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 Nuit blanche

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Ikari
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MessageSujet: Nuit blanche   Ven 13 Juil - 1:04



En file indienne les petits êtres se suivaient, les uns après les autres, dans l'ombre ils n'étaient que des masses minuscules. Dès qu'une lumière approchait un jeu de statues débutait. Plus personne ne bougeaient, agissant comme des êtres délaissés, abandonnés. Pourtant, à l'instant où les ténèbres les engloutissait de nouveau, le manège reprenait. Sur les pavés de la ville ils ne faisaient pas un bruit, seuls quelques confettis et autres déchets bougeaient très légèrement à leur passage. Personne ne se rendait compte de l'armée qui s'orientait dans les rues de la ville. Après tout, ils étaient si petits, si innocents, et surtout, dans la lumière si immobiles et inoffensifs. Les flaques d'eau ou d'autres liquides étaient soigneusement évitées, alors, avec rapidité ils se déplaçaient d'un lieu à l'autre. Leurs yeux étaient les siens, leurs oreilles lui permettaient de tout entendre alors que le fil continuait de trouer, de rapprocher les berges ou d'ajouter des détails. Certains revenaient lui apporter les dernières nouvelles de la nuit, d'autres au contraire s'assuraient que de nouvelles news n'éclatent pas. Ils étaient des ombres qui se mouvaient dans les ténèbres, des ombres vivaces qui laissaient aux quelques passants l'impression d'être suivie et de se tromper car leur vue ne leur apportait aucune information. Cependant il y avait bien quelque chose, là, dans l'ombre.

Ils ne faisaient pas que lui apporter les dernières nouvelles, ou du moins les dernières nouvelles connues. Ils allaient aussi chercher eux-mêmes les informations. Certains s'engouffraient dans les fenêtres légèrement ouvertes, les rampants surtout, ceux qui n'avaient pas de membres. Et quand on sursautait à leur présence, ils s'arrêtaient tout simplement de battre, et les gens abaissaient leur garde, les trouvant mignons, peu effrayants et se disant qu'un enfant avait dû les laisser là. Les individus les prenait alors entre leurs mains, les transporter ailleurs, là où ils le désiraient.

Car une peluche était forcément inoffensive.


Lisette ne dormait point, elle attendait une peluche particulière. Une peluche qui s'immisçait dans les quartiers militaires. Il fallait les dernières informations. Celles que l'on ne divulgue point. Les dossiers secrets, même si en vérité dans son organisation ils avaient des têtes qui avaient aussi accès facilement à toutes sortes de dossiers.
On toqua à sa porte, on y rentra aussi, dans cette chambre offerte par l'orphelinat. Liz était bien trop âgée pour être adoptée, et bien trop précieuse aussi. Elle ne broncha point quand on l'approcha, son regard était dans le vide, braqué sur les extérieurs, un cerf blanc aux yeux de mer la tira de sa torpeur, il y eut un sourire qui défigura son beau visage, mais point de mots ne s'échappa de ses lèvres fines. L'homme -car c'était un homme- tapota ses cheveux secs et abîmés, comme pour la récompenser, il lui donna aussi quelques sucreries avant de partir de la chambre.

Plus tard dans la soirée, d'autres personnes rentrèrent dans cette pièce aux nombreuses peluches, elle était très appréciée, cette chambre. Pour toutes les peluches vivantes, qui jouaient avec joie avec les enfants. Lisette elle, restait assise sur chaise, à regarder dans le vide. Ils avaient appris à ne pas la déranger durant ces moments d'absences. Elle pouvait se montrer... Dangereuse. Alors ils restaient calmes et s'amusaient avec les peluches. Parfois une surveillante venait les disputer car les plus jeunes étaient debout à une heure plus que tardive, et parfois les peluches éteignaient toutes les lumières quand elles entendaient les pas des surveillantes, pour continuer de s'amuser, alors que dans les rues une véritable tohu-bohu de peluche se déroulait.

À voir toutes les têtes jouant avec ses peluches, la jeune enfant se demanda ce que devenait une amie récente. Une amie qu'elle devait continuer à ferrer. Elle se demandait comment aller... Cette chère Ryuko. Elle avait envie de la voir. Mais il n'y avait rien pour communiquer avec cette fille. Puis, une petite peluche de poulpe, d'une couleur bleutée, comme le ciel, enroula l'un de ses tentacules autour de la cheville. Cette peluche donna une feuille et un stylo à l'adolescente qui écrivit alors « Liz, ça Ysyz » et de la fenêtre du rez-de-chaussée, le poulpe s'éloigna avec son papier et son stylo. S'engouffrant dans l'ombre, à la recherche d'une fille pouvant se trouver n'importe où.
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