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 L'Affrontement [Crête de la fournaise]

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Ikari
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MessageSujet: Re: L'Affrontement [Crête de la fournaise]   Lun 18 Sep - 21:05

Il ne put retenir un léger sourire lorsque la chasseuse évoqua une mort prématurée, alors que pourtant, son caractère était plutôt bourrue, il n'appréciait pas l'humour, ni le bavardage. Il était grognon en plus. Pourtant avec elle, il sentait que cela passait, comme si avec elle, elle en particulier, son caractère voulait s'adoucir. Et bien qu'il ne donna point de réponse il n'était pas dans le genre du dragon d'ôter la vie comme cela. Dans les faits, c'était plutôt un désintérêt, tant qu'eux ne l'attaquaient pas lui ne voyait pas pourquoi il irait les attaquer. Lui désirait juste qu'on le laisse tranquille, après tout, il avait déjà bien à faire avec les animaux sauvages.
Sans qu'il ne s'en rende compte, Allark s'était légèrement appuyé contre cette main venue sur son bec, nullement dérangé il appréciait même le contact chaud qui se dégageait du toucher. Toutefois, son léger appui dessus pouvait aussi être dû à la fatigue qui accablait son corps, pourtant il savait qu'ils auraient un trajet à faire, elle dans sa voiture sombre et lui dans les airs. Mais étrangement, savoir qu'elle était là agissait comme un régénérateur, et au fond de lui, quelque chose de vivant se réveillait. Allark n'était pas spécialement âgé, il s'agissait d'un adulte certes mais enfouie en lui depuis bien longtemps une certaine âme d'enfant régnait. Si bien que la chasseuse lui donnait envie de se dépasser, de montrer qu'il était le meilleur puisque, comme beaucoup de dragons, ses jeux consistaient à être le plus fort. C'était comme s'il retrouvait le Allark qu'il était plus jeune, bien avant le sombre épisode de son passé.

La voiture démarra, le tirant de son analyse, lui aussi prit le vol, se laissant quelque peu distancer afin de pouvoir suivre la chasseuse. Malgré ses blessures, malgré le sang séchait dont il n'appréciait la sensation sur son corps, le dragon se sentait bien, calme, comme apaisé. Son tempérament parfois capricieux, violent et dangereux semblait s'éteindre, ne devenir plus que quelques braises chaudes. Il n'allait pas changer de caractère, sûrement resterait-il toujours ce dragon sérieux, pouvant délivrer une certaine sagesse sur l'utilisation de la magie mais trop brutale et trop amer pour faire part de son savoir. Pourtant avec cette jeune humaine il appréciait, il n'avait plus de raison d'être violent avec elle et au contraire même, appréciait de la voir, de sentir sa présence et la magie dont il aimait l'aura, puisqu'il avait toujours affectionné l'aura des magies portés sur le renforcement du corps ou une guérison quelle qu'en soit la manière.

Les battements de ses ailes étaient lents et réguliers, il sentait qu'ils n'avaient pas besoin de se dépêcher, mais aussi qu'ils n'allaient pas tarder. Si bien que lorsque les yeux du dragon-rapace perçurent la voiture rutilante, il commença à réellement se laisser distancer. Allark souhaitait un effet de surprise, et du ciel, de plus avec son regard perçant, il savait que si lui avait vu la voiture, l'homme ne l'avait sûrement pas encore vu. Durant les derniers instants, alors qu'il fit un léger détour pour arriver dans le dos du commanditaire, se qu'il espérait mais il s'agissait là de logique : il parlerait sûrement avec la chasseuse donc serait tourné vers la forêt et l'endroit où la femme arriverait, par conséquent il n'avait qu'une volte à faire ; Allark se questionna sur l'origine du contrat, pourquoi vouloir le tuer ? Sûrement pour ses plumes, se disait-il, il était vrai qu'elles avaient un fort pouvoir, capter, emmagasiner, décharger puis capter de nouveau la magie environnante. Il s'agissait là de véritable petit générateur aussi, capable de fabriquer un peu de magie, permettant à certains de régénérer une fois leur source épuisée. Ou peut-être était-ce pour autre chose, il n'en savait rien ?

Juste quand la chasseuse termina sa dernière phrase, alors que l'homme allait la questionner en l'affublant encore de tous les maux comme quoi elle avait été lente, qu'au lieu de faire des devinettes elle ferait mieux de ne pas tourner autour du pot, sans quoi elle perdrait de l'argent... Allark fit claquer l'air autour d'eux. Avec force mais tout de même parce qu'il se posait aussi, le grand dragon fit quelques bourrasques, alors que ses serres s'apprêtaient à toucher le bitume. Dans les yeux du dragon dansait une folle lueur, une lueur de mépris, de colère et de haine qui rendait son air sinistre. Son ombre s'étendait sur ce riche homme et par agacement le rapace vint rapidement poser sa patte sur la voiture du prétentieux. Ce dernier ne put qu'émettre un hoquet de stupéfaction tandis que dans la gorge du dragon un grondement naissait déjà.

-Vo... Vous... Vous êtes folle, qu'avez-vous fait ! Vous deviez le tuer !

Se faisant plus grand le dragon se dressa, le regardant de haut, comme un être minuscule, puis sa voix s'éclaircit, forte, brutale et intimidante. S'adressant à l'homme dont les traits du visage se déformaient pour montrer la peur, l'incompréhension et la colère, Allark s'exprima avec clarté.

-Je veux la paye que tu as promis à cette chasseuse, et plus jamais tu n'engageras pour tuer, plus jamais tu ne penseras à attenter à la vie d'un autre, sans quoi je le saurais, je te traquerais et tu deviendras une proie, car pour moi tu n'es rien d'autre qu'une mise en bouche.

Accompagnant son geste à la parole, sa patte, qui était celle non blessée, se referma toujours plus sur la voiture dont il termina par percer de part en part à cause de ses serres. L'homme hocha la tête rapidement, plusieurs fois, n'arrivant qu'à bégayer quelques onomatopées avant de commencer à supplier la chasseuse pour qu'elle le ramène en lui promettant beaucoup d'argent afin qu'elle l'éloigne de ce qu'il appelait un monstre. Allark regarda simplement la chasseuse par la suite, son air s'était de nouveau adoucit, ou plutôt était retourné à la neutralité, bien qu'il incitait tout de même la jeune femme à récupérer l'argent. Lui n'était pas intéressé par l'or humain, mais il connaissait son pouvoir, il savait que ces êtres là en avaient besoin. Mais cet homme ne méritait pas cet argent facilement gagné au goût du géant de plumes. Puis, un travailleur devait toujours être payé, alors il allait lui faire prendre ce qu'il revenait à la jeune femme pour l'avoir traqué si longtemps.
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MessageSujet: Re: L'Affrontement [Crête de la fournaise]   Ven 29 Sep - 22:46

William leva instinctivement ses bras devant sa figure lorsque le dragon-rapace s'approcha pour atterrir, plissant les yeux par réflexe lorsque la bourrasque de vent provoquée traversa la zone. Elle dû aussi faire un effort pour ne pas perdre l'équilibre... des points noirs dansaient devant ses yeux, lui donnant des douleurs sur le front malgré les médicaments qu'elle avait prit, et l'impression que son esprit pouvait être aspiré dans un trou noir à tout moment ne la lâchait pas. Les limites de son corps humain se rappelait à elle, mais pas question de flancher devant ce riche monsieur. Sans réagir, elle observa le rapace intimider le type, qui la traitait de « folle », rien que ça. Entre elle et lui, qui avait posé un contrat sur la tête d'un dragon, la jeune femme se demandait qui mériterait le plus ce titre. Gardant un calme habituel, la chasseuse et n'esquissa pas un geste lorsque le rapace géant gronda et menaça, tout de même inquiète quant à la survie de l'homme. William craignait de se retrouver avec un mort sur les bras. Heureusement, le dragon s'en prit à la belle voiture du riche, broyée et froissée entre les serres comme une vulgaire feuille de papier. Cela eut l'air d'avoir un fort effet, vu que l'homme se mit littéralement à fondre de peur.

Sans doute n'avait-il pas l'habitude de se retrouver en présence d'une bête aussi imposante, et encore moins de perdre le contrôle des événements. C'était dans ce genre de moment qu'elle se rendait compte à quel point les mondes pouvaient être différents, en tant que chasseresse, les grosses bébêtes étaient son quotidien. Quoi qu'il en soit, elle fut agréablement surprise lorsque le rapace exigea le paiement. C'était souvent, qu'elle tombait sur des clients difficiles. Bien sur, quelques fois, il s'agissait simplement de villages menacés par des bêtes dangereuses auxquels elle offrait son aide. Mais d'autres jours, il s'agissait de personnes ayant les moyens, imbus de leur argent, qui profitait largement du fait que le travail demandé n'était pas entièrement légal pour rogner les payes. Alors, elle ne le niait pas, avoir un partenaire de cette trempe, histoire de faire plier les récalcitrants, ce n'était pas de trop.  
En pleine panique, l'homme se tourna vers elle et lui attrapa le col de sa veste blanche.

– V-vous m'écoutez ? Faites quelque chose bon sang ! Vous êtes chasseuse ou non ?!

Immédiatement, elle attrapa ce poignet intrus, le serrant sans ménagement pour le faire lâcher.

– Vous feriez mieux de faire ce qu'il dit. Au cas où vous n'auriez pas compris, il ne s'agit pas d'une demande.

Sa voix était froide, son ton impersonnel, le chahut inutile de cet homme lui tapait sur le système. En tout cas, il réalisait bien qu'il n'avait pas le choix. L'homme s'approcha très prudemment de ce qu'il restait de sa voiture, ne quittant pas le dragon des yeux. Avec des gestes mesurés et sans doute craintifs, il extrait une valise noire du siège passager. Valise qu'il se pressa de présenter à la chasseresse. Cette dernière ouvrit les clips, jetant un rapide coup d’œil à l'intérieur, il y avait des liasses de pièces de grande valeur emballées les unes sur les autres dans des plastiques transparents. Elle ne prit pas la peine de compter, de toute façon même à vu de nez il y avait une belle somme. De quoi tenir un moment et payer des réparations, de l'essence et des soins plus poussés.

Elle ne regrettait pas d'avoir abandonné ce contrat... au fond, ça lui aurait fait mal de tuer une bête aussi magnifique juste pour un caprice d'homme riche – de plus, généralement et contrairement à maintenant, les bestioles qu'elle devait tuer quel qu’en soit la raison étaient des nuisibles avérés. Maintenant, elle pouvait dire que ce dragon n'avait pas l'air dangereux. Enfin, dans le sens ou il n'avait pas tué cet humain, et qu'apparemment, il n'était pas du genre à aller chercher les combats. En fait, il semblait plutôt solitaire, à vivre de son côté, et dans un sens, peut-être lui ressemblait-il.
William balança la valise sur le siège passager de sa voiture, s'apprêtant à grimper derrière le volant, mais le type l'arrêta, l'air toujours complètement dérouté.

– Attendez, qu'est-ce que je fais maintenant ?

– Je suis certaine que l'un de vos domestiques serait ravi de venir vous chercher, n'est-ce pas ?

Elle lui tapota la joue comme pour lui dire « allez, vous êtes un grand garçon » – ce qui lui valu un regard complètement désabusé de son interlocuteur – avant de retourner s'installer enfin sur le siège conducteur.

– Merci pour le coup de main, dit-elle d'une voix assez basse.

Destiné au rapace qui l'avait sûrement entendue grâce à son ouïe de dragon. Bien contente d'en avoir terminé avec tout cela, elle démarra le moteur, laissant là le pauvre bougre qui commençait déjà à pianoter frénétiquement sur son téléphone. Normalement, elle aurait tout de suite ouvert la valise, décortiqué toutes les piles de pièces, les aurait examinées attentivement, comptées et noté la somme dans son carnet de compte personnel. Mais elle préféra largement partir, s'éloigner d'ici et oublier ce type une bonne fois pour toute.

Au lieu de continuer la route, qui passait à travers les arbres, elle bifurqua sur la gauche pour suivre la lisière, évitant de s'enfoncer dans la forêt, coupant ainsi à travers champs. Elle ne savait même pas où elle allait, juste que dans cette direction se trouvait vaguement la capitale, où elle voudrait se rendre dans quelques temps. Sur sa droite, la forêt défilait à mesure qu'elle s'éloignait de la route bétonnée. Appuyant sur la pédale d'accélérateur machinalement, William soupirait profondément à intervalles réguliers pour tenter de détendre la tension et d'envoyer en même temps de l'air à ses muscles manquant d'oxygénation à cause de l'anémie.
À mesure que la voiture prenait de plus en plus de vitesse, la luminosité commençait lentement à descendre à mesure que le soleil disparaissait derrière l'horizon, offrant des couleurs orangées au ciel ainsi qu'aux traînées laiteuses de nuages. Dans moins de deux heures, la nuit serait complètement tombée, pourtant la température ne semblait pas diminuer. Du moins, dans l'habitacle de la voiture, bien que les fenêtres étaient grandes ouvertes, William avait juste l'impression d'être dans un four, le migraine cognait sur ses tempes, l'air était lourd à rendre sa respiration laborieuse. Curieuse, elle leva les yeux au ciel pour voir si le rapace l'avait suivie ou s'il était directement retourné la d'où il venait. Après tout, il n'avait pas de raisons de rester plus longtemps... n'est-ce pas ? Il avait rencontré le commanditaire comme il le voulait, et maintenant...

Après une vingtaines de minutes, le paysage devenait flou. Était-ce à cause de la vitesse, ou d'autre chose ? La jeune femme se frotta les yeux d'une main. Des minutes d’inattention, durant lesquelles elle s'était beaucoup trop rapprochée de la lisière, la voiture ayant peu à peu dérivé vers la droite... et la conductrice s'en rendit compte trop tard. Le violent coup de volant qu'elle donna ne suffit pas à lui faire totalement éviter le large arbre. Le véhicule heurta brutalement le tronc avec un fracas retentissant, explosant le phare, le rétroviseur, et rafla les portières. Le choc ne lui fit pas totalement perdre son élan, et il continua à zig-zigzaguer alors que William, sonnée, pilait de toutes ses maigres forces pour reprendre le contrôle de la machine rétive.
Cette dernière s'arrêta, heureusement, toujours sur ses quatre roues malgré le fait qu'elle ait manqué de chavirer plusieurs fois, laissant derrière elle un tronc défoncé et des morceaux de taule... ainsi que sa maîtresse à la fois dépitée et à moitié assommée.

La jeune femme laissa s'appuyer son front contre le volant avec un long soupir. Bien sur, elle maîtrisait assez ses pouvoirs pour forcer son corps à réparer les plaies en un temps record, l'obligeant ainsi à accomplir en quelques secondes ce qui aurait prit des jours à faire, mais cela était loin d'être parfait. Non seulement ce tour de force consommait énormément d'énergie, mais en plus, ce n'était pas de véritables soins, seulement un moyen de tromper la mort un peu plus longtemps. Elle toucha les deux bandes brillantes sur son épaule, se rendant rapidement compte qu'elles étaient vides. Cela faisait un moment qu'elle n'avait pas pensé à les recharger en magie. Magie qui lui aurait été bien utile à cet instant.
Que compte-il faire maintenant ? Retourner à la Crète ?
Elle sorti lentement de la voiture, s'asseyant dans l'herbe, le dos contre la taule. Elle ne savait pas si c'était la douleur, l'épuisement physique et psychologique, ou la fin d'une chasse, mais elle se sentait étrangement... abattue et morose. Elle avait l'impression de manquer de quelque chose. Peut-être qu'à force, la solitude pesait bien plus. Il valait mieux qu'elle passe la nuit ici, au lieu de reprendre la voiture. Une brise fraîche s'était levée, qu'elle aurait agréable si son esprit n'était pas occupé à tourner en rond. Peut-être qu'une pause dans ses activités lui ferait du bien... elle avait de quoi tenir pendant un moment, et de toute façon, il y avait besoin de vrais soins pour se retaper, bien que, vu l'aspect de la plaie, elle se doutait que cela laisserait une magnifique cicatrice, elle espérait seulement qu'il n'y ait pas d'avantage de séquelles, aussi bien physiques que psychologiques.
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