désigné le garçon. La fuite ne l'avait pas angoissée. Fidèle à elle-même, sévère, impitoyable.
De nouveau elle se laissa guider pour atteindre l'appartement, et après avoir demandé la salle de bain et la cuisine. Premièrement Zéro devait se nettoyer, le sang, la transpiration. Ce n'était pas agréable. Ainsi la cavalière planta son « acolyte » pour retrouver l'eau chaude.
À ses pieds coulait le sang et la sueur, à ses pieds coulait la trahison et le poison infecte. À ses pieds coulait l'abandon et la solitude. La trahison n'était pas la sienne envers le roi. Mais la sienne envers son compagnon.
Son poing de chair se referma, et d'un coup sec elle l'abattit contre le mur. C'était si énervant. D'être là. Incapable de faire quoi que ce soit, incapable d'aller le sauver. Elle ressortit sans avoir pris la peine de se sécher, ses doigts glissèrent sur sa joue, puis sous le pétale. Cette fleur lui pourrissait la vie. Elle était si douloureuse à porter. Les minutes s'égrainèrent peu à peu, l'eau sécha sur son corps, mais elle ne pouvait pas remettre ses vêtements. D'une part à cause du sang, mais aussi car elle était bien trop reconnaissable avec.
-Hé, apporte moi des vêtements.
Il ne manquait plus que le terme rappelant l'esclave et avec le ton cela aurait été parfait. Et quand enfin il lui apporta, elle pu se vêtir. Mais le temps n'était pas à perdre. Déjà dans sa tête tentait de s'échafauder un plan. Arashi serait sans doute transporté au bastion, pas immédiatement très certainement, mais dans les prochains jours voire semaines. Il fallait donc se bouger et rapidement.
Faisant ouvertement comme chez elle -bien qu'elle était très rarement chez elle- Zéro s'attela à la cuisine, ouvrant les placards, cherchant la nourriture dans le réfrigérateur, trouvant des choses cassées ou abîmées.

Pour le moment il fallait se reposer, reprendre des forces. Zéro ne ressentait plus Arashi, et lui-même ne devait plus la sentir en lui. Les communications avaient été coupées. La nuit allait être longue, mais il allait falloir dormir. Sa main munie d'une fourchette s'avança vers sa bouche, son bras mécanique avait été posé sur une table. Au moins, elle savait cuisiner -une poêlée de légume dans ce cas-, et n'était pas non plus radine puisqu'elle avait laissé une part au garçon. Mais Zéro n'était pas le genre bavardage inutile.
-Dorénavant tu seras aussi un traître si l'on te voit en ma présence, si l'on apprend que tu m'aides. Et saches qu'ils l'apprendrons. Dès maintenant si tu allumes une télévision, radio ou autres qui donnent les médias tu pourras constater ma trahison et celle d'Arashi. Ce dernier a été capturé. Il va donc falloir élaborer un plan pour le sortir du château... Mais nous verrons ça plus tard. Ne sois pas un boulet c'est tout. Ne fais rien sans me le dire, elle fit une pause avant de reprendre tout aussi calmement, même si me dénonces, tu seras un traître pour m'avoir aidée, tu seras mis à l'écart, tu seras peut-être torturé car l'on pensera que tu connaîtras mes plans. Dorénavant tu seras aussi seul que moi.
Elle acheva sa phrase sur le même ton calme et placide qu'elle n'avait débuté son petit discours. Le jeune homme était dorénavant pris au piège avec elle.
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