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 L'Affrontement [Crête de la fournaise]

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Ikari
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MessageSujet: L'Affrontement [Crête de la fournaise]   Sam 5 Aoû - 2:26



Le soleil peignait de ses rayons l'épais mur de roche, ils s'infiltraient par l'étroit passage qui menait à l'espace aussi grand que deux terrains de foot réunis. Un enclos de roche, de pierre et de lave solidifiée, caché au monde, pris dans des doigts rocheux et qui cachait pourtant un autre enclos minéral. Plus petit, plus haut aussi. Ce petit cercle surplombait cette terrasse grise et poussière, à la roche chaude qui ne laissait que peu de place aux bourrasques, faisant des deux lieux un véritable étau, condensant la chaleur des volcans plus haut dans les terres.

Pourtant une bourrasque claqua la terre, balayant la poussière qui dans un tourbillon se fit emporter loin de cet endroit si étrange, imprégné d'une puissante magie, d'une aura puissante qui s'écrasait sur chaque élément. Alors que de multiples bourrasques venaient s'entrechoquer contre ce sol, une ultime confrontation se heurta, et un râle grave s'éleva, à peine audible dans les forts vents qui faisaient vibrer ciel et terre. L'aube s'élevait et la vie quittait dans un dernier soupir la bête dont les os s'étaient fracassés au contact dur et tiède de la pierre. Les bourrasques prirent fins, le sol trembla, l'animal eut un dernier soubresaut, peut-être même une dernière pensée, son cœur las, épuisé commença doucement à s'éteindre, telle la dernière lueur d'un feu mal entretenu, le monde s'évanouit devant son regard que le voile vitreux et terne de l'Inconnu commençait à recouvrir. L'aube renaissait après la nuit, mais après celle-ci aussi un être mourut, incapable de modifier son destin, impuissant face aux forces qui l’oppressaient. L'animal ne pouvait que ressentir la fatigue le couvrir, les ténèbres l'envahir, nul pensées de besoin, de peur ou de buts inaccomplis ne vint troubler le repos qui enlisait son cœur. Le monde s'effondrait, à moins que cela ne soit lui qui chutait dans d'impensable limbes ? Mais la bête ne pensait pas, elle vivait simplement ses derniers instants, à se sentir lourde, à entendre le bourdonnement du silence avant que même celui-ci ne la délaisse dans un monde d'âmes mortes puisque, déjà, le monde dans lequel elle avait péri n'existait plus, et n'avait jamais existé pour l'animal.

Lentement le sang se répandit sur les roches volcaniques, mais il ne s'agissait là que des derniers litres pulsés par un cœur devenu inactif. De puissantes serres se refermèrent sur le ventre du mort, écartant les chairs ouvertes, éparpillant le festin qui allait atténuer sa faim. Son regard de ténèbres glissait sur les courbes sans vie, et lentement le bec s'ouvrit, son haleine chaude s'opposa au corps qui se refroidissait, l'odeur du sang effleura agréablement ses narines... la faim le tenaillait. Pourtant la plus grande bête se stoppa. A mi-parcours entre lui et sa proie il referma sa gueule dans le vide, son regard reflétant un être brisé par la vie se posa sur le corps dont la vie venait de quitter. Quelques souvenirs lui revinrent en mémoire. La peur. L'effroi. La solitude. La mort.
Un instant il hésita, un instant il se questionna sur ses choix, sur le passé dont il portait le lourd tribut, où l'héritage du lui d'avant n'était qu'un cadeau empoisonné. Puis soudain, l'agacement, la colère, de ses actes d'antan dont il ne tirait plus qu'une frustration instable, si bien que son bec se referma sur l'être qui avait, en l'espace de quelques instants, reflété ce qu'il avait toujours voulu oublier.


Alors, tandis que du corps de l'animal il ne resta plus que le sang sur la pierre, le chasseur s'ébroua. Il releva sa tête tout en étendant les deux ailes sur les côtés de son crâne, mais le plus spectaculaire fut lorsque toute sa force, tout sa splendeur sembla éclater au moment où il étendit une seconde paire d'aile, si grande que pour les mythes elle aurait pu cacher le soleil au monde. D'un seul battement, à la seule puissance de ses ailes, la bête quitta les terres afin de se retrouver dans les vastes cieux. Sans quitter la zone où son nid se trouvait mais dans lequel il n'allait plus jamais, il se laissait à moult divagations, à divers souvenirs tous plus douloureux les uns que les autres. Pourtant il avait fait le choix de continuer à vivre, et qu'importe les jours où il regrettait ces choix, qu'importe les moments où la cruelle vie venait répandre son poison, il avait fait le choix d'attendre le moment fatidique où la vie aurait besoin de lui.
Puisque, malgré tous les impitoyables événements qu'elle lui avait fait subir, pour tout ceux qu'elle lui ferait subir encore et encore, il ne pouvait pas se résoudre à tout abandonner lâchement. Il ne pouvait pas se résoudre à l'abandonner. Puisqu'il attendait le jour où cette fois il aurait le pas sur son destin, où il n'en serait plus l'esclave mais le maître. Puisqu'il attendait le jour où il pourrait prendre sa revanche.
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MessageSujet: Re: L'Affrontement [Crête de la fournaise]   Sam 5 Aoû - 19:46

Un endroit aussi terne et poussiéreux... si elle avait été une bête aussi grande, qui pouvait choisir l'endroit ou installer son nid, c'était certain qu'elle ne serait pas allée dans un lieu pareil, rempli de roches dures et brûlantes. Cela faisait... trop longtemps, qu'elle était à sa poursuite. Plusieurs fois, elle avait songé que même s'il pouvait voler, il y avait tout de même un endroit où il reviendrait, ou plus généralement, peut-être une zone ou il passait plusieurs fois. Serait-ce de l'acharnement inutile ? Elle y pensait, mais intimement, la jeune femme ne voulait pas abandonner, il y avait toujours cette insatisfaction qui lui pesait, ce sentiment d'inachevé, voire même... qu'elle avait raté quelque chose d'important. Et puis, il allait sans dire que celui qu'elle chassait semblait avoir volontairement loupé des occasions de se débarrasser de son poursuivant, et ça, ce n'était pas une réaction habituelle de bête.
Si William avait conduit lentement à travers les plaines, dont l'herbe était déjà très sèche, elle avait du laisser sa voiture loin, car le chemin qu'elle avait emprunté ne pouvait se faire autrement qu'à la force des jambes. Alors pendant plusieurs heures, sous la chaleur infernale de l'été couplée à celle habituelle dégagée par la proximité avec les volcans, l'humaine qu'elle était avait combattu l'épuisement, l'isolation et la déshydratation, devant gravir la montagne en forçant sur les genoux, parfois même, sur ses bras lorsque la pente devenait bien trop raide. Les rochers coupe-gorge offrait de bonne prise pour les mains, pour peu que l'on savait ou s'accrocher, mais à force de s'appuyer sur des cailloux aussi chauds qu'une plaque de cuisson, ses paumes et ses doigts rougeoyants lui faisait un mal de chien. Et ce, même malgré les longs gants mitaine qu'elle portait. La terre fine s'infiltrait de partout, ternissant ses cheveux clairs, salissant ses habits, la faisant tousser parfois violemment et cracher sur le sol pour nettoyer sa gorge. Mais malgré tout cela, la chasseresse avançait telle une machine entre les rochers, sans faire de pause, buvant quelques gorgées d'eau tiède sans s'arrêter.

Lorsqu'elle arriva au bout de la montée qu'elle gravissait, posant le dernier pas sur un rocher plat, un souffle de vent brûlant lui fouetta les joues. Ici, en hauteur, l'air circulait, mais lorsqu'elle regardait en contrebas, en direction de cet espèce de creux rocailleux, le paysage se déformait à cause des vapeurs d'air ardent qui stagnaient dans cette cuvette. S'il fallait combattre la-dedans, sûrement qu'elle allait être à son désavantage, à cause de l'ambiance étouffante. Au-dessus de sa tête, William le vit passer, planant en hauteur. Sûrement avait-il déjà constaté sa présence, car cette fois, pas de piège sournois ni de choses cachées, pas d'armes supplémentaires ni d'autre aides que son épée. Juste un simple face-à-face, pour un combat brut.
La jeune femme entreprit la descente vers cette cuvette torride, ou rien que la respiration était difficile. Certain cailloux glissaient et tombaient à mesure qu'elle avançait, devant toujours plus forcer sur ses jambes pour ne pas dévaler la pente, mais ce fut sans soulagement qu'elle arriva sur le sol plat. Elle avait dépensé beaucoup trop d'énergie pour arriver jusqu'ici. William ouvrit sa bouteille d'eau, s'en versa sur le front, avant de boire jusqu'à la dernière goutte. Non loin d'elle se trouvait la carcasse éventrée d'un animal, cuisant presque dans cette ambiance asphyxiante.

William se mit simplement à marcher, laissant son épée pointée vers le sol, traçant une ligne dans la poussière, des frissons lui parcourait l'échine malgré ma chaleur de l'endroit. Car elle avait bien l'impression que cette fois, pas de retour en arrière, cette chasse lui pesait, alors maintenant, elle devait se terminer, l'un d'entre eux devait en finir aujourd'hui, qu'elle le tue ou qu'elle meurt, au moins, se serait fini pour de bon. Levant la tête vers le ciel, la chasseresse attendait de voir s'il allait faire le premier mouvement.
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Ikari
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MessageSujet: Re: L'Affrontement [Crête de la fournaise]   Dim 6 Aoû - 0:26

Le Dragon Rapace l'avait vu. Depuis bien longtemps d'ailleurs. Son regard perçant avait repéré la petite humaine qui se déplaçait entre les roches. De temps à autres, il l'avait perdu de vu, mais en soit, elle ne faisait que tourner autour de son nid pour parvenir à y accéder. Si lui pouvait voler, Allark avait pleinement conscience que le chemin devait être rude pour la faible humaine qu'elle était. Faible ? Il ne pensait pas réellement qu'elle était faible. Inconsciente peut-être. Néanmoins, le grand dragon ailé reconnaissait sa force, son habilité, et son incroyable ardeur. Jamais un chasseur était parvenu si loin, jamais un humain n'avait réussi à trouver son nid, et encore moins à fouler la terre ardente pour espérer le piéger. Certes, il ne sentait pas de piège. Pour une fois, c'était même le contraire qu'il ressentait. Après moult combats, moult batailles menées à bien ou à mal. Après qu'elle l'eut pousser dans ses retranchements par moment, il pressentait une « dernière bataille ». Pour le dragon, laisser un Homme s'approcher de son nid était un délit, pourtant il avait refréné ses ardeurs, ses pulsions violentes presque pour ne pas lui plonger dessus toutes griffes dehors. Il avait dévoré sa proie, puis s'était mis à planer ensuite, dans l'attente de sa venue.
Il aimait son nid, son emplacement, un emplacement difficile d'accès, un emplacement à la vue splendide, et surtout, deux alcôves : une plus en hauteur que l'autre mais plus étroite pour son nid de paille, de branchages et de feuilles où il pouvait dormir bien que le sommeil l'avait quitté depuis des siècles dans ce nid. L'autre alcôve plus basse permettait de prendre des repas, de jouer avec ses proies ou bien d'étendre ses ailes pour les nettoyer.

S'il l'avait laissé s'approcher autant c'est qu'Allark avait l'étrange sentiment qu'encore une fois, la vie allait lui jouer un sale tour. Mais ce sale tour, il en avait le pressentiment, pouvait aussi se retourner, plus loin dans le futur, contre la vie. Alors, le dragon aux plumes magiques avait pris son mal en patience. Au-delà d'une simple bataille, quelque chose de plus profond se tramait, comme si, malgré la bataille, une ombre était tapie. Ce n'était pas la première fois qu'il ressentait, au plus profond de son épais plumage, une sensation étrange lorsqu'il la combattait, elle, en particulier, elle, seulement elle, uniquement elle. Les batailles pouvaient créer des liens, et un lien entre un véritable chasseur -dans le sens un chasseur respectueux, conformes à faire comme avant, la traque, le respect de l'animal...- et sa proie n'était qu'un lien unique, invraisemblable. Il aurait pu la tuer. Elle aurait pu le tuer aussi. Mais, au fil de leurs batailles, le grand dragon sentait que ce n'était plus une histoire de tuerie mais quelque chose de bien plus important, plus profond. Peut-être que le sentiment n'était pas partagé, ou bien que l'impression n'était pas la même, pourtant Allark ne ressentait pas la peur de mourir, ni une résolution à mourir. Conscient que sa vie allait perdurer encore de nombreux siècles. Il s'agissait d'une bataille, mais pour lui, pas d'une fin, ni pour son être, ni pour la chasseuse qui parfois était devenue la proie. De nombreuses fois ce duo avait échangé leur place, lui à la base une proie était devenu un chasseur, elle à la base une chasseuse était devenue une proie.

Ses deux paires d'ailes battaient en rythme mais sans être en phase, les ailettes sur sa tête frappaient l'air, puis ensuite les deux grandes ailes à l'envergure vertigineuses brassaient les cieux, mais en ce temps, ses quatre ailes étaient étendues afin de planer. Il l'attendait. Au bout de quelques heures sûrement pour l'humaine mais au bout d'un battement de cil dans la vie du dragon, il perçut enfin sa présence tout proche du nid. La chasseuse arrivait par le plateau, ne s'étant pas donné la peine de grimper plus haut pour accéder à son véritable nid, un enclos plus étroit, en hauteur. Elle semblait abattue, sa lame traînait dans la poussière volcanique, et sûrement souffrait-elle de la chaleur. Lui se sentait bien, malgré son épais ramage, ses pattes touffues et sa carcasse épaisse, il se sentait bien.
Puis finalement, sans perdre plus de temps, Allark entama un tour de l'étau, les ailes presque placées verticalement par rapport à l'axe de la terre. Au final, il la reconnaissait comme son égal, elle s'était battue jusqu'au bout, et elle s'était bien battue il l'admettait, il le reconnaissait. Alors, le dragon de plume voulait donner un dernier combat épique. Son bec de cuir sombre se tourna vers le corps de l'humaine, dans sa boucle, il était dorénavant face à elle, loin certes, mais dans son axe. La tension grandissait entre eux, et encore une fois, à chaque combat, le reptile de plume sentait quelque chose au fond de lui, et cette chose, il le savait, allait se dévoiler en ce jour.
Sans plus de cérémonie, Allark fonça droit sur la chasseuse, les serres bien avant, près à les resserrer autours de son frêle corps. Cependant, elle parvint à l'esquiver, et sa grande taille ne lui permettait pas une grande précision avec un être aussi petit. Dès lors, le dragon rapace foula le sol, il ne reprit pas son envol, restant sur la terre, la piétinant en laissant de longues traces dues à ses serres immenses. Sa queue fouettait l'air, et son bec cherchait la chasseuse pour la becqueter.


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MessageSujet: Re: L'Affrontement [Crête de la fournaise]   Dim 6 Aoû - 0:26

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MessageSujet: Re: L'Affrontement [Crête de la fournaise]   Mer 9 Aoû - 19:48

William regarda attentivement les mouvements de l'oiseau géant au-dessus de la montagne. Malgré sa taille, il n'avait pas l'air d'avoir un quelconque problème pour se déplacer dans les airs. Le suivant des yeux, la tête tournée vers le ciel, elle profita de ce calme avant la tempête pour se demander ce que ça pouvait bien faire de voler ainsi, libre de se déplacer ou bon lui semble, nullement arrêté par les caprices de la terre, les montages ou les mers. De le voir ainsi, toujours la même sensation, c'était dommage de devoir mettre à mort un être comme cet oiseau géant. Mais après tout, c'était son boulot de chasseuse de primes, c'était pour cela qu'elle le poursuivait depuis si longtemps, n'est-ce pas ?
Même cette affirmation, elle n'en était pas certaine. C'était certes la première fois qu'une chasse durait aussi longtemps, et si il y avait ce petit côté de fierté à se dire qu'elle n'avait jamais abandonnée une traque, d'un autre côté, si sa motivation n'avait été que pour l'argent, peut-être aurait-elle fait une dérogation pour ce contrat la et aurait fini par laisser ce dragon tranquille. Mais... il y avait quelque chose en plus. Cette impression de louper un truc important, de ne pas réussir à trouver quoi, tout en sachant qu'il était bien là. Comme quelqu'un qui saurait qu'un trésor est enterré dans un champ, et que ne pouvait pas s'empêcher de creuser avant de l'avoir découvert. Et la, en cet instant, à regarder le dragon voler et commencer à se positionner pour attaquer, malgré le fait qu'elle risquait sa vie, qu'elle pouvait mourir ou pire, rester blessée à vie, William ressentait aussi une part de satisfaction à être arrivée jusqu'ici. Comme si, après tout ces combats, elle était contente de se retrouver une fois de plus face à lui, pour le simple fait d'être avec – ou plutôt contre – cette bête.

Jugeant de la taille immense de son adversaire, la jeune femme cru que ses jambes déjà fatiguées par la montée n'allaient pas lui permettre de l'esquiver complètement, mais... deux pattes aux serres acérées qui lui fonçaient dessus était une excellente motivation. Devant le danger de la douleur ou de la mort, la décharge d'adrénaline qui s'ensuivit lui permit de bouger aussi rapidement qu'elle le voulut, se jetant sur le côté pour esquiver, sa cuisse ne se souvenant que trop bien des dégâts que pouvait faire cette attaque.
Être couverte de poussière était bien son dernier soucis, la jeune femme se releva presque immédiatement, levant un bras devant sa figure pour réduire le souffle de vent et la terre projetée lorsque le grand oiseau atterri. Elle jugea ensuite de ses possibilités.
Attaquer les parties qui étaient facilement à sa portée, à savoir, les pattes, la où se trouvait les plumes blanches. Toute la poussière soulevée formait presque un brouillard autour des pilons de la créature, ce qui rendait leur atteinte plus compliqué. Mais d'un autre côté, peut-être pouvait-elle profiter de ce nuage avant qu'il ne finisse par retomber ? Ce n'était pas comme si elle n'avait pas l'habitude de combattre dans des environnements poussiéreux après tout ! Et encore moins en ce qui concernait la chaleur, n'avait-elle pas passée son enfance dans un désert ? Ses mains douloureuses, les grains de sable brûlants qui s'infiltraient et irritaient la peau, l'air chaud qui donnait l'impression d'avoir tout le mal du monde a respirer, c'était des sensations qui lui rappelait ses premiers combats dans les dunes, contres les félins du désert aux dents de sabre, contre les scorpions ou ces espèces de lézards aussi gros et vifs qu'une panthère. Tout cela la rendrait presque nostalgique, si son esprit n'était pas totalement concentré sur le combat qui venait de commencer. Il fallait tout donner maintenant, laisser la place à l'action et aux réflexes.

D'un geste, William attrapa un foulard blanc qu'elle noua autour de son visage, laissant seulement ses yeux découverts, pour éviter d'inspirer trop de saletés durant l'affrontement et se retrouver avec la gorge et les bronches dangereusement encombrées. Normalement elle avait aussi des lunettes pour se protéger les yeux... mais ces dernières étaient brisés en deux depuis un bout de temps, alors il allait falloir faire sans. Attentive aux mouvement de son adversaire, elle prit soin de se déplacer rapidement pour rester hors de portée du bec meurtrier, mais aussi pour ne pas se faire happer par la queue qui s'agitait dans tous les sens. Raffermissant sa prise sur le manche de son épée, la chasseresse s'élança lorsque l'occasion lui paru la bonne, visant les jarret de la bête, espérant lui couper quelques tendons ou au moins lui entamer le cuir.
Malheureusement, le nuage de poussière et l'absence de protection pour ses yeux était très handicapante, et tout ce qu'elle réussi a faire pour ce coup, fut de mal juger la distance. La lame ne touche même pas la chair et se contenta de couper quelques moitiés de plumes sans faire aucun dégât.


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MessageSujet: Re: L'Affrontement [Crête de la fournaise]   Mer 9 Aoû - 19:48

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MessageSujet: Re: L'Affrontement [Crête de la fournaise]   Mar 15 Aoû - 13:47

Le nuage de poussière s'élevait au fur et à mesure qu'il piétinait le sol de ses puissantes serres, son bec, avec la férocité dont il faisait preuve, laissait quelques légers impacts sur la roche chaude. Rapidement, un écran brunâtre commença à faire disparaître la chasseuse qui devait sûrement profiter de la poussière pour tenter de l'attaquer. Pourtant, le grand dragon ne sentait rien, ni une douleur ne l'avertissait d'une entaille, ni même un léger tiraillement pouvant indiquer que la jeune femme lui grimpait dessus. Que faisait-elle alors, cachée dans un nuage de poussière qui se faisait balayer par un vent brûlant ? Le dragon-rapace se mit à piétiner moins rapidement, moins fort, jusqu'à s'écarter doucement de l'endroit où il avait marché et où son bec avait meurtri le sol. Un léger grognement fut naissant dans sa gorge alors qu'il fouettait l'air de sa queue dans le sens du vent, accélérant le processus pour faire disparaître le nuage de poussière mélangeant terre sèche et cendre.

Son regard ébène repéra rapidement la jeune femme et les quelques plumes qu'elle avait réussi à trancher. Ainsi donc, tout comme il avait échoué son assaut, elle aussi, elle avait lamentablement échoué. Allark fit un bond en arrière, remettant une certaine distance entre eux, doucement, il écarta légèrement les ailes, sans les ouvrir complètement, l'une de ses pattes gratta le sol tandis que sa tête se pencha sur le côté, claquant le bec comme pour défier cette chasseuse qui était allée plus loin que les autres. Des huissements s'échappaient de son gosier similaire aux rapaces alors qu'il faisait battre sa queue autour de lui. L'animal regardait la chasseuse, il la jaugeait, avec le calme de la mer avant la tempête, l'observait. Il pouvait sentir la fatigue en elle, l'épuisement du à la chaleur et à la montée jusqu'au nid mais malgré tout, la jeune femme continuait de se battre. Il ne pouvait que reconnaître soit de l’imbécillité soit une ardeur et un acharnement digne des plus grands guerriers. La bête avait déjà fait son choix, et au plus profond de lui le combat était déjà terminé, tout c'était déjà joué, pourtant il ne le savait pas encore.
Allark gratta une dernière fois la roche, y laissant la trace de ses serres, avant de se mettre à courir vers la chasseuse, il déploya les ailes, son bec s'ouvrit pour émettre un fort grondement alors qu'il était prêt à la happer de tout son poids.

Il ne comptait pas la tuer, mais pour une fois, il sentait la lueur de la vie s'animer en lui, un brasier semblable à un feu de joie le consumant. Elle lui montrait qu'elle était tenace, alors il voulait lui montrer à quel point il pouvait être puissant et ce même sans utiliser un pouvoir. Ses longues plumes effleurèrent la roche alors que le grand dragon prenait un léger envol, juste avant de percuter la chasseuse, afin de pouvoir l'empoigner de ses serres. Sa poigne se referma sur le petit corps de l'humaine qu'il plaqua sur le sol, la tenant sous l'une de ses pattes. Il savait que si elle gigotait légèrement elle pouvait s'extirper, mais son but n'était plus de la tuer, ni même de jouer avec elle. Allark, afin de pouvoir voir cette humaine, devait plaquer son bec contre son poitrail plumeux, sa patte tenant contre la roche la femme était un peu avancée, facilitant la vision qu'il avait d'elle. Cette fois-ci, il l'observait au plus prêt, un souffle chaud vint même s'évanouir sur la chasseuse qu'il envoya rouler sur le côté par la suite, la libérant de ses serres. Il ne voulait pas la tuer certes, mais le dragon rapace ne l'avait pas ménagé non plus en la jetant sur le côté.

Il se replaça bien droit, le regard sombre toujours fixé sur l'humaine, attendant patiemment qu'elle se relève. Sa peau devait tout de même être assez résistante pour que la douleur ne soit pas insurmontable, juste assez désagréable, et que la roche n'ait fait que taillader la peau. Mais encore une fois, la grande bête ne cherchait pas à la tuer. Allark voulait asseoir sa puissance, faire le beau presque, parce qu'il se sentait revivre.


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MessageSujet: Re: L'Affrontement [Crête de la fournaise]   Mar 15 Aoû - 13:47

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MessageSujet: Re: L'Affrontement [Crête de la fournaise]   Mar 15 Aoû - 20:28

Son grondement s'échappait de sa gorge, il se portait avec son pas lourd, labourant la terre de ses griffes, brisant les roches d'un simple contact avec sa paume. Il avancé, faisant trembler le sol sur son passage, faisant se couvrir les cieux et obligeant les animaux à se réfugier loin de son regard jaunâtre et luisant. Il était un roi parmi les monstres, un géant à ne pas sous estimer. Sa fourrure, dressée sur son échine, ne pliait pas sous le vent de braise et ni la chaleur du volcan qui brûlait son cuir ni la poussière volcanique embrumant sa vision ne parvenaient à le faire fuir de ce lieu.
La faim le tiraillait, et l'appel d'un sang frais avait titillé son sombre museau à quelques kilomètres, l'incitant à sortir au grand jour.

La bête, à l'aspect féroce, marchant la tête baissée mais le regard toujours fixé sur l'horizon, les cornes torsadées pointant dans la même direction, ne courait pas. Elle ne se donnait pas la peine de dépenser cette énergie. Malgré l'âge peu avancée de l'animal qui s'aventurait dans le volcan, sa musculature était développée, saillante, les muscles roulaient sous la peau épaisse, se gonflaient pour mieux se relâcher et expirer un vent de puissance aux regards des quelques curieux qui osaient observer le passage de la bête. Mais, les curieux n'étaient que du menu fretin à ses yeux de péridotite, lui voyait plus grand, plus haut. Un râle s'échappa de ses crocs qui dépassaient malgré sa gueule close, ignorant la route abrupte, il continuait de grimper, sa queue balayant l'air sans se soucier de si elle tapait ou non la roche. Seule la faim guidait ses pas, et l'odeur de sang qui enivrait son esprit. Ses deux billes dorées qui lui servaient d'yeux ne pouvaient rien faire d'autres que de fixer le haut de la crête où l'odeur de sang était.
Durant un moment encore ses griffes labourèrent la roche, laissant ça et là diverses traces de griffures alors qu'il empruntait des chemins inconnus, que nul animal ne prenait, allant au plus rapidement, la bête à la peau d'un vert presque noir posa enfin les antérieurs sur le haut de la crête surplombant alors deux creux dans la montagne. Son souffle rauque s'agita à la vue offerte, son cœur fit un bond et ses griffes se rétractèrent plusieurs fois.
Le monstre salivait, le liquide visqueux gouttait sur le sol tandis qu'il s'ébrouait, bandant ses muscles il bondit dans la première alcôve, atterrissant sur des branchages, des feuilles mais beaucoup de plumes duveteuses et confortables. Cependant il se moquait bien du confort, lui qui vivait dans de sombres lieux, au plus profond, dans les recoins humides, là où les torches n'éclairaient rien, si bien que peu d'Hommes n'osaient s'approcher de ces lieux dont il en avait fait son habitat.

La grande bête s'approcha du second rebord, prêt à bondir dans la seconde alcôve, son regard allait du cadavre qui apportait une odeur de sang et une légère odeur de rôti, vers la grande bestiole qui semblait être au prise avec un être nettement plus petit. Tout son être de chasseur s'éveilla, il ne voulait plus de ce cadavre, de cette charogne qui gisait là, au loin. Lui désirait dorénavant chasser, faire couler du sang frais dans sa gorge, sentir la vie quitter ses proies. Il voulait quelque chose de frais. Alors, avant de sauter sur l'esplanade, l'animal rugit. Un grondement violent, puissant et féroce qui vint déchirer les cieux et faire trembler la terre. Puis, sans plus de cérémonie, la grande bête fonça droit sur le grand dragon, avec force et usant de tout son poids, il vint le percuter. Bien que le dragon l'eut vu, il avait mal calculé la puissance de l'attaque et fut rapidement projeté et mis à terre par l'animal.
Il était une bête, un monstre, une terreur que personne ne voulait voir sur son chemin. Bien que le dragon rapace avait déjà dévoré quelques-uns des siens, un combat brut contre un Béhémoth était toujours quelque chose de dangereux.
La bête plongea ses crocs longs et durs dans le poitrail du plumeux, le sang lui gicla au visage alors qu'il voyait d'un œil attentif la queue du dragon s'abattre sur lui. Mais avant même qu'il fut touché, le Béhémoth s'éloigna de nouveau, dans sa gorge un grondement incessant tournait, son regard allait du grand dragon qui se relevait péniblement et dont le torse pulsait quelques filets de sang. Il pouvait sentir la rage du volant, et il adorait cette sensation lui léchant l'échine. Il en voulait plus. Puis, soudain, il se tourna vers l'humaine.

(Pour choisir la personne visée, j'ai lancé un dé 100 si le résultat est supérieur à 50 il vise Allark, si inférieur il vise William
Résultat : 53
et un dé monstre pour l'attaque)
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MessageSujet: Re: L'Affrontement [Crête de la fournaise]   Mar 15 Aoû - 20:28

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MessageSujet: Re: L'Affrontement [Crête de la fournaise]   Aujourd'hui à 1:32

Cette attaque manquée agaça profondément la chasseresse, qui était parfaitement consciente qu'elle ne disposait que de quelques essais, qu'elle ne pourrait pas tenir un combat trop long, que chaque échec serait impitoyablement punit. Le nuage de poussière retombait lentement, elle n'allait plus pouvoir profiter de cet écran, bien que cela l'arrangeait aussi d'un côté, sa vue étant considérablement affaiblie. William prit de l'élan pour se sortir de là, reculant alors que son adversaire s'éloignait aussi. Ce n'était que le premier assaut. Il y eu un moment de flottement, durant lequel la jeune femme se campait sur ses deux jambes, et la poussière finissant bien par retourner au sol, elle baissa la foulard noir qui lui protégeait le visage, lorsqu'il n'y avait plus de particules trop importantes dans l'air, il n'était plus très utile et l'empêchait même parfois de respirer profondément. Inutile d'aller courir derrière le rapace, il franchirait plus rapidement la distance, alors elle attendit simplement son prochain mouvement.
Plutôt concentrée sur la tête du dragon, pensant qu'il comptait lui donner des coup de bec, elle ne vit que trop tard son intention de se servir de ses serres. William serra silencieusement les dents lorsque son dos choqua contre le sol ardent, le corps écrasé par le poids que mettait son adversaire sur sa patte, cette même patte qui l'a maintenait fortement au sol. Par réflexe, elle empoigna l'un des doigts du rapace de sa main libre, celle tenait l'épée étant immobilisée. Mais étrangement, alors que dans cette position n'importe qui aurait peur de se faire arracher la tête d'un coup de bec, intimement, la jeune femme sentait que cela n'allait pas arriver. Que son adversaire n'avait pour intention de lui donner le mort, ou du moins, pas tout de suite. Retenant presque sa respiration, elle rendait son regard au rapace. Dans l'action des combats, et malgré le fait qu'ils aient été nombreux, elle n'avait pas prit le temps d'observer le crâne entièrement noir, de repérer ou était précisément ses yeux, ni même qu'il avait une sorte de chevelure noire – qui semblait étrangement soyeuse – au-dessus de la tête.
Elle n'émit qu'un souffle court en sentant la morsure brûlante des cailloux lorsque le dragon décida de l'envoyer valdinguer dans le décor. Son premier réflexe fut de protéger sa tête pour éviter de se prendre un mauvais coup sur le crâne, alors qu'elle faisait plusieurs roulades, les pierres cognant et éraflant sans ménagement. Sans se décourager, elle profita de l'élan de la dernière roulade pour forcer et atterrir sur ses jambes, pour ne pas rouler indéfiniment dans les cailloux. Ces dernières l'avait entaillée au niveau des cuisses et des coudes, ouvrant la peau et salissant les chairs de leurs graviers poussiéreux. Empoignant son épée à deux mains, elle s'apprêtait à charger sans attendre, mais un rugissement l'arrêta net.

Voilà qu'un importun décidait de se joindre à la fête. Et sur toutes les bêtes qu'elle connaissait, ce fut l'une des pire qui sauta de la falaise, rien de moins qu'un Béhémoth... il ne fut pourtant pas intéressé par elle, et fonça sur le rapace. Ce fut donc dépitée que William regarda le monstre galoper tête baissée en direction du grand oiseau, le percutant avec force et faisant gicler son sang. Et pile à cet instant, lorsqu'elle vit le liquide rouge ruisseler sur les plumes couleur nuit, pour la première fois elle eut peur pour le dragon. Bien sur, à y réfléchir à tête reposée, on penserait facilement qu'il faudrait bien plus que ça pour venir à bout de l'oiseau géant, mais... la violence du choc était véritablement impressionnante, et comme une réaction totalement instinctive, le cœur de la chasseresse fit un bond, et la poussa à faire un pas en direction des deux monstres, esquissant un geste du bras comme pour attraper quelque chose d'invisible devant elle. Sa propre réaction la surprit, d'ailleurs... ne devait-elle pas trouver cela d'une certaine opportunité ? Mais loin d'être satisfaite de l'arrivée de cet intrus dans la zone de combat, elle n'intervint pourtant pas, n'allant pas défendre le dragon – il pouvait sans doute se défendre seul n'est-ce pas – et encore moins profiter de le charge du Béhémoth pour tenter d'attaquer le dragon plumeux. De manière générale, l'irruption de celui-la ne lui faisait absolument pas plaisir. Qu'est-ce qu'elle venait faire ici, cette saleté ? Il n'avait pas le droit de venir s'incruster comme ça. S'écartant un peu lorsque le monstre recula, sans s'en rendre compte, avant de fixer son attention sur la bête, William attendit quelques secondes que le rapace se relève, comme pour vérifier qu'il était toujours à peu prêt d'aplomb.

Elle avait déjà tué des Béhémots, certes. Mais cela avait été après les avoir affaibli avec des ruses, des pièges ou du poison, sûrement pas en les attaquant de front, faire cela serait purement du suicide. Mais malgré tout, elle devait remercier ses connaissance en anatomie de ces bêtes, dans sa technique de chasse, elle s'arrangeait en priorité pour restreindre ses mouvements, en tailladant aux endroits sensibles comme les articulations ou encore les parties molles du ventre, pour atteindre les organes internes. Sur une bête aussi grande que celle-ci, la précision n'avait pas besoin d'être chirurgicale, il fallait simplement découper la chair assez profondément. Simplement ? Facile à dire, car bien fou celui qui penserait qu'un monstre aussi gros et fort manquerait de vitesse de frappe.

Le Béhémoth fini par se tourner dans sa direction, la fixant avec des yeux affamés. Pour lui, elle ne devait être qu'un apéritif, il pouvait la gober entière d'un coup de mâchoire, et c'est sans doute ce qu'il pensa. La chasseresse avait déjà été chargée par ce genre de montre, et d'habitude, elle s'assurait de combattre dans un environnement comportant des obstacles, que ce soit arbres ou cailloux pour pouvoir se cacher, mais là... étant totalement à découvert, elle n'avait d''autre choix que de compter sur la chance pour réussir à être plus rapide que la bête. Cette dernière gratta la poussière sur le sol, baissant la tête avec une sorte de rictus carnassier, le sang gouttant de ses crocs jusqu'aux poils de son menton. D'une forte impulsion, il chargea, rugissant férocement, prêt à happer la petite humaine d'un mouvement de tête... devant l'urgence de la situation, William tenta le tout pour le tout, se disant qu'en la jouant fine, elle réussirait peut-être à éviter les mâchoires et plonger entre ses pattes.

Évidemment, éviter l'attaque d'un monstre aussi gros lancée à pleine vitesse dans cet environnement plat était compliqué, même pour elle. Si la mâchoire ne se referma pas complètement sur son corps, les crocs entaillèrent tout de même une partie de ses côtes, découpant un morceau de peau. Le pari fut à double tranchant. En prenant le risque de plonger sous les pattes, elle se récoltait une superbe blessure au niveau du ventre, un morceaux de chair en moins... mais même si la douleur lui vrillait l'esprit et qu'elle sentait avec effroi l'éclaboussure de son propre sang imbiber ses vêtements, William força tout de même pour ne pas se faire envoyer par le coup de mâchoire. Elle visa au bon endroit, à la bonne seconde, entaillant à son tour la peau du Béhémoth au niveau de l'articulation de la patte droite.
Lorsque le monstre se stoppa, avant la falaise, il avait récolté une blessure, mais considérablement affaiblie la chasseresse. Cette dernière, après le passage du monstre, avait émergé de la poussière d'un bond arrière, retombant sur ses deux jambes... mais elle n'y resta pas longtemps. À peine atterrie, William posa un genou à terre, tombant presque, une main sur le manche de son épée plantée à la verticale dans le sol, et l'autre pressant son flanc gauche. La plaie n'était finalement pas une simple entaille, l'un des crocs avait littéralement transpercé de par en par le flanc et avait arraché la chair. Le sang coulait abondement le long de sa hanche et de sa cuisse. Mais aussi, après un toussotement douloureux, sur la commissure de ses lèvres, le goût métallique emplissant sans bouche, un vertige se joignant aux tremblements et à la respiration de plus en plus saccadée.
De son côté, le Béhémoth se retournait lentement, soulevant sa patte entaillée et la léchant.


Dernière édition par Crayon le Jeu 17 Aoû - 1:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'Affrontement [Crête de la fournaise]   Aujourd'hui à 1:32

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MessageSujet: Re: L'Affrontement [Crête de la fournaise]   Aujourd'hui à 2:59

Le grand dragon émit un étrange râle alors qu'il se relevait, son torse pulsant quelques gerbes de son propre sang. L'irritation, l'agacement, la colère. Il ne pouvait dire quelles émotions, quels sentiments faisaient rage en lui. Durant un instant le géant de plume s'ébroua. Ce monstre était sur son territoire, il avait piétiné de ses pattes salies et de son odeur âcre son nid. Pire encore, le monstre s'en était pris à celle qu'il combattait. Alors qu'Allark regagnait ses esprits, il ne put qu'assister à l'affrontement fou de la chasseuse contre le Béhémoth. Même si l'action était louable, et qu'il put sentir l'odeur du sang de la bestiole, le plumeux put sentir celui de l'humaine de manière nettement plus prononcé, l'action était louable mais inconsciente. Imprudente même. Pourtant, il fallait bien riposter, ce défendre contre cette bête taillée pour le combat, pour tuer tout en jouant avec la proie.

Ainsi, Allark fit un premier pas, puis un second, en direction de la chasseuse. Il aurait pu l'attaquer, il aurait pu la tuer et ensuite finir le Béhémoth en l'attaquant par la voie aérienne, comme à son habitude, néanmoins le dragon rapace n'en fit rien. Mille occasions se présentèrent à lui tandis qu'il se rapprochait de la femme, à genoux, réalisant la gravité de sa blessure, réalisant qu'une morsure de Béhémoth faisait toujours plus qu'arracher une parcelle de chair. Mille tentatives auraient pu se batailler en son sein pour savoir comment il aurait pu l'achever. Pourtant, rien n'émergea dans son esprit, aucun bourgeon ne put éclore et tous fanèrent avant même de pouvoir faire germer l'idée de la tuer. Au contraire, allant à l'inverse de ses principes, la bête posa ses serres de part et d'autre de la chasseuse, avec un dédain à peine dissimulé pour le Béhémoth, Allark se redressa. Son allure, fière, imposante fit frémir le monstre face à lui qui malgré sa blessure à la patte semblait en bon état, le dragon planta son regard sombre, qui ne luisait que de fureur, dans celui éclatant du monstre. Puis, lentement, tout en gardant sa force d'intimidation, se grandissant même, le dragon ouvrit la paire d'aile ornant sa tête pour soudainement déployer avec force les deux grandes ailes sur son dos, provoquant une bourrasque qui vint s'écraser contre les parois rocheuses les encerclant sur un flan seulement. Durant l'instant même où il déployait ses immenses ailes, Allark poussa un long et profond rugissement d'intimidation, attendant avec calme mais force l'assaut du monstre.

Ce dernier réagissait aux menaces, à l'intimidation, ne souhaitant se laisser faire, trépignant à l'idée de réagir, à l'idée de blesser le dragon dont le sang ornait déjà son museau. Ses griffes raclèrent la roche ardente, son regard allant du dragon à l'humaine entre ses pattes, le Béhémoth savait, il comprenait que s'il voulait la proie affaiblie il devait aussi affaiblir plus encore l'être aux longues plumes noires. Alors, comme pour répondre à l'imposante aura du dragon, le Béhémoth banda un peu plus sa musculature, sa fourrure se dressa sur sa nuque tandis que l'aileron sur son échine semblait, elle aussi, se redresser. Sa queue fouetta l'air, son rugissement s'accorda sur celui du dragon, désireux de lui montrer que ce dernier n'était qu'une pitoyable proie et que, sur la terre ferme, il n'avait que très peu de chance.
Enfin, remarquant que le dragon se tenait dans une posture défensive et non offensive, le Béhémoth fonça de nouveau, tous crocs hors de la gueule, toutes griffes visibles, et avec une force à peine égalée, il bondit sur le crâne du dragon. Ce dernier se sentit légèrement reculer, poussé vers l'arrière par l'énorme bête dont les griffes venaient entailler le départ de son cou, il cherchait à le mordre, à lui crever les yeux, cependant le monstre ne réussissait qu'à tailler la chair, laissant des sillons plus ou moins fins dans le faciès et le cou du dragon.
Quelques secondes, ou peut-être quelques minutes s'écoulèrent, avant qu'Allark ne réussisse à projeter un peu plus loin le Béhémoth, ce dernier, agile, se réceptionna sur ses quatre pattes, bien que le dragon crut voir un plissement du museau à cause de l'appui sur sa patte blessée, il ne put être certain de ceci.
Alors, ignorant la douleur des lacérations, ignorant le sang qui devait tacher son plumage et peut-être même tomber dans la poussière, le grand dragon rapace garda sa position défense pour l'instant, seule sa queue balayait l'air, allant de droite à gauche, tandis que ses ailes, les deux paires, étaient très légèrement repliées comme pour se grandir un peu plus.


Dernière édition par Ikari le Jeu 17 Aoû - 3:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'Affrontement [Crête de la fournaise]   Aujourd'hui à 2:59

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