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 Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]

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Ikari
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MessageSujet: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Ven 4 Aoû - 19:17

La plupart des soldats étaient de service en cette semaine, ils faisaient partis de ceux qui ne pouvaient pas arrêter de travailler, comme le corps médical qui n'était pas privé ou d'autres métiers qui nécessitaient un travail permanent. Toutefois, le roi avait accepté que la plupart des soldats ne soient réellement au travaille le temps de son discours et qu'ensuite ils pourraient profiter des festivités. Bien entendu, ils n'étaient pas en repos, ils devaient tout de même veiller au bien être du peuple, se méfier des voleurs, de quelques renégats. Mais ils pouvaient profiter un peu, être dans des habits moins formels que l'uniforme, ils pouvaient manger et acheter des « souvenirs ». Aska ne dérogeait pas à la règle, la jeune femme au bandeau sur ses yeux s'était tenue dans un coin, près de l'emplacement réservé aux dragons, à surveiller la foule. La jeune femme avait suivi le discours sans en perdre une miette en repensant à comment elle était arrivée ici avec son frère. Ce n'était pas le contenu du discours -dont elle avait du mal à tout saisir à cause de la faible connaissance en lettre et en tournure de phrase- mais plutôt l'instant, le drôle sentiment de nostalgie qui se ravivait à la manière du feu après qu'un vent ait soufflé sur ses braises encore chaudes. Dès qu'elle l'avait pu, Aska avait quitté ses parents sans se retourner, après des mois de conflits politique qui avaient déchiré sa famille, quitter le nid familiale lui avait fait le plus grand bien. Par la suite, malgré son grand retard en matière d'éducation et de culture, elle s'était démenée pour aller à l'académie, presque immédiatement après son diplôme l'armée l'avait engagé. Et en trois ans elle avait fait une ascension impressionnante.
Il était plutôt rare pour la capitaine de repenser à tout ceci, d'une part parce que pour la jeune dame repenser à ses parents n'était pas chose aisé. Elle les aimait, mais ne supportait pas de les entendre, au départ, elle avait tenté de revenir par moment, déjà pour voir son petit frère, mais aussi pour aider à la ferme. Puis finalement, à force d'entendre ses vieux parents lui demander d'aller chercher le griffon, ou bien de subir les reproches de son père, les pleures de sa mère qui répétait entre deux sanglots où ils avaient pu échouer. La dame a la tenue osé n'avait pas les mêmes capacités d'Orion à détourner la conversation, elle avait supporté l'extrapolation de ses parents durant longtemps mais elle était finalement arrivé à un point où elle ne souhaitait plus les voir. Néanmoins, ils restaient sa famille. De ce fait, lorsque son frère revenait de la ferme familiale dont ils hériteraient un jour et qu'il lui racontait comment ils allaient, comme ça se passait mais aussi comment les autres adultes avaient grandis alors elle se sentait heureuse. Sa sœur apprenait que certains des enfants, aujourd'hui adultes, avec qui elle avait grandi avaient déjà repris les fermes de leur famille, il lui racontait aussi que malgré des hauts et des bas tout était assez prospère et que le climat était adéquat à tout type de culture. Souvent, Orion passait plusieurs soirées à tout bien lui raconter, il omettait bien entendu tous les « ta sœur devrait chercher Vulcain au lieu de servir ce... cet homme ! » et autres « Pourquoi ne veut-elle pas nous faire cette faveur de rechercher le griffon pour le remettre sur le trône ? ».

Même si Aska s'était légèrement perdue dans ses pensées, son attention était restée à son maximum, elle baladait ses yeux de la droite vers la gauche, balayant la place, au moindre mouvement ou individu suspect. Puis, la foule applaudit, le roi s'en alla vers les journalistes, quelques gardes assurant sa protection tandis que les autres pouvaient vaquer à des occupations plus plaisantes tout en assurant une défense au besoin. La jeune femme salua quelques individus, collègues ou amis, en attendant que la foule se disperse un peu. Elle n'avait aucune envie de se retrouver écraser dans cette masse, cette boue noire ! Pendant quelques instants aussi elle discuta avec un supérieur sur l'attention qui était tout de même requise : ils devaient patrouiller tout en profitant de la fête s'il le désirait. Par la suite, elle chercha son cher frangin, se demandant s'il avait suivi le discours du roi... Puis elle ria pour elle-même, comme pour se dire « ça m'étonnerais ». Il devait sûrement être avec ses amis, à visiter les stands, s'acheter des trucs, manger, rigoler et les trucs des jeunes gens de son âge. L'académie avait finalement choisi de fermer les portes, enfin, les portes des salles de classes puisque bien souvent les jardins, les stades d'entraînements, les dortoirs pour ceux vivants loin et la bibliothèque restaient ouverts. Alors que, habituellement, ils ne fermaient jamais -il s'agissait de la seule école à continuer en été mais c'était en réalité pour des raisons pratiques puisque l'hiver il était difficile parfois de faire voler les élèves sous la pluie, la neige ou le froid du ciel- le manque de professeurs et d'étudiants les avaient contraint à accepter la fête !
Par ailleurs, la capitaine cru apercevoir Shirokhan, un fameux dragon de l'académie dans les cieux, elle ne pouvait pas certifier à cent pour cent qu'il s'agissait bien du dragon blanc mais il lui était semblable. En pensant au dragon, Aska se demanda où était son amie et dragonne ainsi que le jeune Trico, dont elle s'occupait.

Orion avait suivi le discours du roi. Légèrement. Très légèrement d'accord il l'avouait. Mais bon, il l'avait tout de même un peu suivi, en entendant quelques phrases par-ci par-là lorsqu'il passait près de la place certes. Mais cela comptait tout de même ! Ce n'était pas parce qu'il était assez doué dans l'art de l'esprit que le garçon avait envie d'écouter le barbant discours du roi non mais ! En réalité, il recherchait plus ses amis, envoyant des messages à Shô ou bien à Ryuko pour savoir leur localisation ou peut-être qu'ils n'étaient pas venus à la fête, que Ryuko gambadait il ne savait plus et que Shô avait réussi à trouver une fille avec qui sortir... Non. Ce dernier cas n'était définitivement pas possible. Si bien que le jeune étudiant se mit à rire tout seul, se moquant grassement de son ami le plus proche dans Cylnaes, un peu derrière son dos. Bon, ce n'était pas comme si l'autre coco ne le savait pas non plus, ce n'était pas rare après tout qu'il se moque de lui et de son désir de conquête.
Ainsi, le garçon avait fait plusieurs fois le tour de la place, il ne voulait pas trop regarder les stands pour ne pas se gâcher le plaisir quand il ferait un tour avec ses amis. Alors, le garçon continuait de tourner en rond, presque impatient et en plus de ça, personne ne lui répondait ! Les bougres ! Ryuko ne pouvait quand même pas se trouver hors de la ville, pas à ce moment de l'année tout de même. Décidément. Ils auraient du se retrouver avant. Avaient-ils organiser quelque chose ? Est-ce que « On se voit à la fête hein ?! » c'est organiser quelque chose ?
Orion n'était pas le plus organisé... il ne pouvait pas être parfait n'est-ce pas ? Dans tous les cas, ses jambes commençaient à le lancer légèrement, puis, à un certain moment, il se laissa choir sur le rebord d'un muret, soufflant un bon coup. La foule se dispersait dans les diverses rues si bien que, même si ça restait rempli, c'était plus raisonnable que tantôt, lorsque tout le monde rejoignait la place du discours.
Sa main glissa dans le sac à bandoulière dont il se servait tout le temps, autant pour les cours que lorsqu'il sortait afin d'y mettre différentes choses comme dans l'instant présent... une bouteille d'eau assez fraîche. Le jeune homme prit une bonne gorgée avant de manquer tout recracher en apercevant, au loin, la cape rouge de son amie.
- Ryuko !! Lui hurla-t-il en se levant, je suis là !
Il espérait aussi ne pas se tromper. Après tout, il n'avait jamais vu d'autres personnes autres que Ryuko porter une cape aussi rouge mais... on ne savait jamais.
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MessageSujet: Re: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Sam 5 Aoû - 7:27

À peine plus tard que six heures du matin, Ryuko était déjà levée. Cela faisait plus de deux heures qu'elle avait tourné en rond dans sa chambre, en attendant l'aurore... elle n'avait pas envie de voir sa mère, car cela faisait des jours entiers qu'elle séchait les cours au lycée de l'académie. Alors en rentrant enfin dans l'appartement familiale hier au lieu d'aller dormir dans un squatte ou faire une nuit blanche, elle avait clairement vu une énième lettre d'avertissement posée sur la table. Cela n'augurait qu'une engueulade, alors autant l'éviter. Sa mère était repartie très tôt travailler à l'hôpital, ce n'était parce que c'était les vacances que les malades allaient arrêter d'avoir besoin de soins et que les blessés allaient arrêter d'arriver... il y avait toujours besoin des infirmiers et infirmières.
Assise à table, encore dans son pyjama bleu marine, la jeune fille relisait encore et encore le mot de sa mère et son écriture assez cursive – et nullement indéchiffrable, faisant mentir le cliché sur l'écriture des travailleurs du monde médical. Il avait été laissé plié en deux, en évidence sur la table du salon-cuisine de l'appartement, mais... à l'intérieur, sa mère s'excusait de ne pas avoir put faire les commissions et qu'il fallait attendre ce soir, sûrement par manque de temps principalement, vu qu'en ce début de mois, son salaire devait bien être tombé. Ce n'était pas que Ryuko s'attendait à voir un billet fleurir sur la table gentiment donné pour la fête, mais au moins un sachet de pâtes dans l'armoire. Mais rien, sa mère n'achetait jamais rien en trop, tout était fini à la fin du mois. C'était vivre au jour le jour. Reposant le morceaux de papier, ainsi que sa tête sur ses bras croisés, l'adolescente laissa échapper un long soupir. Il était encore très tôt, mais en été, le soleil est très matinal, il éclaircissait déjà le ciel d'un bleu uni. De la lumière passait entre les volets de l'appartement, filtrant quelques petites lueurs et projetant des ombres sur les murs neutres de la pièce. Cette pièce qui servait à tout, entrée, salon et cuisine. Dans cette ambiance les meubles sombres semblaient oppressants... ou peut-être était-ce son mal de tête ? Sa respiration trop rapide ? L'énervement qui maintenait chaque fibre de son être sous tension ?

Ryuko ferma les yeux pour ne pas voir l'obscurité de l'appartement bouger aux rythme des phares de la voiture qui passait dans la rue en contrebas. On entendait aussi le bip-bip habituel du camion éboueur qui passait, mais surtout, de l'agitation latente. Les commerçants se réveillaient tôt, eux aussi, en particulier ce jour. Elle se forçait à rester immobile, à ne pas aller tout de suite crapahuter en ville en attendant que le jour se lève réellement... mais l'énergie qui coulait dans ses membres lui dictait de sortir, de bouger, de se dépenser, sous peine de sentir son mal-être devenir difficilement supportable. Laissant son esprit vagabonder, ce fut l'image de la tour brisée et solitaire, au milieu d'un paysage solitaire, gardée par un dragon lui-aussi solitaire, qui lui revint ainsi. Tellement de questions à propos de cet endroit et de son gardien, mais jamais de réponses, car c'était des interrogations qu'elle n'osait pas poser, ou plutôt dont elle avait le sentiment qu'il ne fallait pas poser. Pourquoi cette tour ? Comment était-ce, à l'intérieur ? Y avait-il quelque chose derrière le masque inexpressif du maître des lieux ? Pourquoi avait-elle l'envie d'y retourner alors que dans les faits, il ne s'agit que d'une vieille construction à moitié détruite ? En réalité, ce n'était pas vraiment la tour en elle-même qui lui manquait.
Lui « manquer » ?
La jeune fille rouvrit les yeux et se redressa sur la chaise. Non, ce n'était pas comme si ce truc volant bizarre allait lui manquer après tout ! Mais cela faisait peut-être un bout de temps qu'elle n'était pas retourné la-bas. Peut-être pouvait-elle y passer... juste pour se balader, bien sur, ce n'était pas comme si elle espérait qu'il serait bien là ou quoi que ce soit, n'est-ce pas !

De toute façon, c'était assez de réflexions. Place à l'action, c'était bien plus efficace. En moins de dix minutes, Ryuko était lavée et habillée, et déjà en train de dévaler les escaliers. Six heures du matin, c'était une heure bien, il n'y avait pas trop de monde... enfin, généralement. Ici, les commerçants étaient déjà en train de s'installer, mais rien de bien gênant. Alors pendant les heures qui suivirent, l'adolescente ne fit qu'une chose : essayer de se fatiguer pour de bon, en courant, s'invitant dans des parties de foot entre gamins de quartier sur les terrains vagues, ou provoquer un adulte un peu nerveux et avoir la joie de le semer.

Mais ce qu'elle attendait le plus, c'était le discours du roi. Pas vraiment pour ce qu'il avait à dire, mais surtout parce qu'il avait le don de captiver les foules. Et quand la foule est captivée, elle fait moins attention à ses poches ou ses sacs. Ainsi, la jeune fille suivit le mouvement de foule alors que tous se rassemblaient sur la grande place. Un peu petite pour voir ce qu'il se passait, il semblait pourtant que même sans le roi, l'estrade attirait l'attention. Bien sur, la plupart des gens avait parfaitement conscience que quelques voleurs devaient traîner, alors ils avaient bien rangé leurs objets de valeurs... il fallait donc attaquer la bonne proie, celle qui était moins vigilante que les autres. Attentive, Ryuko songeait qu'il fallait qu'elle trouve quelques couronnes, sinon elle ne pourrait absolument rien se payer, et pas question de regarder les deux garçons manger des bons trucs, et ni de leurs quémander de l'argent.
Lorsque le roi commença à parler, l'adolescente était plus concentrée à regarder les gens autour d'elle, et se faufiler. Jusqu'au moment ou elle entendit le mot « guerre ». Elle ne comprenait pas tout, mais elle pensa une seule chose : c'est bien facile de dire « on pense à vous » maintenant, alors qu'on était tranquillement posé dans son palais en laissant les autres au combat ou à tenter de survivre. Elle n'avait pas d'opinion sur cet homme, juste indifférente, que ce soit lui ou un autre de toute façon... ça n'avait pas vraiment arrêté les combats. Elle avait surtout l'impression que c'était la paix qui était une exception, et la guerre la règle.

Au final, se fut les mains vides qu'elle regarda la foule applaudir. Quoi, c'était déjà fini ? L'occasion avait été beaucoup trop courte. Mais rien n'était perdu. Suivant quelques mouvements, Ryuko flâna quelques instants, observant et repérant. Il fallait aussi faire très attention aux soldats qui surveillaient. Mais ce type plutôt bien habillé occupé à regarder un étalage lui semblait être une bonne proie, surtout qu'il venait de ranger son portefeuille rapidement, dans une poche non fermée. La foule changeante faisait un écran, et il fallait être rapide au cas ou quelqu'un verrait quelque chose. S'approcher sans se faire remarquer, attrapa l'objet et le retirer rapidement mais posément... sauf que, Ryuko sursauta en entendant son prénom résonner dans le brouhaha de la foule.
Ce qui, par la même occasion, attira l'attention du monsieur, qui se tourna pour regarder la gamine avec son portefeuille dans les mains.

– Est-ceeee.... est-ce que c'est à vous, m'sieur ? C'était tombé par terre..., improvisa Ryuko, faisant mine de n'avoir rien à voir avec ce type qui venait de hurler.

L'homme la regarda un instant, puis regarda le portefeuille, et fit un grand sourire sous sa moustache.

– Ah mon portefeuille ! Heureusement qu'il reste encore quelques enfants bien élevés dans cette ville ! Merci petite.

Il lui tapota gentiment la tête, et Ryuko se retint bien de lui dire que non seulement c'était flippant pour un type de son âge, mais qu'en plus, elle n'était pas un chien. Qu'est-ce qu'elle détestait ce genre de geste. L'homme s'éloigna ensuite, et la jeune fille se retourna, se dirigeant vers son ami.

– Bravo, tu as tout fait rater ! Tu me dois au moins un repas, pour le coup, grommela-t-elle.

Onze heure bien tassé, c'était presque l'heure de manger après tout. Bien que rien dans son attitude ne le laissait transparaître, elle était contente de revoir Orion, il s'agissait tout de même de l'un de ses très rares amis – et ce n'était pas comme si elle avait très présente à l'académie ce derniers temps.

– T'es pas avec Shô ? Il préfère profiter d'une charmante compagnie plutôt que des stands avec nous ou quoi ? 'Faudra pas qu'il vienne se plaindre qu'on l'ai pas attendu après hein.

Ces derniers temps elle avait l'impression que ça avait été plutôt rare leurs sortie à trois. Regardant Orion de haut en bas, Ryuko se demanda si cela ne faisait pas d'ailleurs bizarre qu'ils se retrouve seuls tous les deux. Peut-être devait-elle appeler Liz ? Ou pas... elle n'avait pas l'air du genre à aimer se retrouver au milieu d'une foule pleine de festivités, et puis même si l'adolescente avait récupéré son numéro de portable, elles n'avaient fait que passer un morceau de journée ensemble.

– Bon ben, on bouge ? J'aime pas rester plantée.

On voyait toujours quelque chose de nouveau d'un stand à un autre, que ce soit nourriture ou souvenirs, chacun faisait preuve d'imagination pour se démarquer, être le roi de la fête et faire un maximum de clients. Ryuko s'intéressa à quelques trucs – notamment un marchand d'opinel artisanaux aux lames magnifiques et des manches en bois sculpté et tout ! – mais dans le fond, son esprit tournait autour d'autre chose que la fête en elle-même. De façon générale elle savait profiter des moments festifs, bien que la détente n'était jamais vraiment au rendez-vous malgré ses tentatives pour se fatiguer, mais en ce moment, elle repensait surtout aux réflexions de ce matin, ainsi que sa conversation de l'autre jour. Observant Orion, elle se posait la même question que lui avait posé Liz « Aimer les dragons ? ». Elle savait que sa relation avec Trico n'était pas très avancée et le jeune dragon était loin d'être la priorité du garçon – et même si elle n'en disait rien, cela agaçait profondément l'adolescente – mais cela ne voulait pas dire qu'il n'aimait pas les dragons ? Finalement, tout en marchant, elle lui posa directement la question.

– D'ailleurs Orion... c'est un peu bizarre comme question, mais t'aime les dragons, toi ?
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MessageSujet: Re: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Dim 6 Aoû - 16:21

Oups. Ce fut ce qu'il pensa quand il aperçut son amie rendre un porte-monnaie qu'elle aurait du voler, bon c'était de sa faute sur ce coup -et comme souvent aussi d'ailleurs- alors, quand elle se rapprocha de lui, avec une mine légèrement furibonde, il ne put s'empêcher de laisser échapper un petit rire nerveux. Avec chance, Ryuko s'en était bien sortie tout de même, et avait réussi à ne pas éveiller les soupçons, néanmoins Orion savait que c'était un moyen pour pouvoir se payer quelques petites choses durant la fête. Pour sa part, il avait un peu d'argent, des économies communes avec sa sœur dont il pouvait se servir raisonnablement, le jeune étudiant ne voyait pas d'inconvénient à payer des choses pour son amie, ou pour Shô aussi, tant que cela restait dans ses moyens. Bien entendu, le garçon avait pleinement conscience que ce n'était pas agréable pour les deux amis lorsqu'il leur payé des choses, mais Orion payait pour faire plaisir, et pas parce que Ryuko était dans le besoin ou autre, il se moquait de sa situation économique. Il payait car ça lui faisait plaisir d'offrir des cadeaux -que ce soit nourriture ou babioles- à deux amis qui lui étaient chers. Ce n'était pas tous les jours qu'il achetait des choses, il ne voulait ni ne pouvait tout payer non plus mais lorsqu'ils sortaient, buvaient un verre ou autre, il était toujours d'accord pour payer. Il était jeune après tout, il lapidait un peu d'argent, quelquefois, sa sœur Aska râlait, car il dépensait trop, pas forcément pour ses amis, mais il dispersait l'argent dans certains gadgets électroniques. Certes, ils avaient une télévision avec moult fonction dont elle ne se souvenait jamais mais tout de même ! Ou bien, peut-être que sa sœur était trop économe ?
–Ahaha, désolé, je payerais le repas, tant que nous commande pas de homard ! Aska va encore râler sinon !
Il se releva, les mains sur ses genoux, dire qu'il venait de tourner en rond, elle était jeune, elle ! Ryuko ne pouvait pas comprendre que lui, à cause de son âge avancé -kof kof- il devait se ménager. En poussant un long soupir Orion s'étira, levant haut les bras avant de commencer à marcher, d'une mine bougonne. Ryuko ne savait pas apprécier les bonnes choses comme rester glander assis quelque part, elle était trop active.

Malgré ce qu'il se pensait, il ne pouvait s'empêcher de sourire, il s'agissait de son amie après tout, il l'appréciait et se la jouait un peu vieux râleur, par ailleurs, il ne se priva pas pour lui dire que « ah les jeunes, toujours à vouloir bouger ».
–Sinon, reprit-il, Shô je ne sais pas, tu crois vraiment qu'il peut arriver à passer la journée avec un fille ? On parle de Shô là !
Le garçon renvoya un message à se dernier, lui disant qu'il était avec leur amie et qu'ils bougeaient -puisque l'autre cocotte ne savait pas patienter-, peut-être que le second garçon avait dormi toute la matinée et qu'il les rejoindrait à midi ?
Puis soudain, Orion fut tiré de cette pensée et de sa contemplation envers les stands par son amie qui lui posa une question pour le moins... particulière. Aimer les dragons ? Il prit quelques instants pour réfléchir, en émettant un « hmm... ». Ce n'était pas qu'il n'aimait pas les dragons, ou bien qu'il les aimait. Il n'était juste pas intéressé par eux, parfois on piquait son intérêt avec des races presque disparue, ou bien inconnue mais en dehors de ça.. il s'en moquait un peu. Même beaucoup. Son désintérêt était toujours poussé à l'extrême cependant. Puis enfin il répondit :
–C'est difficile comme question mais en soit c'est comme de la nourriture. Je suis neutre en fait, ce n'est pas que je les aime mais ce n'est pas non plus que je ne les aime pas. C'est comme un plat en fait : ce n'est pas ce que je déteste, que j'ai pas envie d'en manger, mais ce n'est pas mon plat préféré ou un plat que j'aurais voulu manger non plus en fait. C'est le plat qu'on mange sans vraiment aimer mais sans vraiment détester... C'est très flou tout ça, tu comprends j'espère, parce que moi je m'embrouille.
Mais en soit c'était ça : il était neutre. Puis, le garçon trouve sa réponse, il reprit un peu plus sérieusement :
–Ils sont comme des inconnus en fait, je m'en moque, je ne leur porte aucun sentiment en fait, et puis quand je n'ai pas d'intérêt pour quelque chose ben c'est pire en fait, j'm'en fous, j'veux faire aut' chose plutôt que d'être avec eux et tout. Aska comprends pas, elle adore les dragons, elle aime s'en occuper, les aider à se nettoyer, s'occuper des plus jeunes comme avec Trico mais moi c'est pas mon truc. J'ai pas demandé à me coltiner un dragon, ou à entrer à l'académie. Pas envie d'être un cavalier dragon quoi, j'voudrais être tranquille à bosser dans l'informatique, sans me questionner sur « tiens, comment va le dragon ? » en fait.
Il poussa un long soupir après avoir parlé, non pas un soupir embêté, mais plutôt d'aise : cela lui faisait du bien de pouvoir en parler puisqu'il s'agissait toujours d'une discussion compliquée, notamment avec sa sœur où les gens de l'académie qui même s'ils étaient nuls parfois étaient en réalité très heureux d'avoir une sorte de « meilleur ami » draconien. Lui ne ressentait que très peu le lien qu'il partageait avec Trico. Il ne voulait pas lui parler, il s'agissait d'un inconnu en soit.
– Tu me poses des questions bizarres toi ! Pourquoi d'ailleurs ? Tu as rencontré un dragon et tu te poses des questions ?
Il lui donna quelques coups de coude gentils, amicaux, histoire de dire « hé, hé diiiis mwa ».
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MessageSujet: Re: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Mer 9 Aoû - 6:40

S'il n'y avait que ça ! Ryuko leva les yeux au ciel, pensive, se demandant quel goût pouvait avoir un homard. C'était bien un truc qu'elle n'avait jamais mangé, ça, et même, les fruits de mer en général. D'ailleurs, en parlant d'elle, la jeune fille songeait que la sœur de son ami devait être en service aujourd'hui.Ça pouvait toujours être utile d'avoir un ami avec quelqu'un de sa famille dans l'armée, peut-être. Elle resta silencieuse quelques secondes, le temps de laisser Orion réfléchir à sa réponse, comme elle s'en doutait, pour certaines personne la réponse n'était pas si évidente. Pendant qu'il réfléchissait, l'adolescente tourna la tête, essayant de deviner ses pensées à travers ses expressions – choses qu'elle faisait souvent rien que pour l'observation – mais ce n'était pas facile avec quelqu'un dont on ne pouvait voir les yeux. Enfin, ce n'était pas comme si elle s'attendait à ce qu'il s emette à comparer les dragons à de la nourriture ! Peut-être avait-il aussi faim qu'elle ? En tout cas, même si pour une fois elle essaya de suivre un raisonnement, tout ce qu'elle retint, c'était qu'il disait beaucoup de fois « en fait ». Tic de langage ? Elle se mit même à les compter sur ses doigts.
Puis, il se reprit, et heureusement parce qu'elle n'avait strictement rien suivi de cette histoire de nourriture et de plats.

– Sept. T'as dis sept fois « en fait ». Est-ce que c'est un nouveau record ?

Annonça t-elle bêtement après qu'il eut terminé, rien que pour le taquiner. Indifférent aux dragons ? Cette réponses ne la surprenait pas, il s'agissait d'Orion après tout, elle était au courant de ce désaccord qui l'opposait à sa sœur. Mais même si elle comprenait qu'on pouvait très bien ne pas avoir envie de se coltiner un dragon – elle n'avait pas non plus spécialement l'envie de se retrouver avec un truc dans ce genre, dont elle n'avait rien demandé – la jeune fille avait l'impression de ne pas partager entièrement le point de vue de son ami sur la question. Ce n'était que son ressenti personnel, mais en plus de l'indifférence, elle portait d'autres sentiments envers les dragons, dont certain qu'elle aurait du mal à reconnaître. En considérant cela, que penser à propos de Dahaka ? Ce monstre n'arrêtait pas de revenir dans ses pensées. C'était d'un fatiguant !
Les coups de coudes de son ami la sortirent de ses pensées. Et par réflexe, elle les lui rendit dans les côtes, de manière légèrement plus forte, en le raillant gentiment.

– Même si c'était le cas, en quoi ça peut intéresser un type qui compare les dragons a des plats, hein ? La seule personne que j'ai rencontrée, c'était une fille un peu bizarre qui m'a posé la même question.

Elle n'était pas vraiment certaine que l'on pouvait appeler ça « rencontrer » ... ni même Dahaka un « dragon », en réalité. Ryuko avait répondu ça totalement par automatisme, une réponse déjà préparée à l'avance, comme beaucoup, si jamais on lui demandait où elle allait et ce qu'elle faisait lorsqu'elle partait voir la tour. C'était loin d'être une histoire de manque de confiance ou quoi que ce soit, mais non seulement elle ne saurait pas elle-même définir sa relation avec le monstre volant, elle préférait garder tout ça pour elle le temps de comprendre ce qui arrivait. Comment expliquer qu'elle prenait le chemin de la tour presque sans y penser, que malgré l'attitude et l'apparence étrange du monstre serpent, elle voulait le revoir ? Et puis, elle ne le niait pas, elle préférait garder ça pour elle de manière purement égoïste. Mais n'était-ce pas normal ? Ou pas ? Toujours des questions sans réponse. Et personne pour lui donner une piste. Même entre amis, on était pas obligé de tout ce dire, n'est-ce pas ?

Mais si on parlait un peu de sujet d'adolescent, plutôt ? C'était parfois bien de se poser des questions existentielles, mais il ne fallait pas non plus oublier les choses importantes de la vie. Ryuko profita du petit muret qui sortait de terre sur quelques mètres pour grimper dessus, tout en sortant son portable pour vérifier que leur autre ami n'avait pas essayé de la contacter. Rien, mais en revanche elle avait plusieurs messages non lu d'Orion qui lui demandait principalement où elle était. Ah elle n'y avait même pas fait attention, son portable étant en vibreur au fond d'une des poche de son sweat noir... mais trop tard maintenant ! Tout en marchant en équilibre sur le muret, la jeune fille esquissa quelques pas en rythme avec la musique qui résonnait dans la rue, une chanson assez connue qui passait souvent à la radio. Puis, comme elle avait prit sans s'en rendre compte un peu d'avance, elle sauta à terre et marcha en diagonale pour s'adresser à son ami  avec un air à demi-amusé.

– Et puis d'ailleurs, à propos de Shô, ça te fait marrer mais au moins il essaye lui ! J'me souviens pas de t'avoir déjà vu sortir avec quelqu'un, pourtant y'a du choix à l'académie, non ? Et je parle de vraies personnes, pas celles dans les magazines qu'on planque sous le matelas hein !

Elle s'apprêtait à enchaîner pour lui demander directement s'il avait quelqu'un en vu en ce moment, mais son attention – toujours très limitée évidemment – fut détournée par une alléchante odeur de viande grillée qui planait dans l'air. Tournant la tête en humant, à travers toute la foule elle repéra le stand de l'autre côté de la rue. Ni une ni deux, elle attrapa Orion par la manche avec un « attend, amène-toi », et le tira en passant d'un bond au-dessus du muret – et en forçant le garçon à faire de même par la même occasion.
Ce n'était pas de la simple viande grillée, mais un stand très grand qui comprenait bien d'autre chose à ce mettre sous la dents. Mais ce qui sentait le plus fort, c'était les brochettes, super bien faites, avec des légumes et tout.

– Wah c'est de la vraie viande... marmonna t-elle en bavant presque devant l'étalage. Tu vois, ça, ça serait un excellent moyen de te faire pardonner pour tout à l'heure !

Annonça t-elle en pointant les mets juteux sur la grille de cuisson du stand – on passera sur le fait que pour avoir empêcher un vol, on lui devrait lui donner une récompense plutôt que lui demander de se faire pardonner. Comment les dragons faisaient pour manger de la viande crue ? Quand elle était cuite à point et assaisonnée, c'était tellement meilleur !
Le vendeurs était occupé à servir une cliente, juste à la gauche d'Orion, qui venait de payer et récupérait ses brochettes. À force de la connaître, on pouvait facilement deviner à quoi Ryuko pensait, toujours un peu renfrogné à cause de son échec plus tôt. Alors pourquoi pas tenter maintenant ? Juste une dernière fois pour la matinée et après elle se calmait. C'était une petite occasion opportuniste, cette cliente venait de ranger une petite pièce de cuir dans la poche arrière de son jean, sans doute contenant quelques piécettes. Comme l'adolescente n'était pas à côté de sa proie, elle se recula légèrement pour passer derrière son ami, et être assez proche pour tendre le bras rapidement... sauf que, au moment ou elle s'apprêtait à attraper le cuir qui dépassait de la poche, la cliente se recula. Ce qui eut pour conséquence que Ryuko se retrouva a mettre une superbe main aux fesses sans le vouloir. Après que son esprit ait pensé un gros « oups », il ne lui fallut pas plus d'un quart de seconde pour tout annuler et revenir dans sa position initiale… et au même moment, après quelques instants de surprise, la jeune cliente se retourna pour fusiller littéralement Orion du regard. Tout ça alors que Ryuko s'écartait légèrement et discrètement vers la droite en faisant magnifiquement mine de « j'ai rien à voir la dedans ». Décidément ce n'était pas son jour de chance.
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