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 Test, expérience, études comportementales et autres

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Ikari
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MessageSujet: Test, expérience, études comportementales et autres   Sam 7 Oct - 21:06

Encore une fois il devait se soumettre à ses tests idiots, accepter que des scientifiques, des psychologues l'analysent, le décrivent afin de le déclarer apte à des dérogations. Le dragon avait toujours trouvé tout cela subjectif. On avait dit de son espèce qu'elle était dangereuse, et par ce simple fait, les Hommes s'étaient autorisés à l'examiner. Lui. Une vouivre, faisant parti de l'espère de la famille des Guivres la plus grande. Pour lui, ces épreuves avaient toujours été fugaces, inutiles. Toutes comme les interdictions. Ces petits êtres fébriles tentaient vainement d'éloigner les dragons dont la dangerosité était de quatre, pourtant si l'un de ces dragons voulaient réellement s'approcher des habitations il n'allait pas s'en priver, s'en interdire soit disant parce que son niveau de dangerosité était trop important. De plus, chaque individu était différent, Arashi avait déjà vu des vouivres géantes très chétives, ou n'appréciant pas se battre, tout comme il avait déjà vu des dragons  des volcans, classés un, très agressifs envers l'Homme. S'il devait faire un parallèle, c'était comme dire que les Argeyiens du Nord devraient passer des test car agressifs. Au-delà de la nature discriminatoire de ces test, Arashi les voyait plutôt comme des expériences, un moyen pour les humains de sentir qu'ils pouvaient tout contrôler, qu'ils avaient la main mise sur les dragons. Lui détestait cela, cette île n'était pas celle des Hommes à son goût, mais avait été faite pour permettre aux dragons de vivre sans eux.

Sa cavalière devait déjà être arrivé, lui prenait son temps, notamment que, même s'il avait déjà fait les test, le dragon ne savait jamais à quoi s'attendre réellement. Sa non-envie d'y aller se renforçait et Arashi ne pouvait s'empêcher de se demander pourquoi le roi n'avait pas encore retiré cette pratique barbare qui consistait à faire passer toutes sortes de test à un dragon se basant simplement sur la dangerosité de son espèce. Il fit une pause sur le chemin, se redressant pour regarder le ciel pour le bâtiment face à lui qui l'attendait patiemment. Ses griffes rentrèrent légèrement dans la terre sèche, y laissant les traces du passage d'une vouivre agacée, mais pas encore résignée à se laisser faire et à bien obéir. Il n'avait pas à obéir, même à Zéro il n'obéissait pas sauf qu'elle, elle ne lui donnait pas d'ordre.

Comme les premières fois on redirigea le dragon vers une zone de plein air où d'autres individus se trouvaient, le test venait de commencer. Oh bien sûr il ne devait pas être au courant, mais il n'était pas dupe : avec ces gens les test débutaient dès qu'ils vous voyaient, ils ne l'auraient pas mené en ce lieu, entouré de huit autres personnes. Des personnes assez hostiles en soit. Toujours a chercher la petite bête. Était-ce un jeu, ou étaient-ils réellement comme cela ? Arashi ne cherchait pas à savoir, si lors du premier test il avait bien accepté de suivre les choses, d'agir avec honnêté et parce que sa cavalière lui avait aussi demandé, à la sortie des tout premiers test, Zéro lui avait dit « Fais comme tu veux finalement. ». Elle aussi, avait bien senti l'inconfort, la sensation désagréable qu'ils avaient de vouloir contrôler, comme s'il n'était pas capable de se gérer, d'agir intelligemment. Même si cela la mettait dans l'embarras, même si par conséquent elle devait directement voir ce genre d'affaire avec les hauts placés, Arashi faisait ce qu'il voulait. Les fois suivantes il avait simplement fait exprès de rater juste quelques tests, rien de grave. Mais cette fois-ci il voulait obtenir les résultats les plus odieux. Il voulait montrer que ces test n'étaient pas représentatif, qu'ils dépendaient du bon vouloir du dragon, du « patient », du « sujet d'étude », de « l'objet ». Autant de mots qu'il n'appréciait pas pour un être doué de parole, d'intelligence et ayant assez de force pour éradiquer ces fourmis sur deux pattes.

- Franchement, t'es toujours à faire le beau et le fier mais il y a presque quatre ans un sac d'os t'a grandement affaibli. T'es pathétique en fait, tu vaut ri...

Alors qu'il n'aurait pas dû réagir, et qu'en soit il se moquait bien de ce genre de commentaire, la vouivre blanche fut rapide et précise : alors que l'homme parlait sur le ton de la moquerie, de la raillerie, cherchant à le rabaisser, Arashi le fit chuter d'une bourrasque de vent. Puis, avant qu'il ne put se relever, le dragon vint lui coller la patte sur le torse. Le visage de l'homme pris un air stupéfait, son souffle s'étouffa alors que le dragon appuyait sur sa cage thoracique. Il le libéra alors que les autres commençait à réagir avec plus de véhémence pour le stopper, mais pour le libérer il referma sa patte sur lui et l'envoya rouler sur la droite.
Alors qu'il tournait le dos aux autres individus, Arashi se remit bien droite, ses ailes ne touchant plus le sol, sa tête se tourna pour fixer les autres, un air narquois venant ajouter à l'étirement de ses babines un air lugubre et dangereux. Il allait jouer comme eux avaient voulu jouer avec un dragon. Il allait leur faire comprendre à quel point il ne fallait pas l'embêter.
Il y eut un flottement, comme si le temps s'était arrêté, bien que le dragon se retourna pour leur faire face, eux ne bougeait plus, semblant attendre ce qu'ils devaient faire tandis qu'on évacuait le premier qui avait parlé. Puis cette fois ce fut l'un des dragons.

-Dis je me suis toujours demandé mais toi et ta cavalière vous êtes des mercenaires, vous faites le sale boulot, vous avez du sang sur les pattes.

Son ton était moins assuré, il se voulait virulent mais clairement cette phrase n'atteignait nullement la vouivre blanche qui répondit du tact au tact, de sa voix rauque et narquoise, légèrement hautaine même :
-N'a t-on pas tous du sang sur nous ? Nous avons tous pris part à la guerre, nous avons tous tué, que cela soit directement ou indirectement, en dénonçant des pro-Vulcains qui n'en étaient pas, en dénonçant des royalistes qui voulaient pourtant Vulcain, il fit une pause avant de reprendre, c'est plutôt toi qui devrait te remettre en question, mercenaire oui mais nous, nous avons toujours voulu le roi... Mais est-ce que toi tu l'as souhaité, ou aurais-tu voulu qu'un griffon continue de te gouverner jusqu'au jour où il aurait percé tes écailles pour te dévorer ?

Toute la demi-heure se déroula ainsi, soit il rétorquait par la violence brute, soit retournait les questions afin de les mettre mal à l'aise, il prenait plaisir à tout rater, à montrer la pire partie de lui, cette part hostile, féroce et dangereuse. Ils disaient que les vouivres géantes étaient dangereuses ? Ils se fourvoyaient. Il allait leur montrer à quel point ils étaient bien plus que dangereux.

Au bout de trois-quart d'heure l'un des dragons resté en retrait commença à montrer des hostilités, s'approchant il vint le bousculer. C'est un dragon commun assez peu commun en réalité, il était plus épais, d'une teinte marron, dont des rayures plus claires venaient parsemer le corps qui comportait quatre pattes puissantes, faites pour écraser, et une queue qui ne demandait qu'à être coupée. Ces ailes étaient musclés, irisées, faites pour le combat aérien. Ce dragon tentait de l'intimider avec ses yeux d'un bleu électrique, son allure noble et à la fois imposante. Pour qui se prenait-il ?
Le corps de la vouivre s'éclaira d'une fine lueur bleue, signifiant que l'électricité le parcourait dorénavant. Un grognement racla la gorge des deux bêtes qui s'élancèrent l'une contre l'autre, le choc fut brutal. Arashi trouva ça très drôle. Ses crocs se refermèrent sur les nombreuses petites écailles qui formaient pourtant un tapis épais, il entendit des « Stop ! Ça suffit ! » ainsi que des gens tonner dans son dos, mais clairement il s'en moquait. L'autre dragon voulu rétorquer, plantant lui même ses crocs dans la nuque de la vouivre, sa queue s'agitant pour taper ses flancs et espérer le faire chuter sur le côté. Mais lui tenait, l'électricité rampa rapidement sur le corps de l'assaillant qui émit un sifflement de fureur mêlé à la douleur. On tenta d'immobiliser la vouivre, on tenta de lui injecter du somnifère, de le contrer, de s'y mettre à plusieurs mais la vouivre bascula d'elle-même et avec violence jeta le dragon sur les autres. Un hurlement terrible s'éleva alors qu'il ouvrait violemment ses ailes, toute sa colère dégoulinant en un flot d'électricité qui s'évanouissait sur le sol isolant. La scène paraissait invraisemblable, comme si Arashi venait de perdre le contrôle, pourtant il savait ce qu'il faisait : il cherchait à obtenir les pires résultats à ce test moisi.
Lorsque le psychologue en chef intima à tous l'ordre d'arrêter là la vouivre se calma enfin. Il était l'heure de passer au test suivant, celui-ci étant un échec, l'individu ne cherchant pas à s'intégrer dans son milieu ni à se maîtriser.

Arrivé dans le bâtiment en semi-ouverture pour le test suivant, le dragon se retrouva face au psychologue en chef, accompagné de l'un de ses adjoints. Il avait semble-t-il insisté pour ne pas être accompagné par d'autres personnes qui auraient pu assurer sa protection. Après tout, il connaissait bien le dragon, et son petit air semblait dire qu'il comprenait bien ce que la bête tentait de faire.

-Après toutes ces années tu ne veux toujours pas me parler de ton passé ? Il me semble pourtant que tu as l'un de tes frères ici, que penses-tu de lui ?
Sa voix était douce, suave presque, Arashi haïssait cette voix. Comme s'il cherchait quelque chose, à lui faire dire quelque chose. De quel droit lui demandait-il son passé ? De quel droit lui demandait-il son opinion ? Tout l'entretien se déroula dans le silence de la part du dragon, pire encore, dans le désintérêt non feint que la vouivre dévoilait. Il regardait autour de lui, se déplaçait, on était obligé de lui demander de revenir, de ne pas trop s'éloigner, mais le dragon ne réagissait pas, et quand ils devenaient trop insistants, il claquait de la queue, grognait, poussant des râles agressifs, et continuait de visiter les lieux.
-Vous côtoyez les humains mais il nous a été fait rapport que vous ne les appréciez guère. Est-ce vrai ?
-Pourquoi cela serait-il faux ? Vous vous pensez au-dessus de tout, notamment les psychologues. Je vous traquerez, vous tuerez si je le pouvais.
-Qu'est-ce qui vous en empêche ?
-... Rien en effet.
À cette réponse l'homme comprit qu'il n'aurait peut-être pas du poser cette question. Il perdit sa contenance, son visage se décomposa un court instant cependant il reprit confiance en ne voyant pas le dragon faire de mouvement brusque. Tout allait encore bien, tout était sous contrôle, se répétait-il sans cesse.

La fin de l'entretien arriva rapidement, sans incident, plus rapidement que prévu puisque le dragon s'enfermait dans un mutisme volontaire. Mais, juste avant, d'annoncer la fin, le dragon revint sur ce qui avait été dit plus haut. Son ton était menaçant, hostile alors qu'il se léchait les babines en même temps qu'il disait sur un air grave :
-Vous savez, je repense à ce que vous m'avez dit... En effet, rien de me retiens. Alors pourquoi ne pas commencer par vous, après tout, je vous ai sous les crocs n'est-ce pas ?

Il fit un pas. Le psychologue recula. L'air devint lourd, chargé d'une électricité dangereuse, et même la gueule du dragon semblait rayonner d'une aura bleutée. Ou était-ce la sonnette d'alarme du cerveau de l'homme qui lui faisait croire cela ?
Rapidement il fut coincé contre un mur, le souffle chaud et électrique du dragon chutant sur lui, tout autour d'eux se déployait des militaires ainsi que leur dragon, ils étaient sur le point d'intervenir quand Arashi s'écarta de nouveau. Le psychologue mit fin à l'entretien. Cette fois-ci parce que le temps s'épuisait et qu'il ne parvenait pas à tirer une information en dehors de la haine presque viscérale du dragon pour les Hommes. Il en tirait déjà une conclusion : Arashi était un bon acteur.

Tous se déplacèrent de nouveau sur le lieu de la première expérience, cette fois-ci sa cavalière l'attendait. Tous connaissaient le lien qui les unissait, toutefois tous se méfiaient en cet instant du cocktail que ça allait donner. Le dragon était calme, bien que dans son regard une lueur joueuse et amusée dansait. Malgré le fait qu'il n'avait pas discuté de manière mentale avec sa cavalière, cette dernière savait ce qu'il avait fait, elle avait pu ressentir son excitation, ses palpitations mais aussi le désir puissant de vouloir faire plus, d'abolir lui-même ces tests idiots. On ne leur permis pas encore de se rejoindre, le psychologue s'en allant parler à sa cavalière. Cette dernière se moquait à peu près de ce genre de test, ce n'était pas de son ressort, et elle était présente parce que c'était obligatoire, mais en soit elle ne montrait aucune envie d'être présente. De toute manière, jamais rien ne se lisait sur le visage de la jeune femme.

-Arashi s'est montré quelque peu perturbateur, que pensez-vous de son comportement depuis cinq années maintenant ? Avait demandé le psychologue, initiant ainsi la conversation.
-Arashi se porte bien, et ce n'est pas un animal dénoué d'intelligence, son comportement le regarde, je n'ai pas à le « dresser » ou quoique ce soit, répliqua la mercenaire avec virulence et hostilité. Est-ce que vous, vous vous faites mettre le collier ?
-Nous dévions là chère Zéro.

La jeune femme haussa les sourcils, puis on permit au dragon de les rejoindre, ces derniers se regardèrent un court instant puis se concentrèrent tous deux sur le psychologue.
Tu as encore fait l'imbécile, initia mentalement la femme
Tu m'as dit que je pouvais, alors j'ai pris ce qui me revenait.
Et tu as bien fait.
J'ai l'impression de devoir obéir, même si je parle, même si je réfléchis on ne me fait pas confiance.
Depuis quand tu cherches la confiance d'autrui ?
Je ne la cherche pas, mais ils me doivent le respect, s'ils ne m'en montrent pas, pourquoi devrais-je faire l'effort ? Puis tu sais très bien que les Hommes ne sont rien pour moi. Que je n'aime pas cet asservissement des dragons qui s'installe sans que l'on s'en rende compte. Bientôt les races draconniques deviendront dépendantes des Hommes et perdront leur intelligence, perdront leur capacité de parler, perdront la possibilité de vivre seul.

Pourtant, sans nous vous n'êtes rien, incapables de vous défendre, incapables de vous protéger contre les monstres vivants hors de vos villes et parmi vous.


Le psychologue attendit, un sourire agacé aux lèvres, il tenta quelques phrases sans succès. L'épuisement le gagnait, alors il passa à la troisième partie de l'expérience, en posant des questions sur la loi, le règlement, l'autorité. Bien entendu, sur ce point ils étaient incollable et ils eurent « bon » partout, bien que le dragon montrait des signes de réticence sur certains points.
Enfin le psychologue termina les expériences, exténué, les résultats n'allaient pas se faire attendre. Cet individu était un danger publique. Pourtant, au fond il savait que le statut de ce duo leur conférait une certaine immunité, mais cette fois il avait une dent contre, il ne pouvait pas les laisser vivre parmi les Hommes, c'était tout simplement impensable.
Il regarda le duo partir, sûrement partaient-ils remplir un contrat de meurtre. Ils n'étaient bons qu'à ça après tout.
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