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 Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]

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Ikari
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MessageSujet: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Ven 4 Aoû - 19:17

La plupart des soldats étaient de service en cette semaine, ils faisaient partis de ceux qui ne pouvaient pas arrêter de travailler, comme le corps médical qui n'était pas privé ou d'autres métiers qui nécessitaient un travail permanent. Toutefois, le roi avait accepté que la plupart des soldats ne soient réellement au travaille le temps de son discours et qu'ensuite ils pourraient profiter des festivités. Bien entendu, ils n'étaient pas en repos, ils devaient tout de même veiller au bien être du peuple, se méfier des voleurs, de quelques renégats. Mais ils pouvaient profiter un peu, être dans des habits moins formels que l'uniforme, ils pouvaient manger et acheter des « souvenirs ». Aska ne dérogeait pas à la règle, la jeune femme au bandeau sur ses yeux s'était tenue dans un coin, près de l'emplacement réservé aux dragons, à surveiller la foule. La jeune femme avait suivi le discours sans en perdre une miette en repensant à comment elle était arrivée ici avec son frère. Ce n'était pas le contenu du discours -dont elle avait du mal à tout saisir à cause de la faible connaissance en lettre et en tournure de phrase- mais plutôt l'instant, le drôle sentiment de nostalgie qui se ravivait à la manière du feu après qu'un vent ait soufflé sur ses braises encore chaudes. Dès qu'elle l'avait pu, Aska avait quitté ses parents sans se retourner, après des mois de conflits politique qui avaient déchiré sa famille, quitter le nid familiale lui avait fait le plus grand bien. Par la suite, malgré son grand retard en matière d'éducation et de culture, elle s'était démenée pour aller à l'académie, presque immédiatement après son diplôme l'armée l'avait engagé. Et en trois ans elle avait fait une ascension impressionnante.
Il était plutôt rare pour la capitaine de repenser à tout ceci, d'une part parce que pour la jeune dame repenser à ses parents n'était pas chose aisé. Elle les aimait, mais ne supportait pas de les entendre, au départ, elle avait tenté de revenir par moment, déjà pour voir son petit frère, mais aussi pour aider à la ferme. Puis finalement, à force d'entendre ses vieux parents lui demander d'aller chercher le griffon, ou bien de subir les reproches de son père, les pleures de sa mère qui répétait entre deux sanglots où ils avaient pu échouer. La dame a la tenue osé n'avait pas les mêmes capacités d'Orion à détourner la conversation, elle avait supporté l'extrapolation de ses parents durant longtemps mais elle était finalement arrivé à un point où elle ne souhaitait plus les voir. Néanmoins, ils restaient sa famille. De ce fait, lorsque son frère revenait de la ferme familiale dont ils hériteraient un jour et qu'il lui racontait comment ils allaient, comme ça se passait mais aussi comment les autres adultes avaient grandis alors elle se sentait heureuse. Sa sœur apprenait que certains des enfants, aujourd'hui adultes, avec qui elle avait grandi avaient déjà repris les fermes de leur famille, il lui racontait aussi que malgré des hauts et des bas tout était assez prospère et que le climat était adéquat à tout type de culture. Souvent, Orion passait plusieurs soirées à tout bien lui raconter, il omettait bien entendu tous les « ta sœur devrait chercher Vulcain au lieu de servir ce... cet homme ! » et autres « Pourquoi ne veut-elle pas nous faire cette faveur de rechercher le griffon pour le remettre sur le trône ? ».

Même si Aska s'était légèrement perdue dans ses pensées, son attention était restée à son maximum, elle baladait ses yeux de la droite vers la gauche, balayant la place, au moindre mouvement ou individu suspect. Puis, la foule applaudit, le roi s'en alla vers les journalistes, quelques gardes assurant sa protection tandis que les autres pouvaient vaquer à des occupations plus plaisantes tout en assurant une défense au besoin. La jeune femme salua quelques individus, collègues ou amis, en attendant que la foule se disperse un peu. Elle n'avait aucune envie de se retrouver écraser dans cette masse, cette boue noire ! Pendant quelques instants aussi elle discuta avec un supérieur sur l'attention qui était tout de même requise : ils devaient patrouiller tout en profitant de la fête s'il le désirait. Par la suite, elle chercha son cher frangin, se demandant s'il avait suivi le discours du roi... Puis elle ria pour elle-même, comme pour se dire « ça m'étonnerais ». Il devait sûrement être avec ses amis, à visiter les stands, s'acheter des trucs, manger, rigoler et les trucs des jeunes gens de son âge. L'académie avait finalement choisi de fermer les portes, enfin, les portes des salles de classes puisque bien souvent les jardins, les stades d'entraînements, les dortoirs pour ceux vivants loin et la bibliothèque restaient ouverts. Alors que, habituellement, ils ne fermaient jamais -il s'agissait de la seule école à continuer en été mais c'était en réalité pour des raisons pratiques puisque l'hiver il était difficile parfois de faire voler les élèves sous la pluie, la neige ou le froid du ciel- le manque de professeurs et d'étudiants les avaient contraint à accepter la fête !
Par ailleurs, la capitaine cru apercevoir Shirokhan, un fameux dragon de l'académie dans les cieux, elle ne pouvait pas certifier à cent pour cent qu'il s'agissait bien du dragon blanc mais il lui était semblable. En pensant au dragon, Aska se demanda où était son amie et dragonne ainsi que le jeune Trico, dont elle s'occupait.

Orion avait suivi le discours du roi. Légèrement. Très légèrement d'accord il l'avouait. Mais bon, il l'avait tout de même un peu suivi, en entendant quelques phrases par-ci par-là lorsqu'il passait près de la place certes. Mais cela comptait tout de même ! Ce n'était pas parce qu'il était assez doué dans l'art de l'esprit que le garçon avait envie d'écouter le barbant discours du roi non mais ! En réalité, il recherchait plus ses amis, envoyant des messages à Shô ou bien à Ryuko pour savoir leur localisation ou peut-être qu'ils n'étaient pas venus à la fête, que Ryuko gambadait il ne savait plus et que Shô avait réussi à trouver une fille avec qui sortir... Non. Ce dernier cas n'était définitivement pas possible. Si bien que le jeune étudiant se mit à rire tout seul, se moquant grassement de son ami le plus proche dans Cylnaes, un peu derrière son dos. Bon, ce n'était pas comme si l'autre coco ne le savait pas non plus, ce n'était pas rare après tout qu'il se moque de lui et de son désir de conquête.
Ainsi, le garçon avait fait plusieurs fois le tour de la place, il ne voulait pas trop regarder les stands pour ne pas se gâcher le plaisir quand il ferait un tour avec ses amis. Alors, le garçon continuait de tourner en rond, presque impatient et en plus de ça, personne ne lui répondait ! Les bougres ! Ryuko ne pouvait quand même pas se trouver hors de la ville, pas à ce moment de l'année tout de même. Décidément. Ils auraient du se retrouver avant. Avaient-ils organiser quelque chose ? Est-ce que « On se voit à la fête hein ?! » c'est organiser quelque chose ?
Orion n'était pas le plus organisé... il ne pouvait pas être parfait n'est-ce pas ? Dans tous les cas, ses jambes commençaient à le lancer légèrement, puis, à un certain moment, il se laissa choir sur le rebord d'un muret, soufflant un bon coup. La foule se dispersait dans les diverses rues si bien que, même si ça restait rempli, c'était plus raisonnable que tantôt, lorsque tout le monde rejoignait la place du discours.
Sa main glissa dans le sac à bandoulière dont il se servait tout le temps, autant pour les cours que lorsqu'il sortait afin d'y mettre différentes choses comme dans l'instant présent... une bouteille d'eau assez fraîche. Le jeune homme prit une bonne gorgée avant de manquer tout recracher en apercevant, au loin, sa pickpocket d'amie.
- Ryuko !! Lui hurla-t-il en se levant, je suis là !
Il espérait aussi ne pas se tromper... on ne savait jamais qu'il s'agisse d'une inconnue ou non !


Dernière édition par Ikari le Mer 18 Avr - 16:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Sam 5 Aoû - 7:27

À peine plus tard que six heures du matin, Ryuko était déjà levée. Cela faisait plus de deux heures qu'elle avait tourné en rond dans sa chambre, en attendant l'aurore... elle n'avait pas envie de voir sa mère, car cela faisait des jours entiers qu'elle séchait les cours au lycée de l'académie. Alors en rentrant enfin dans l'appartement familiale hier au lieu d'aller dormir dans un squatte ou faire une nuit blanche, elle avait clairement vu une énième lettre d'avertissement posée sur la table. Cela n'augurait qu'une engueulade, alors autant l'éviter. Sa mère était repartie très tôt travailler à l'hôpital, ce n'était parce que c'était les vacances que les malades allaient arrêter d'avoir besoin de soins et que les blessés allaient arrêter d'arriver... il y avait toujours besoin des infirmiers et infirmières.
Assise à table, encore dans son pyjama bleu marine, la jeune fille relisait encore et encore le mot de sa mère et son écriture assez cursive – et nullement indéchiffrable, faisant mentir le cliché sur l'écriture des travailleurs du monde médical. Il avait été laissé plié en deux, en évidence sur la table du salon-cuisine de l'appartement, mais... à l'intérieur, sa mère s'excusait de ne pas avoir put faire les commissions et qu'il fallait attendre ce soir, sûrement par manque de temps principalement, vu qu'en ce début de mois, son salaire devait bien être tombé. Ce n'était pas que Ryuko s'attendait à voir un billet fleurir sur la table gentiment donné pour la fête, mais au moins un sachet de pâtes dans l'armoire. Mais rien, sa mère n'achetait jamais rien en trop, tout était fini à la fin du mois. C'était vivre au jour le jour. Reposant le morceaux de papier, ainsi que sa tête sur ses bras croisés, l'adolescente laissa échapper un long soupir. Il était encore très tôt, mais en été, le soleil est très matinal, il éclaircissait déjà le ciel d'un bleu uni. De la lumière passait entre les volets de l'appartement, filtrant quelques petites lueurs et projetant des ombres sur les murs neutres de la pièce. Cette pièce qui servait à tout, entrée, salon et cuisine. Dans cette ambiance les meubles sombres semblaient oppressants... ou peut-être était-ce son mal de tête ? Sa respiration trop rapide ? L'énervement qui maintenait chaque fibre de son être sous tension ?

Ryuko ferma les yeux pour ne pas voir l'obscurité de l'appartement bouger aux rythme des phares de la voiture qui passait dans la rue en contrebas. On entendait aussi le bip-bip habituel du camion éboueur qui passait, mais surtout, de l'agitation latente. Les commerçants se réveillaient tôt, eux aussi, en particulier ce jour. Elle se forçait à rester immobile, à ne pas aller tout de suite crapahuter en ville en attendant que le jour se lève réellement... mais l'énergie qui coulait dans ses membres lui dictait de sortir, de bouger, de se dépenser, sous peine de sentir son mal-être devenir difficilement supportable. Laissant son esprit vagabonder, ce fut l'image de la tour brisée et solitaire, au milieu d'un paysage solitaire, gardée par un dragon lui-aussi solitaire, qui lui revint ainsi. Tellement de questions à propos de cet endroit et de son gardien, mais jamais de réponses, car c'était des interrogations qu'elle n'osait pas poser, ou plutôt dont elle avait le sentiment qu'il ne fallait pas poser. Pourquoi cette tour ? Comment était-ce, à l'intérieur ? Y avait-il quelque chose derrière le masque inexpressif du maître des lieux ? Pourquoi avait-elle l'envie d'y retourner alors que dans les faits, il ne s'agit que d'une vieille construction à moitié détruite ? En réalité, ce n'était pas vraiment la tour en elle-même qui lui manquait.
Lui « manquer » ?
La jeune fille rouvrit les yeux et se redressa sur la chaise. Non, ce n'était pas comme si ce truc volant bizarre allait lui manquer après tout ! Mais cela faisait peut-être un bout de temps qu'elle n'était pas retourné la-bas. Peut-être pouvait-elle y passer... juste pour se balader, bien sur, ce n'était pas comme si elle espérait qu'il serait bien là ou quoi que ce soit, n'est-ce pas !

De toute façon, c'était assez de réflexions. Place à l'action, c'était bien plus efficace. En moins de dix minutes, Ryuko était lavée et habillée, et déjà en train de dévaler les escaliers. Six heures du matin, c'était une heure bien, il n'y avait pas trop de monde... enfin, généralement. Ici, les commerçants étaient déjà en train de s'installer, mais rien de bien gênant. Alors pendant les heures qui suivirent, l'adolescente ne fit qu'une chose : essayer de se fatiguer pour de bon, en courant, s'invitant dans des parties de foot entre gamins de quartier sur les terrains vagues, ou provoquer un adulte un peu nerveux et avoir la joie de le semer.

Mais ce qu'elle attendait le plus, c'était le discours du roi. Pas vraiment pour ce qu'il avait à dire, mais surtout parce qu'il avait le don de captiver les foules. Et quand la foule est captivée, elle fait moins attention à ses poches ou ses sacs. Ainsi, la jeune fille suivit le mouvement de foule alors que tous se rassemblaient sur la grande place. Un peu petite pour voir ce qu'il se passait, il semblait pourtant que même sans le roi, l'estrade attirait l'attention. Bien sur, la plupart des gens avait parfaitement conscience que quelques voleurs devaient traîner, alors ils avaient bien rangé leurs objets de valeurs... il fallait donc attaquer la bonne proie, celle qui était moins vigilante que les autres. Attentive, Ryuko songeait qu'il fallait qu'elle trouve quelques couronnes, sinon elle ne pourrait absolument rien se payer, et pas question de regarder les deux garçons manger des bons trucs, et ni de leurs quémander de l'argent.
Lorsque le roi commença à parler, l'adolescente était plus concentrée à regarder les gens autour d'elle, et se faufiler. Jusqu'au moment ou elle entendit le mot « guerre ». Elle ne comprenait pas tout, mais elle pensa une seule chose : c'est bien facile de dire « on pense à vous » maintenant, alors qu'on était tranquillement posé dans son palais en laissant les autres au combat ou à tenter de survivre. Elle n'avait pas d'opinion sur cet homme, juste indifférente, que ce soit lui ou un autre de toute façon... ça n'avait pas vraiment arrêté les combats. Elle avait surtout l'impression que c'était la paix qui était une exception, et la guerre la règle.

Au final, se fut les mains vides qu'elle regarda la foule applaudir. Quoi, c'était déjà fini ? L'occasion avait été beaucoup trop courte. Mais rien n'était perdu. Suivant quelques mouvements, Ryuko flâna quelques instants, observant et repérant. Il fallait aussi faire très attention aux soldats qui surveillaient. Mais ce type plutôt bien habillé occupé à regarder un étalage lui semblait être une bonne proie, surtout qu'il venait de ranger son portefeuille rapidement, dans une poche non fermée. La foule changeante faisait un écran, et il fallait être rapide au cas ou quelqu'un verrait quelque chose. S'approcher sans se faire remarquer, attrapa l'objet et le retirer rapidement mais posément... sauf que, Ryuko sursauta en entendant son prénom résonner dans le brouhaha de la foule.
Ce qui, par la même occasion, attira l'attention du monsieur, qui se tourna pour regarder la gamine avec son portefeuille dans les mains.

– Est-ceeee.... est-ce que c'est à vous, m'sieur ? C'était tombé par terre..., improvisa Ryuko, faisant mine de n'avoir rien à voir avec ce type qui venait de hurler.

L'homme la regarda un instant, puis regarda le portefeuille, et fit un grand sourire sous sa moustache.

– Ah mon portefeuille ! Heureusement qu'il reste encore quelques enfants bien élevés dans cette ville ! Merci petite.

Il lui tapota gentiment la tête, et Ryuko se retint bien de lui dire que non seulement c'était flippant pour un type de son âge, mais qu'en plus, elle n'était pas un chien. Qu'est-ce qu'elle détestait ce genre de geste. L'homme s'éloigna ensuite, et la jeune fille se retourna, se dirigeant vers son ami.

– Bravo, tu as tout fait rater ! Tu me dois au moins un repas, pour le coup, grommela-t-elle.

Onze heure bien tassé, c'était presque l'heure de manger après tout. Bien que rien dans son attitude ne le laissait transparaître, elle était contente de revoir Orion, il s'agissait tout de même de l'un de ses très rares amis – et ce n'était pas comme si elle avait très présente à l'académie ce derniers temps.

– T'es pas avec Shô ? Il préfère profiter d'une charmante compagnie plutôt que des stands avec nous ou quoi ? 'Faudra pas qu'il vienne se plaindre qu'on l'ai pas attendu après hein.

Ces derniers temps elle avait l'impression que ça avait été plutôt rare leurs sortie à trois. Regardant Orion de haut en bas, Ryuko se demanda si cela ne faisait pas d'ailleurs bizarre qu'ils se retrouve seuls tous les deux. Peut-être devait-elle appeler Liz ? Ou pas... elle n'avait pas l'air du genre à aimer se retrouver au milieu d'une foule pleine de festivités, et puis même si l'adolescente avait récupéré son numéro de portable, elles n'avaient fait que passer un morceau de journée ensemble.

– Bon ben, on bouge ? J'aime pas rester plantée.

On voyait toujours quelque chose de nouveau d'un stand à un autre, que ce soit nourriture ou souvenirs, chacun faisait preuve d'imagination pour se démarquer, être le roi de la fête et faire un maximum de clients. Ryuko s'intéressa à quelques trucs – notamment un marchand d'opinel artisanaux aux lames magnifiques et des manches en bois sculpté et tout ! – mais dans le fond, son esprit tournait autour d'autre chose que la fête en elle-même. De façon générale elle savait profiter des moments festifs, bien que la détente n'était jamais vraiment au rendez-vous malgré ses tentatives pour se fatiguer, mais en ce moment, elle repensait surtout aux réflexions de ce matin, ainsi que sa conversation de l'autre jour. Observant Orion, elle se posait la même question que lui avait posé Liz « Aimer les dragons ? ». Elle savait que sa relation avec Trico n'était pas très avancée et le jeune dragon était loin d'être la priorité du garçon – et même si elle n'en disait rien, cela agaçait profondément l'adolescente – mais cela ne voulait pas dire qu'il n'aimait pas les dragons ? Finalement, tout en marchant, elle lui posa directement la question.

– D'ailleurs Orion... c'est un peu bizarre comme question, mais t'aime les dragons, toi ?
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MessageSujet: Re: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Dim 6 Aoû - 16:21

Oups. Ce fut ce qu'il pensa quand il aperçut son amie rendre un porte-monnaie qu'elle aurait du voler, bon c'était de sa faute sur ce coup -et comme souvent aussi d'ailleurs- alors, quand elle se rapprocha de lui, avec une mine légèrement furibonde, il ne put s'empêcher de laisser échapper un petit rire nerveux. Avec chance, Ryuko s'en était bien sortie tout de même, et avait réussi à ne pas éveiller les soupçons, néanmoins Orion savait que c'était un moyen pour pouvoir se payer quelques petites choses durant la fête. Pour sa part, il avait un peu d'argent, des économies communes avec sa sœur dont il pouvait se servir raisonnablement, le jeune étudiant ne voyait pas d'inconvénient à payer des choses pour son amie, ou pour Shô aussi, tant que cela restait dans ses moyens. Bien entendu, le garçon avait pleinement conscience que ce n'était pas agréable pour les deux amis lorsqu'il leur payé des choses, mais Orion payait pour faire plaisir, et pas parce que Ryuko était dans le besoin ou autre, il se moquait de sa situation économique. Il payait car ça lui faisait plaisir d'offrir des cadeaux -que ce soit nourriture ou babioles- à deux amis qui lui étaient chers. Ce n'était pas tous les jours qu'il achetait des choses, il ne voulait ni ne pouvait tout payer non plus mais lorsqu'ils sortaient, buvaient un verre ou autre, il était toujours d'accord pour payer. Il était jeune après tout, il lapidait un peu d'argent, quelquefois, sa sœur Aska râlait, car il dépensait trop, pas forcément pour ses amis, mais il dispersait l'argent dans certains gadgets électroniques. Certes, ils avaient une télévision avec moult fonction dont elle ne se souvenait jamais mais tout de même ! Ou bien, peut-être que sa sœur était trop économe ?
–Ahaha, désolé, je payerais le repas, tant que nous commande pas de homard ! Aska va encore râler sinon !
Il se releva, les mains sur ses genoux, dire qu'il venait de tourner en rond, elle était jeune, elle ! Ryuko ne pouvait pas comprendre que lui, à cause de son âge avancé -kof kof- il devait se ménager. En poussant un long soupir Orion s'étira, levant haut les bras avant de commencer à marcher, d'une mine bougonne. Ryuko ne savait pas apprécier les bonnes choses comme rester glander assis quelque part, elle était trop active.

Malgré ce qu'il se pensait, il ne pouvait s'empêcher de sourire, il s'agissait de son amie après tout, il l'appréciait et se la jouait un peu vieux râleur, par ailleurs, il ne se priva pas pour lui dire que « ah les jeunes, toujours à vouloir bouger ».
–Sinon, reprit-il, Shô je ne sais pas, tu crois vraiment qu'il peut arriver à passer la journée avec un fille ? On parle de Shô là !
Le garçon renvoya un message à se dernier, lui disant qu'il était avec leur amie et qu'ils bougeaient -puisque l'autre cocotte ne savait pas patienter-, peut-être que le second garçon avait dormi toute la matinée et qu'il les rejoindrait à midi ?
Puis soudain, Orion fut tiré de cette pensée et de sa contemplation envers les stands par son amie qui lui posa une question pour le moins... particulière. Aimer les dragons ? Il prit quelques instants pour réfléchir, en émettant un « hmm... ». Ce n'était pas qu'il n'aimait pas les dragons, ou bien qu'il les aimait. Il n'était juste pas intéressé par eux, parfois on piquait son intérêt avec des races presque disparue, ou bien inconnue mais en dehors de ça.. il s'en moquait un peu. Même beaucoup. Son désintérêt était toujours poussé à l'extrême cependant. Puis enfin il répondit :
–C'est difficile comme question mais en soit c'est comme de la nourriture. Je suis neutre en fait, ce n'est pas que je les aime mais ce n'est pas non plus que je ne les aime pas. C'est comme un plat en fait : ce n'est pas ce que je déteste, que j'ai pas envie d'en manger, mais ce n'est pas mon plat préféré ou un plat que j'aurais voulu manger non plus en fait. C'est le plat qu'on mange sans vraiment aimer mais sans vraiment détester... C'est très flou tout ça, tu comprends j'espère, parce que moi je m'embrouille.
Mais en soit c'était ça : il était neutre. Puis, le garçon trouve sa réponse, il reprit un peu plus sérieusement :
–Ils sont comme des inconnus en fait, je m'en moque, je ne leur porte aucun sentiment en fait, et puis quand je n'ai pas d'intérêt pour quelque chose ben c'est pire en fait, j'm'en fous, j'veux faire aut' chose plutôt que d'être avec eux et tout. Aska comprends pas, elle adore les dragons, elle aime s'en occuper, les aider à se nettoyer, s'occuper des plus jeunes comme avec Trico mais moi c'est pas mon truc. J'ai pas demandé à me coltiner un dragon, ou à entrer à l'académie. Pas envie d'être un cavalier dragon quoi, j'voudrais être tranquille à bosser dans l'informatique, sans me questionner sur « tiens, comment va le dragon ? » en fait.
Il poussa un long soupir après avoir parlé, non pas un soupir embêté, mais plutôt d'aise : cela lui faisait du bien de pouvoir en parler puisqu'il s'agissait toujours d'une discussion compliquée, notamment avec sa sœur où les gens de l'académie qui même s'ils étaient nuls parfois étaient en réalité très heureux d'avoir une sorte de « meilleur ami » draconien. Lui ne ressentait que très peu le lien qu'il partageait avec Trico. Il ne voulait pas lui parler, il s'agissait d'un inconnu en soit.
– Tu me poses des questions bizarres toi ! Pourquoi d'ailleurs ? Tu as rencontré un dragon et tu te poses des questions ?
Il lui donna quelques coups de coude gentils, amicaux, histoire de dire « hé, hé diiiis mwa ».
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MessageSujet: Re: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Mer 9 Aoû - 6:40

S'il n'y avait que ça ! Ryuko leva les yeux au ciel, pensive, se demandant quel goût pouvait avoir un homard. C'était bien un truc qu'elle n'avait jamais mangé, ça, et même, les fruits de mer en général. D'ailleurs, en parlant d'elle, la jeune fille songeait que la sœur de son ami devait être en service aujourd'hui.Ça pouvait toujours être utile d'avoir un ami avec quelqu'un de sa famille dans l'armée, peut-être. Elle resta silencieuse quelques secondes, le temps de laisser Orion réfléchir à sa réponse, comme elle s'en doutait, pour certaines personne la réponse n'était pas si évidente. Pendant qu'il réfléchissait, l'adolescente tourna la tête, essayant de deviner ses pensées à travers ses expressions – choses qu'elle faisait souvent rien que pour l'observation – mais ce n'était pas facile avec quelqu'un dont on ne pouvait voir les yeux. Enfin, ce n'était pas comme si elle s'attendait à ce qu'il s emette à comparer les dragons à de la nourriture ! Peut-être avait-il aussi faim qu'elle ? En tout cas, même si pour une fois elle essaya de suivre un raisonnement, tout ce qu'elle retint, c'était qu'il disait beaucoup de fois « en fait ». Tic de langage ? Elle se mit même à les compter sur ses doigts.
Puis, il se reprit, et heureusement parce qu'elle n'avait strictement rien suivi de cette histoire de nourriture et de plats.

– Sept. T'as dis sept fois « en fait ». Est-ce que c'est un nouveau record ?

Annonça t-elle bêtement après qu'il eut terminé, rien que pour le taquiner. Indifférent aux dragons ? Cette réponses ne la surprenait pas, il s'agissait d'Orion après tout, elle était au courant de ce désaccord qui l'opposait à sa sœur. Mais même si elle comprenait qu'on pouvait très bien ne pas avoir envie de se coltiner un dragon – elle n'avait pas non plus spécialement l'envie de se retrouver avec un truc dans ce genre, dont elle n'avait rien demandé – la jeune fille avait l'impression de ne pas partager entièrement le point de vue de son ami sur la question. Ce n'était que son ressenti personnel, mais en plus de l'indifférence, elle portait d'autres sentiments envers les dragons, dont certain qu'elle aurait du mal à reconnaître. En considérant cela, que penser à propos de Dahaka ? Ce monstre n'arrêtait pas de revenir dans ses pensées. C'était d'un fatiguant !
Les coups de coudes de son ami la sortirent de ses pensées. Et par réflexe, elle les lui rendit dans les côtes, de manière légèrement plus forte, en le raillant gentiment.

– Même si c'était le cas, en quoi ça peut intéresser un type qui compare les dragons a des plats, hein ? La seule personne que j'ai rencontrée, c'était une fille un peu bizarre qui m'a posé la même question.

Elle n'était pas vraiment certaine que l'on pouvait appeler ça « rencontrer » ... ni même Dahaka un « dragon », en réalité. Ryuko avait répondu ça totalement par automatisme, une réponse déjà préparée à l'avance, comme beaucoup, si jamais on lui demandait où elle allait et ce qu'elle faisait lorsqu'elle partait voir la tour. C'était loin d'être une histoire de manque de confiance ou quoi que ce soit, mais non seulement elle ne saurait pas elle-même définir sa relation avec le monstre volant, elle préférait garder tout ça pour elle le temps de comprendre ce qui arrivait. Comment expliquer qu'elle prenait le chemin de la tour presque sans y penser, que malgré l'attitude et l'apparence étrange du monstre serpent, elle voulait le revoir ? Et puis, elle ne le niait pas, elle préférait garder ça pour elle de manière purement égoïste. Mais n'était-ce pas normal ? Ou pas ? Toujours des questions sans réponse. Et personne pour lui donner une piste. Même entre amis, on était pas obligé de tout ce dire, n'est-ce pas ?

Mais si on parlait un peu de sujet d'adolescent, plutôt ? C'était parfois bien de se poser des questions existentielles, mais il ne fallait pas non plus oublier les choses importantes de la vie. Ryuko profita du petit muret qui sortait de terre sur quelques mètres pour grimper dessus, tout en sortant son portable pour vérifier que leur autre ami n'avait pas essayé de la contacter. Rien, mais en revanche elle avait plusieurs messages non lu d'Orion qui lui demandait principalement où elle était. Ah elle n'y avait même pas fait attention, son portable étant en vibreur au fond d'une des poche de son sweat noir... mais trop tard maintenant ! Tout en marchant en équilibre sur le muret, la jeune fille esquissa quelques pas en rythme avec la musique qui résonnait dans la rue, une chanson assez connue qui passait souvent à la radio. Puis, comme elle avait prit sans s'en rendre compte un peu d'avance, elle sauta à terre et marcha en diagonale pour s'adresser à son ami  avec un air à demi-amusé.

– Et puis d'ailleurs, à propos de Shô, ça te fait marrer mais au moins il essaye lui ! J'me souviens pas de t'avoir déjà vu sortir avec quelqu'un, pourtant y'a du choix à l'académie, non ? Et je parle de vraies personnes, pas celles dans les magazines qu'on planque sous le matelas hein !

Elle s'apprêtait à enchaîner pour lui demander directement s'il avait quelqu'un en vu en ce moment, mais son attention – toujours très limitée évidemment – fut détournée par une alléchante odeur de viande grillée qui planait dans l'air. Tournant la tête en humant, à travers toute la foule elle repéra le stand de l'autre côté de la rue. Ni une ni deux, elle attrapa Orion par la manche avec un « attend, amène-toi », et le tira en passant d'un bond au-dessus du muret – et en forçant le garçon à faire de même par la même occasion.
Ce n'était pas de la simple viande grillée, mais un stand très grand qui comprenait bien d'autre chose à ce mettre sous la dents. Mais ce qui sentait le plus fort, c'était les brochettes, super bien faites, avec des légumes et tout.

– Wah c'est de la vraie viande... marmonna t-elle en bavant presque devant l'étalage. Tu vois, ça, ça serait un excellent moyen de te faire pardonner pour tout à l'heure !

Annonça t-elle en pointant les mets juteux sur la grille de cuisson du stand – on passera sur le fait que pour avoir empêcher un vol, on lui devrait lui donner une récompense plutôt que lui demander de se faire pardonner. Comment les dragons faisaient pour manger de la viande crue ? Quand elle était cuite à point et assaisonnée, c'était tellement meilleur !
Le vendeurs était occupé à servir une cliente, juste à la gauche d'Orion, qui venait de payer et récupérait ses brochettes. À force de la connaître, on pouvait facilement deviner à quoi Ryuko pensait, toujours un peu renfrogné à cause de son échec plus tôt. Alors pourquoi pas tenter maintenant ? Juste une dernière fois pour la matinée et après elle se calmait. C'était une petite occasion opportuniste, cette cliente venait de ranger une petite pièce de cuir dans la poche arrière de son jean, sans doute contenant quelques piécettes. Comme l'adolescente n'était pas à côté de sa proie, elle se recula légèrement pour passer derrière son ami, et être assez proche pour tendre le bras rapidement... sauf que, au moment ou elle s'apprêtait à attraper le cuir qui dépassait de la poche, la cliente se recula. Ce qui eut pour conséquence que Ryuko se retrouva a mettre une superbe main aux fesses sans le vouloir. Après que son esprit ait pensé un gros « oups », il ne lui fallut pas plus d'un quart de seconde pour tout annuler et revenir dans sa position initiale… et au même moment, après quelques instants de surprise, la jeune cliente se retourna pour fusiller littéralement Orion du regard. Tout ça alors que Ryuko s'écartait légèrement et discrètement vers la droite en faisant magnifiquement mine de « j'ai rien à voir la dedans ». Décidément ce n'était pas son jour de chance.
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MessageSujet: Re: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Mer 27 Déc - 22:53

Il s'en était douté, elle avait écouté et avait retenu les points un peu plus inutiles, stupides même. Il ne pensait pas qu'elle était idiote, juste qu'elle avait repérer les points les moins intéressants, c'était gentiment amusant si bien qu'Orion sourit en soupirant, amusé.
Sept fois hein ? Sûrement un nouveau record comme elle l'avait dit, mais la question avait été soudaine, étrange même. Puis il ne savait jamais vraiment sur quel pied danser : son désintérêt pour les dragons était souvent source de conflit extrême avec sa sœur qui les adorait. Il avait la sensation que tous les Hommes aimaient ces reptiles, comme s'ils étaient un exemple de perfection alors qu'ils s'agissaient de bêtes, de créatures dangereuses qui attaquaient sans distinction lorsque quiconque rentrait sur son territoire. Les dragons ne ressemblaient pas à de gentils nounours, ils se différenciaient du mignon chaton ou de l'adorable chiot.
Comme le jeune homme ne cherchait pas la bagarre il faisait généralement attention à ce genre de réponse, de question et même s'il avait confiance en Ryuko il y avait toujours des oreilles à l'écoute et des rapporteurs à la solde de l'état et donc aussi à la solde de sa grande sœur.

-Tu diras rien à Aska, elle me fera encore chier si elle savait, avoua le garçon comme accablé, mais bref, la fille que tu as rencontré est étrange je trouve.
Orion avait un petit air blasé, levant un sourcil, et un seul, histoire de dire « tu rencontres vraiment de ces gens toi parfois » mais Ryuko partie sur les phrases qui fâchent -gentiment-, les amours, les copines, les histoires d'un soir et tout le tintouin qui allait avec. Le garçon c'était déjà intéressé à des filles en effet, mais ça n'allait jamais plus loin, il y avait toujours un moment où elle le déplaisait. Peut-être était-il trop perfectionniste avec les femmes ? Il n'y avait pas que ça non plus : il préférait l'informatique, mais il n'était pas aussi désintéressé qu'avec les dragons.

-Hé, on pourrait dire la même chose pour toi ! Tu ne nous as jamais montré quelqu'un, ou dis que tu avais des vus sur une certaine personne, s'indigna Orion, et me sors pas que tu es jeune, aujourd'hui les gamins parlent de sexualité à huit ans !
L'odeur de la nourriture il l'avait bien senti, et comme il s'en douta, son amie aussi et elle fut très attirée tel le renard alléché par l'odeur du fromage possédé par le corbeau. Il se taisait mais il avait l'habitude de cette odeur de viande, lorsque sa sœur faisait des steaks hachés cela sentait si bon, ils étaient toujours légèrement saignant, comme lui et Aska aimaient, la chair se défaisait ensuite sans forcer sous la fourchette et son couteau. Puis avec une pointe de moutarde, la saveur en bouche était l'explosion de saveur qui faisait danser toutes les papilles. Il fallait bien ça : c'était bien la seule chose qu'elle savait faire la capitaine, steak haché, pâte, riz, haricot, chou fleur et ratatouille. Et encore, même si elle adorait ce dernier plat elle le ratait une fois sur deux !

Succombant à l'argument du pardon, Orion acheta quelques brochettes, une bonne demi-douzaine, comme cela ça faisait trois chacun, et il pouvait aussi en profiter. Par ailleurs, il en prit une avant de filer le petit cornet dans lequel le vendeur avait placé les brochettes et donc la pointe commençait déjà à devenir transparente sous la graisse, il planta ses dents dans la viande, la tirant de la brochette. Le goût était aussi bon que l'odeur, mais lui avait plutôt hâte de croquer dans le poivron grillé qui se détachait légèrement du morceau de bois. Il aimait bien les poivrons.

Se dégageant pour revenir un peu plus au centre de la rue, rue qui s'était légèrement éclairé puisque les gens allaient, trouvaient des animations, ou s'arrêtaient quelque part pour manger ou bien se reposer.
-Puis en plus, je ne cache pas de magazine sous mon matelas moi ! Voyons, tout est sur ordinateur, dans des dossiers cachés et protégés !
Venait-il vraiment de rétorquer ça ? Oui. Était-ce ragoûtant ? Très sûrement, mais qui ne cachait pas quelques dossiers tendancieux, ou comme l'avait suggéré Ryuko quelques magazines de femmes -ou d'hommes bien sûr- aux formes généreuses. Pourquoi en avoir honte ? Quoique si, il fallait avoir assez honte pour ne pas le crier sur tous les toits, pour ne pas faire comme Orion en quelques sortes.
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MessageSujet: Re: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Jeu 28 Déc - 19:49

Affamée, Ryuko s'empressa de saisir les brochettes, non sans remercier Orion plus d'une fois comme si c'était le plus beau cadeau qu'elle ait jamais reçu. De la vraie viande chaude, ça changeait des sandwichs au pain tout mou et à l'intérieur à moitié congelé qu'on trouvait dans les distributeurs de l'académie. En moins de temps qu'il fallut pour le penser, les brochettes disparaissaient sous ses dents de carnivore.
Occupée à mâcher, elle acquiesça d'un léger signe de tête accompagné d'un « hun-hun » pensif lorsque son ami mentionna sa sœur.

– Tu me vois vraiment aller dire ça à ta frangine ? répéta Ryuko avec un petit rire. Elle est quand même la capitaine de la caserne, j'pense pas qu'on puisse lui parler facilement. En plus, je sais même pas si elle connaît mon nom ! Alors aller lui rapporter ce genre de truc...

Même si l’adolescente était au courant du conflit qui opposait la fratrie Niflheim, elle n'en n'avait jamais était témoin directement. Ou en tout cas, pas des grosses disputes que ce différent semblait engendrer, mais en tout cas, cela était assez grave pour que Orion se sente obligé de rappeler de garder ça secret. D'après ce que Ryuko avait vu de Aska, cette dernière ne semblait pas être le genre de personne à s'énerver facilement, mais elle se doutait qu'entre membre d'une même famille, on agissait toujours différemment. Étant techniquement fille unique, appréhender la vie avec un frère ou une sœur lui était une chose assez opaque. Elle se demandait parfois comment ça aurait été si elle avait connu son demi-frère et sa demi-sœur.

– Et puis de toute façon, je pige pas pourquoi vous vous disputez. Entre frères et sœur ça devrait plutôt être l'entente vu que vous avez grandi ensemble, non ?

Quoi qu'il en soit, si Aska était autant passionnée des dragons, elle devait peut-être savoir quelque chose au sujet de celui qui reste accroché à sa tour comme une sangsue sur une jambe moelleuse. Ou même, plus généralement, avoir des conseils concernant les dragons. Est-ce qu'elle envisagerait de demander conseil à Aska pour ce qui concernait Dahaka... ? Si l'idée lui traversa l'esprit quelques secondes, la jeune fille la réfuta en secouant légèrement la tête, perdue dans ses pensées. L'envisager était une chose simple, le faire réellement était une toute autre histoire. Et puis, comment ferait-elle de toute façon, elle qui n'osait déjà pas parler de ce dragon à sa propre mère, ni même à son meilleur ami ? Alors aller embêter une inconnue avec ces problèmes... même si Aska n'était pas totalement une étrangère, sa relation avec elle se résumait uniquement à quelques bonjours.
Ryuko profita d'une poubelle proche pour jeter les bâtonnets de bois des brochettes, dont il ne restait plus un seul milligramme de viande dessus tellement ils avaient été raclés. Et elle émit un rire en écoutant le garçon avouer le contenu discutable de son ordinateur – mais après tout, ce serait le contraire qui serait étrange. Mais la jeune fille ne s'empêcha pas de le taquiner à propos de ça.

– Argh, j'imagine d'ici les dossiers rempli de tentacules. Ça, tu vois, ça serait un truc vachement plus drôle à aller raconter à Aska ! Annonça t-elle tout haut sans se soucier des gens autour. Et puis, j'allais pas dire que j'suis trop jeune, d'abord, j'ai 17 ans c'est amplement suffisant ! En plus, c'est pas comme si je connaissais beaucoup de monde, à l'académie les autres ont plutôt tendance à m'éviter et ceux qui zonent sont trop bizarres ou dégeu pour y penser. Ça serait différent si je connaissais des gens de mon âge cools, ou alors aussi sexy que...

Ryuko se stoppa d'elle même avant que ses pensées ne commencent à sortir à voix haute. Non, ça serait trop gênant d'en parler comme ça ! Sa mère lui disait toujours de réfléchir un peu avant de tout dire. Après une seconde de silence, elle s'éclaircit la gorge et reprit sur autre chose.

– Ennnfin pas que je veuille dire que toi t'es pas cool hein. En fait t'es la personne la moins chelou que je connaisse. Faut dire que certains mettent la barre super haut en terme de... chelou-attitude.

Pour illustrer son discours, elle mit sa main au-dessus de sa tête comme si elle mesurait quelque chose d'invisible.

– Et toi, t'es plutôt, genre, là.

Elle plaça sa seconde main quelques centimètres en dessous de l'autre, avant de baisser les deux bras en même temps. Bras qu'elle ne garda pas longtemps immobiles, puisqu'elle se mit à les balancer en marchant, jetant quelques coups d’œil autour d'elle pour se repérer et savoir où ils se trouvaient – car après tout, ils se baladaient dans la foule depuis un moment sans vraiment savoir où aller. La rue où ils passaient semblait d'ailleurs être un peu plus vide que les autres, moins de passage, ce qui n'était pas surprenant, à force de marcher on finissait par sortir du centre ville. D'ailleurs, Ryuko s'arrêta et tira sur la manche d'Orion pour changer de direction et retourner vers le cœur de la fête, sachant que si on continuait un peu trop dans cette direction, on finirait par tomber sur une zone ou généralement, des personnes peu fréquentables allaient s'acheter « de quoi se détendre ». Ce commerce marchait surtout la nuit, mais dans tous les cas, il valait mieux éviter de montrer sa tronche dans ce coin.
La plupart des personnes s'étaient trouvé un coin pour s'asseoir, mais il y avait encore pas mal de bruit. Dans la foule, en passant, la jeune fille attrapa machinalement ce qu'on lui tendait, une sorte de prospectus, chose habituelle, lorsqu'il y avait un grand rassemblement de personne, toutes les associations ou autres organisations en profitait pour se faire connaître. Ce flyer était complètement normal, sauf qu'il n'y avait pas grand chose de marqué dessus. Seulement un slogan « Le Conseil pour l'Humanité. Nous répondrons à tous vos doutes », avec l'image en ombre chinoise d'une personne dans une position de réflexion, un point d'interrogation flottant au dessus de la tête, à côté de l'ombre d'une tête de dragon. Il n'y avait rien marqué d'autre, mis à part l'adresse d'un site arpanet. Elle jetant un coup d’œil autour d'elle, mais ne réussi pas à repérer le type qui lui avait donné ce truc, ni même un autre personne avec ce même prospectus.

– Tiens, tu sais ce que c'est, ce machin ? Demanda t-elle à Orion en lui collant le flyer sous le nez. On dirait le genre de pub qu'on a quand il faut élire un gouverneur.
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MessageSujet: Re: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Dim 7 Jan - 20:34

Son amie avait raison, pourquoi irait-elle parlait avec sa grande sœur ? Elles n'avaient sûrement rien à se dire, étaient aussi trop différentes l'une de l'autre. C'était difficilement concevable qu'elles se mettent à parler de cela, de toute manière, Aska était au courant du ressentiment d'Orion envers les dragons, il s'agissait là d'un sujet tabou entre eux, tumultueux, et derrière leurs moments de rire ils avaient tous les deux consciences de ce ressenti, de cette tension entre eux. Un conflit entre une sœur et son frère certes, mais un conflit douloureux, un creux entre eux deux. Pourtant ils n'étaient pas dérangés le fossé qui s'élargissait. Peut-être était-ce dû à leur enfance ? Il ne s'était jamais penché sur la question.
Il jeta un coup d'oeil aux brochettes, voyant celles de la jeune fille disparaître de manière spectaculaire.

-Tu les mange trop rapidement ! Tiens prend les trois dernières, je vais pas pouvoir les finir, ajouta-t-il en se tapotant le ventre, plus faim.
Puis il pensa aux mots de son amie, « ensemble » hein ? Ce n'était pas le cas, sa sœur avait passé son enfance à aider à la ferme quand lui avait eu la chance d'accéder à l'école, d'accéder à l'internat, il rentrait deux jours par semaine et encore ce n'était pas toujours le cas. Il avait senti, chaque jour l'écart entre lui, l'intellectuel, et sa famille, les manuels. Il avait même finit par déserté la maison familiale, passant ses week-end et ses vacances chez des gens qu'il rencontrait sur internet. Bien qu'aujourd'hui il vivait avec sa sœur, qu'il retournait voir ses parents assez souvent, il ne pouvait s'empêcher d'être à l'écart et savait très bien que si sa sœur décidait de revenir le creux entre lui et sa famille se ferait une nouvelle fois plus grand. Bien qu'il ne disait rien de cela, il était secrètement heureux du conflit entre sa sœur et ses parents.

-Avoir une sœur ou même un frère n'est pas toujours facile, tu es enfant unique c'est ça ? C'est toujours la même histoire j'ai l'impression : il me semble que souvent frère et sœur rime avec bon entente, amusement tous les jours chez les enfants uniques, mais c'est loin d'être ça, et nous, avec nos frères et sœurs on aurait voulu parfois être enfant unique. On pense que c'est l'éclate, qu'on est l'enfant roi, on entend souvent ça. Mais je suppose que c'est faux ça aussi pas vrai ? M'enfin bref, retournons aux festivités !

Comme pour donner une contenance à ses paroles, le jeune homme claqua des mains avant de se les frotter, et il bifurqua pour retourner dans les endroits avec des stands plus amusant et attrayant pour les jeunes.

-Hey mais, y a pas de tentacules c'est dégueulasse !
Malgré son air légèrement protestant il se mit à éclater de rire, il ne pouvait comprendre ce délire des tentacules, c'était comme le délire de mettre de la pâte à tartinée sur le corps de l'autre et oui il avait réellement entendu cette histoire et les deux lui avaient confirmé en lui glissant que c'était très bon et pas seulement dans le sens où l'on aime la nourriture. Lui n'avait pu qu'émettre un rire gêné avant de prendre rapidement congé.

-T'es pas non plus la personne la plus chelou que je connaisse, y en qui sont tellement... brrr, mima-t-il, mais t'es quand même pas non plus la moins bizarre.
C'était dit de bon cœur, sans animosité ni méchanceté, il lui fila même un léger coup d'épaule avant qu'elle ne lui mette un papier sous le nez. Un peu trop proche même, il s'écarta, scrutant de son regard pâle le papier. C'était étrange, était-ce ce que l'on trouvait dans ce genre de fête ?

-Est-ce qu'il y une adresse, des indications ? Tu veux qu'on s'y rende, demanda-t-il en cherchant des yeux qui pouvait distribuer ces flyers sans succès, on pourrait si on sait où ça se trouve, s'il y a des informations dessus, ça ne se fait peut-être pas par sorte de « réunion » ?
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MessageSujet: Re: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Ven 12 Jan - 22:42

Ryuko avait hésité à lui dire que biologiquement parlant, elle n'était pas vraiment « enfant unique », mais se ravisa en pensant que de toute façon, ce n'était pas comparable, contrairement à son ami, elle ne savait rien de ses frères et sœurs, alors ça ne comptait pas. Et puis, ce n'était pas comme si elle y accordait beaucoup d'importance. Orion avait plutôt l'air de préférer passer rapidement à autre chose, alors elle n'insista pas. De façon général, on n'était jamais satisfait de ce qu'on avait, du moins jusqu'à ce qu'on le perdre. Enfin, cela ne s'appliquait pas aux brochettes, qu'elle avala jusqu'au dernier morceaux comme si c'était son dernier repas... et malgré tout, elle avait encore faim, la journée avançait, et l'heure du repas de midi était déjà passée depuis quelques temps.
Qu'on s'y rende... la jeune fille laissa son ami regarder le flyer, puis comme toute réponse, après s'être prit un coup d'épaule, marmonna vaguement un truc complètement inaudible et très peu articulé, le tout en baillant à s'en décrocher la mâchoire. Puis, elle se frotta les yeux avec la paume de sa main, comme un enfant qui manquerait de sommeil. Et pourtant, si son esprit ressentait de l'épuisement, son corps semblait ne jamais manquer d'énergie.
Après ce rapide coup de barre, elle retourna le papier plusieurs fois, pour regarder s'il n'y avait pas quelque chose de marqué dessus, comme le lui avait suggéré Orion. Mais rien de rien, juste cette adresse arpanet. Normalement, Ryuko allait dans les cyber-café pour surfer sur le net, mais... pourquoi aller si loin lorsqu'on avait un féru d'informatique comme ami ?

– Y'a juste l'adresse d'un site. File ton portable, il peut aller sur l'arpanet, hein ? J'vais voir ce que c'est.

À peine venait-elle de finir sa phrase, qu'elle avait plongé sa main dans la poche de son ami, attrapant et retirant le portable avec toute la rapidité et l'agilité d'un pickpocket, faisant exactement les mêmes mouvements que lorsqu'elle piquait le portefeuille d'une poche mal fermée au milieu d'une foule. Et évidemment, ce n'était pas Orion qu'on verrait avec un portable du siècle dernier ! Il ne plaisantait jamais quand il s'agissait de technologie. Ryuko tourna l'engin, regardant de plus prêt l'appareil qu'elle avait seulement vu dans les vitrines des boutiques. Il était même tactile, c'était autre chose que son vieux téléphone à clapet, qui faisait uniquement la fonction téléphone, le minimum du minimum.

– Trop la classe, ce machin. Quand il marchera plus, tu me le donnera ? J'aimerais bien le démonter.

Elle était certaine de pouvoir faire quelque chose d'amusant en désossant ce genre de bidule électronique, elle l'avait déjà fait avec un appareil photo volé, mais jamais avec un portable. Ryuko s'arrêta dans un coin de rue, près d'un muret, se positionnant de façon à qu'Orion puisse regarder ce qu'elle fabriquait sur son appareil. Elle tapa l'adresse arpanet dans la barre de recherche, et trouva le site assez rapidement. Et ce site avait l'air complètement normal... voire, même, d'une effroyable banalité, d'un style assez épuré mais sobre. Elle le parcouru en soupirant.

– Bof, c'est juste un genre de forum ou les gens discutent de leurs problèmes... c'est naze, j'espérais un truc plus... piquant, tu vois.

En fait elle ne savait pas vraiment ce qu'elle espérait. Peut-être quelque chose se mieux. Et puis, ça devait être un truc plutôt connu, pour distribuer des flyer comme ça, dans la rue. Il y avait quand même un bon nombre d'inscrit, et des sujets ouverts sur tout et n'importe quoi. De quoi se perdre, mais rien de bien excitant. Pourtant, Ryuko alla voir le sujet qui avait le plus de réponses.

– Ah mais attend... ils disent qu'ils vont faire une rencontre pendant la fête ! Et c'est pas loin, viens on va voir. Si ça se trouve ils vont distribuer de la bouffe gratuite, ça marche toujours pour attirer les gens. Avec un peu de chance y'aura aussi des paumés de la vie ou des garces de lycée qu'on pourra emmerder !

Elle illustra sa définition d'« emmerder » en frappant son poing contre sa paume, tenant le téléphone dangereusement entre seulement deux doigts. C'était vrai, depuis combien de temps elle n'avait pas participé à une petite altercation musclée ? Il suffisait de trouver un ou une autre adolescent et de le provoquer, s'il avait un minimum de jugeote – ou de maturité selon les points de vue – il ne laisserait pas une gamine se moquer de lui en public et réagirait de manière plus physique que les simples insultes habituelles. Elle avait passé toute une matinée sans chercher directement des noises à quelqu'un, il fallait bien qu'elle se rattrape.
La jeune fille commença à s'élancer – puisque généralement, elle se déplaçait plus souvent en courant qu'en marchant – puis se retourna pour rendre son téléphone à Orion, non sans le lancer d'un mouvement souple.
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MessageSujet: Re: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Dim 15 Avr - 13:30

Nullement gêné de prêter son appareil à Ryuko -il n'avait de toute manière rien à cacher-, il ne se formalisa pas qu'elle lui pique comme une voleuse. Cela pouvait paraître étrange, sûrement que toute autre personne faisant cela a un ami aurait pu voir l'ami en question s'offusquer mais le naturel calme d'Orion faisait qu'il n'était point dérangé. Le fait qu'il faisait rapidement confiance et était un peu naïf aussi devait aussi faire en sorte que « tant qu'elle me le rend, ça m'est égal ». Il n'était pas non plus riche pour s'en acheter un deuxième, déjà que ce dernier lui avait coûté assez cher, s'attirant les foudres d'Aska -enfin les foudres à la manière Aska-. Elle lui avait demandé calmement quel était l'intérêt de s'acheter un téléphone dernier cri, à quoi bon, il n'allait sûrement pas prendre de photos ni vidéos avec, son ancien téléphone lui permettait déjà d'accéder à l'arpanet sur pratiquement toute l'île centrale avec un bon réseau. Elle lui avait bien fait comprendre avec son sourire que cet achat avait été inutile, futile et juste dépensier. Orion pouvait faire ce qu'il voulait de son argent, mais cela agaçait parfois la capitaine qui trouvait qu'il jetait son argent par la fenêtre, trop influençable par sa passion. Enfin, le temps était à la fête, et pas à penser aux remontrances d'une grande sœur.
-Ouais je te le filerai quand j'en changerai ou qu'il marchera plus, pas de souci, répliqua avec un sourire le jeune homme, de toute manière soit c'est à toi que je les file soit soit c'est à Aska, mais bon, le sien il dure toujours très longtemps donc bon.

Orion laissa sa jeune amie s'occuper d'aller sur le site, après tout il n'avait pas son téléphone, tandis qu'il regardait les étalages, l'heure du repas maintenant passé le monde affluait de nouveau des les rues, la plupart des commerçants avaient aux aussi rejoint leurs étalages et de nouveaux ils tentaient d'attirer foule. Mais rien ne semblait intéresser pleinement Orion, personne ne proposait de l'informatique comme du petit pain après tout.
Un forum de discussion donc, il fallait avouer que ce n'était pas très engageant aux premiers abords, ça faisait truc d'adulte, pas intéressant pour les jeunes, ennuyant à mourir, de quoi ça pouvait parler ? Politique, le prix du chauffage l'hiver ? Orion était encore trop insouciant et jeune pour vouloir se préoccuper de cela, notamment qu'il vivait soit à l'académie, soit à l'appartement.

Avant qu'il n'ait pu dire quoique ce soit, Ryuko s'élança vers l'endroit où il devait y avoir un rassemblement, il rattrapa son téléphone avec une étonnante pirouette -mauvais en sport, spécialement en volley-ball- avant de commencer à courir derrière elle.
Quand ils arrivèrent, et malgré la proximité de l'endroit avec l'endroit précédent, le garçon se retrouva à bout de souffle, il dut aussi renouer son bandeau noir qui était à moitié en train de partir.
-J'espère que... Ah, que ça sera pas ennuyant, tenta-t-il de dire entre deux respirations.
Sûrement était-il blanc comme un linge à force d'avoir couru, lui n'allait sûrement pas être prêt pour chercher des noises à qui que ce soit. Son amie elle semblait quand même assez en forme, sûrement à cause de son endurance, et du fait qu'elle était -au goût d'Orion- plutôt hyperactive !
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MessageSujet: Re: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Ven 20 Avr - 22:29

Arrivée en moins de deux sur les fameux lieux, d'un rapide coup d’œil, Ryuko comprit que non, il n'y avait pas de quoi manger. En fait, il y avait bien un genre de stand, mais aucune trace de nourriture. Seulement des gens qui parlaient entre eux, et il s'agissait plutôt de jeunes adultes, pas vraiment d'adolescents. Les adultes avaient moins tendances à s'énerver, ça n'avait pas beaucoup d'intérêt à aller leur parler, et en plus, ils semblaient déjà tous bien occupé à jacter. Déçue, elle se tourna vers son ami – qui avait l'air sur le point de s'évanouir – pour lui dire qu'il valait mieux aller trouver quelque chose de plus intéressant à faire.
Avant qu'elle ait pu ouvrir la bouche, un bruit sourd résonna. Ni proche, ni trop loin, pas suffisant pour faire paniquer les gens autour, mais assez pour leur faire tourner la tête en se demander d'où ça pouvait provenir. Ryuko regarda le ciel, tourna la tête plusieurs fois. Peut-être une animation bruyante ? Voulant aller vérifier en personne, elle sautilla presque sur place.
– T'as entendu ? C'était quoi ?
Sans attendre de réponse, elle s'assura d'attraper Orion par le poignet, ça serait dommage qu'il se laisse distancer. Et en plus, un peu de course à pied ne lui ferait sûrement pas de mal ! Même s'il avait plutôt l'air sur le point de mourir de fatigue.
– Ça venait de par-là, magne-toi, on va voir !
Et Ryuko décida donc de laisser tomber ce rassemblement après y être restée moins de dix secondes, et de partir dans une autre direction. En courant évidemment, et prit même la peine d'encourager son ami à suivre le rythme quitte à ce qu'il y perdre un poumon en route.
– Allez Orion, tu sais ce qu'on dit, si tu cours, tu vivra pour toujours !
Proverbe qu'elle venait absolument d'inventer, mais ça rimait, donc ça ne pouvait qu'être vrai. Esquivant les gens en traînant son ami derrière elle comme un poids, l'adolescente suivait la direction d'où venait le bruit. Elle ne s'arrêta que quelques secondes pour demander à un passant ce qu'il se passait, ce dernier lui indiquant le boulevard d'un geste du bras. Ce n'était tout de même pas la porte à côté, elle dû galoper plusieurs minutes avant d'arriver à destination.

Sur place, il y avait un attroupement, ainsi que des bandes jaunes et noires comme s'il s'agissait d'une scène de crime. À peine essoufflée, Ryuko se colla juste derrière l'une des bandes, pour examiner la situation. Des débris de partout, une barrière de glace, des soldats et des journalistes. On aurait dit que quelqu'un venait de faire usage illégalement de son pouvoir, et que ça avait dégénéré en bagarre magique, chose totalement interdite évidemment. Et même s'il pouvait arriver que certaines personnes s'entraînent à maîtriser la magie dans le seule but de s'en servir de manière criminelle, cela restait assez rare, et sans doute pas pour balancer ça en plein milieu d'une rue passante. Au mieux, attaquer une banque. Mais pas un pub... ou alors, c'était un psychopathe dangereux qui ne voulait que tuer des innocents ? Telle l'adolescente qu'elle était, Ryuko envisageait tout un tas de possibilités plus bizarres les unes que les autres.
Finalement, pour en avoir le cœur net, elle interpella un gars, qui repartait de la zone après avoir regardé.
– Un dragon est tombé à moitié sur l'immeuble, lui dit l'adulte d'un air peu concerné.
– Tombé ? Pourquoi ?
Le passant haussa les épaules.
– Peut-être qu'il a éternué en vol et que ça l'a déséquilibré.
Quoi, un éternuement ? C'était la raison la plus débile qu'elle ait jamais entendue. C'était forcément autre chose, mais l'homme était déjà retourné vaquer à ses occupations. Ryuko frappa deux fois sur le dos de son ami, assez violemment. Peut-être une façon étrange de soigner la fatigue.
– Hé Orion, t'imagines la cata si les dragons se mettent à tomber comme des mouches ? C'est dangereux qu'ils soient en ville comme ça, quand même.
Alors comme ça, Monsieur le dragon n'arrivait même plus à voler droit et c'était les habitants qui devaient en faire les frais ? Ce n'était pas comme si les humains étaient allés squatter les zones de vies des dragons, c'était même le contraire, c'était généralement des endroits interdits. De toute manière, il n'y avait pas l'air d'avoir grand chose à faire par ici, le gros de l’événement avait l'air d'être déjà passé, c'était un peu frustrant.
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MessageSujet: Re: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Sam 19 Mai - 14:31

Il n'en pouvait plus. Il avait l'impression que la vie le quittait et si la vie était comme les mangas ou les anime, on aurait très bien pu voir une petite volute de fumée, correspondant à son âme, sortir de sa bouche et s'envoler vers les cieux. Mais la vie n'était pas un manga ou un anime, et c'était pour cette raison qu'Orion n'était pas le superbe garçon des shojo, intelligent, sportif, toujours à aider et canonissime. Il était certes intelligent, bien bâti mais ses cheveux blancs et ses yeux bandés lui donnaient un léger air effrayant couplé à son air blafard mais. Orion était une loque. Il s'agissait d'une limace, avec des muscles tout raplapla.
Par conséquent, la deuxième course il crut tourner de l'oeil, sa vue se brouilla de pigments sombres, ses poumons lui donnaient l'impression d'être en feu, au sens propre, et la sueur qui dégoulinait doucement sur son front lui était vraiment très désagréable. Ses jambes étaient douloureuses et ses pieds avec lesquels il avait plusieurs fois trébuché auraient pu être en sang. Très clairement, un urgentiste l'aurait vu, il l'aurait immédiatement pris en charge. De plus, Orion ajoutait à ça des plaintes en onomatopée qui semblaient venir d'outre-tombe.
Ce n'était pourtant pas la première fois que Ryuko lui faisait ce genre de coup, elle, elle était surexcitée, une vraie hyperactive à sauter, bondir, courir partout. Mais le jeune homme ne parvenait jamais à prendre le rythme. Même les profs de sport semblaient totalement dépités avec lui. Ils le pouvaient d'ailleurs.

-Ryu... En peux plus... Vais mourir.
Toutefois la jeune adolescente était déjà en train de s'intéresser à ce qu'il se passait autour d'eux, et Orion lui n'en avait cure : il ne voyait même pas ce qu'il se passait, il n'avait pas non plus vraiment comprit pourquoi ils étaient repartis aussi vite. Totalement à l'ouest, l'esprit priant pour, quand il allait faire reprendre ses esprits au garçon, qu'il soit loin au calme. Pourtant ce n'était pas le cas. Et les deux bonnes tapes de son amie finirent de l'achever. Il toussa un bon coup, et finit de reprendre ses esprits.
Il n'était pas loin au calme, mais dans une situation plus qu'étrange. Un dragon tombé du ciel ? Ce n'était clairement pas courant, tout seul en prime ? Il s'agissait de la première fois qu'il entendait ça. Cela piqua sa curiosité, et son intérêt aussi. Ce n'était pas le dragon en lui-même, mais plutôt le pourquoi il était chuté. Bien que, si c'était une raison totalement lié au dragon cela lui passerait par-dessus la tête.
Son regard balaya la scène, observant les dégâts causés, ça craignait. Ce fut sa première véritable pensée.
-C'est super bizarre et ça craint surtout, on pourrait sûrement se faire écraser ouais. En plus on aura sûrement pas trop d'informations, ils vont sûrement ébruiter ça... Enfin bon, il y a pas vraiment beaucoup de chose à faire. Tu veux faire un truc ici ? On fait quoi maintenant ?
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MessageSujet: Re: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Lun 21 Mai - 14:39

Maintenant qu'elle avait bien vu ce qu'il en était, tout le mystère de la scène s'était envolé, et Ryuko s'en désintéressa bien vite. Il ne se passait jamais quelque chose d'intéressant dans cette ville, de toute façon, c'était bien pour cela qu'elle allait chercher le mystère ailleurs, à l'extérieur, dans les zones moins urbaines. Lorsqu'il y avait les restes d'ancien villages abandonnés, par exemple. Quoi qu'il en soit, l'après-midi avançait, mais elle n'avait pas l'envie de terminer la journée maintenant. Pas tout de suite, car demain, il allait encore falloir se rendre en cours, se poser sur une chaise, rester immobile, ne pas bouger et écouter parler un vieux pendant des plombes. Ceci était juste terrible pour elle. En fait, c'était tout aussi horrible de rester assise aussi longtemps que pour Orion de se mettre à courir.
Quand ce dernier eut terminé d'agoniser et réussi à reprendre son souffle et lui demander la suite des opérations, Ryuko balança ses bras en tournant en rond sur le trottoir.

– Bien sur qu'on va faire un truc, demain l'académie reprend, et je vais devoir y aller, alors faut profiter de toute la journée. Attend, laisse-moi chercher.

C'était vrai qu'il n'y avait as grand chose à faire dans le coin. Enfin, pas grand chose de gratuit, en tout cas. Aux questions de son ami, Ryuko avait surtout entendu quelque chose comme « quelle connerie on pourrait faire pour rendre la journée intéressante ? ». N'ayant pas vraiment apprit à s'amuser autrement qu'avec des choses plus ou moins limites, et ne pouvant lâcher le frisson de l'interdit depuis qu'elle l'avait saisit, l'adolescente réfléchissait à plusieurs idées qui ne nécessiterai pas d'aller trop loin. Et qui n'était normalement pas les occupations de jeunes se voulant totalement blancs de toute bêtise.

– Si on faisait quelques défis, hein ? Celui qui gagne paye un truc à manger à l'autre. Je commence.

Embêter un soldat ne semblait pas être une idée lumineuse, avec l'accident, ils étaient nombreux et peut-être en alerte, c'était un coup à se faire attraper. Et puis, elle n'allait pas imposer une autre course à Orion, sinon il allait réellement se retrouver six pieds sous terre. Donc de manière générale, pas quelque chose de physique, ça sera trop cruel, et il semblait qu'il avait déjà complètement épuisé les forces de ses muscles. Finalement, son regard se posa sur le cyber-café qui faisait le coin de la rue. Ça c'était bien, Orion pourrait s'asseoir pour recharger ses batteries, et bien qu'il fallait payer une consommation pour rester utiliser un ordinateur, Ryuko pointa du doigt le commerce en tirant sur la manche de son ami pour attirer son attention dans la direction qu'elle désignait.

– Trouvé ! Je te défie de t'infiltrer dans le réseau intranet de l'armée, et de télécharger un dossier secret défense. Le tout sans te faire repérer.

Cette fois, elle ne se mit pas à galoper, le cyber-café n'était qu'à une vingtaine de mètres, ils pouvaient y aller en marchant. Les bras croisés dans une attitude provocatrice assez habituelle, elle le toisa avec un regard de défi.

– Alors ? Cap' ou pas cap' ? Mais peut-être que ta cervelle est aussi ramollie que tes jambes ?
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MessageSujet: Re: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Dim 27 Mai - 12:21

Orion ne s'attendait pas à un tel défi. Ce n'était pas quelque chose de nouveau pour lui, un défi, c'était ce que les plus jeunes faisaient. Mais celui-ci étaient très délicat. D'une part car s'il se faisait prendre il serait incriminé, mis en prison, et qu'avec de la malchance Aska, sa sœur, serait dénuée de ses fonctions, perdant son poste de capitaine, et elle pourrait aussi être considérée comme une paria de la société, une traîtresse visant à faire s'écrouler le gouvernement. Mais le jeune homme ne pensa pas à ça. Il ne réfléchit pas à toutes les possibilités qu'un tel acte avait. Il savait bien que c'était un crime, c'est-à-dire un acte très grave et qu'il pouvait encourir des sentences lourdes. Pourtant il ne pensa pas aux conséquences pour autrui. Même Ryuko pouvait être incluse dans le crime, pour non dénonciation, mais aussi incitation à un tel acte.
Mais encore une fois rien ne traversa la tête du bonhomme malgré le fait qu'il était souvent considéré comme intelligent.

Acquiesçant, ils se rendirent au cybercafé, Orion chercha un endroit sans caméra de surveillance, mais il fit aussi en sorte de rentrer en même temps qu'un autre groupe de jeune. En effet, du fait qu'il était totalement possible de retracer les ordinateurs connectés à l'arpanet si le gérant les voyait s'installer à un ordinateur il pourrait les retrouver et les dénoncer au besoin. Notamment qu'Orion ne passait pas inaperçu. Toutefois le garçon avait un bonus, il possédait une carte chance, un joker même : il aidait quelquefois l'armée sur le plan informatique, repérant certains criminels. Par conséquent pour lui hacker l'armée n'était pas non plus inaccessible, il possédait même des identifiants, des mots de passe pour se connecter et après Ryuko n'était pas censée savoir ce qui était secret défense ou ce qu'il l'était. Effectivement c'était nettement plus élaboré que des dossiers avec écrit en énorme « Secret Défense ». Bien souvent il s'agissait plutôt de dossier caché, non affiché, disponible que selon certaines conditions, pour certains identifiants.
Le jeune nouveau délinquant s'assit sur l'un des ordinateur, dans l'un des angles morts, il y avait d'autres jeunes autour de lui, comateux, dont certains devaient passer nuit et jour sur ces pc en oubliant pratiquement de manger. Il allait tromper à la fois son amie, en prenant un dossier qui n'allait pas trop craindre et qu'il savait aussi peu surveillé, mais il allait aussi tromper son gouvernement et sa sœur. Soeur qui n'hésiterait pas à l'envoyer dans les geôles si elle venait à apprendre ce petit, tout léger, écart de sa part.
Sans un mot il sortit de sa poche une clé usb, ce n'était pas n'importe laquelle, il s'agissait d'une spécialement faite pour lui, c'était ce qui lui permettait de se connecter en tant que militaire. Bien qu'il ne l'était pas, c'était son identifiant, 9S. Une auxiliaire en quelque sorte, une aide, comme on le demandait beaucoup à ceux qui se révélait être des génies de l'informatique. Cette clé lui permit directement d'aller sur un lien arpanet correspondant à l'armée et une petite identification lui permit d'accéder aux dossiers. Dans tous les cas il pouvait toujours plaider qu'il voulait vérifier quelque chose sur un travail qu'il avait effectué récemment.
-Bon maintenant on sort la deuxième clé...
Accompagnant la parole du geste il brancha une deuxième clé USB qui lui servirait de réceptacle pour prendre un dossier mais c'était aussi un moyen pour effacer ses traces. Pour l'armée il ne copiait rien sur sa clé de service.
Rapidement il copia un dossier sur sa clé, c'était un dossier auquel il avait accès, mais auquel les argeyiens n'avaient pas accès tout de même.

-Voilà ! Qu'est-ce que tu pensais, je gagne toujours mes défis, d'ailleurs... Je gagne quoi ?
Pendant qu'il se demandait le prix du gain, Orion se déconnecta très rapidement, et au final l'opération avait prise à peine trois minutes. Il se leva, emprunta un autre ordinateur et brancha la seconde clé USB pour regarder le dossier appelé « DRAGONS » dessus. Il avait aussi remarqué que le dossier avait été modifié après son dernier travail, sûrement des modifications, peut-être l'ajout de plusieurs données ? Voire des modifications orthographique ? Il savait que ce dossier contenait à la fois des descriptions plus poussées que le bestiaire sur les dragons, mais aussi des images de dragon encore jamais observé, des photos étranges, dérangeantes, et aussi du coup, une nouvelle chose qui apparut quand il fit un double clic sur le dossier.
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MessageSujet: Re: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Mar 29 Mai - 1:00

Ryuko suivit non sans entrain Orion jusqu'au cyber-café, et y entra sans aucune once de méfiance ni d'inquiétude malgré l'acte que son ami s'apprêtait à faire. Elle ne pensait aucunement à la gravité de ce crime – car c'était bel et bien classé en tant que crime et non en tant que simple délit – ni même des conséquences que cela pourrait avoir dans la cas où l'armée s'en rendrait compte. En fait, elle n'avait pas l'habitude de réfléchir à long terme, alors pour l'adolescente, ça augurait simplement quelque chose d'amusant à faire.
Elle s'installa sur la chaise à côté d'Orion, et en balançant machinalement ses jambes dessous la table, le regarda faire ces trucs avec des clés externes et des fenêtres d'ordinateur. Il n'y avait vraiment que lui pour se balader avec autant de clés usb dans les poches. Comme Orion n'expliquait pas ce qu'il faisait en détails, et qu'elle n'était pas spécialement connaisseuse en matière de codage ou d'informatique plus poussé que le minimum syndical pour un jeune vivant dans cette technologie – la base en terme de protection d'ordinateur, de surf sur l'arpanet mais pas grand chose de plus – Ryuko le regarda simplement faire. Elle reconnu au moins le logo du réseau interne de l'armée, et en moins de temps qu'il fallut pour le penser, la page d'identification accepta l'entrée, et le réseau s'afficha sur l'écran de l'appareil. Quoi, c'était tout ? Ça n'avait pas l'air aussi compliqué qu'elle l'avait imaginé.
– Sans blagues, c'est aussi fastoche d'aller prendre un dossier dans l'arpanet de l'armée ? Ça craint pour la sécurité nationale.

Elle parlait un cran en-dessous de son niveau de voix habituel pour ne pas attirer l'attention d'un serveur ou du gérant, histoire qu'ils ne viennent pas observer ce que faisait deux jeunes sur leur ordinateur. De toute façon, Orion décida de changer de poste, pour lire un peu plus en détails le dossier qu'il avait choisit de prendre.
Agitée sur sa chaise, et un peu vexée que son ami n'ait même pas eut une petite difficulté, Ryuko croisa les bras en râlant légèrement – puisque, il fallait l'avouer, elle était parfois de mauvaise foi.
– T'as gagné parce que je t'ai donné un défi tranquille. Mais si ça avait été un truc du genre pirater les caméras de surveillance du Palais pour qu'on puisse observer le roi, ça se serait peut-être passé autrement, hein ?
Mais après tout, c'était de bonne guerre, il avait fait ce qu'elle avait demandé. Défi relevé, et haut-la-main, par monsieur Orion.
– Mais bon, t'as quand même gagné que je t'offre un truc à manger. Et même un service de ma part. Si y'a un prof qui t'emmerde, je pourrais aller crever les pneus de sa voiture, ou mettre des limaces dans son casier. D'habitude je demande une « participation monétaire », mais pour toi, ça sera gratis.
C'était bien la seule chose qu'elle savait faire, mais elle doutait qu'Orion en ait l'utilité. Ça ne coûtait pas grand chose de proposer. Enfin, pour le truc à manger, il allait devoir attendre qu'elle « trouve » un peu d'argent.
En tout cas, elle changea une énième fois de position sur son siège, en s'intéressant à ce fameux dossier copié. Un dossier entier, avec plein d'informations dedans. Il avait un nom sobre, pas de chiffres ou de codes, juste le mot « dragons ».
– Attend, attend ! Fais voir c'est quoi.

Spoiler:
 

Ryuko regarda le nouveau fichier qui s'afficha, l'un des plus récents. C'était un genre de rapport assez pompeux, avec des codes de partout sans doute déchiffrables par quelqu'un avec une formation militaire, ou juste par quelqu'un ayant fait une recherche arpanet sur ce genre de trucs. Ça avait surtout l'air d'être du domaine de l'administratif, et c'était fatiguant à lire. Mais après tout, un rapport militaire n'était pas censé être foncièrement agréable à admirer... ça servait à délivrer des informations. Et d'après ce qu'elle comprit, c'était un genre de rapport d'incident concernant une bête inconnue. Elle ne le parcouru pas en entier – ou seulement très rapidement – mais ce fut la taille estimée du bestiau qui l'intéressa le plus. Quoi, quinze mètres ? Bah ! Elle connaissait un autre monstre qui n'en ferait qu'une bouchée, de ce truc « draconoide ».
– T'imagine, un monstre comme ça qui se met à se promener aussi proche des villes ? Il pourrait venir détruire tout Cylnaes si l'envie lui prenait.
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MessageSujet: Re: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Mar 29 Mai - 11:28

Non ce n'était clairement pas aussi fastoche d'aller dans le réseau de l'armée, Orion avait légèrement triché, enfin ce n'était pas réellement de la triche, il s'était juste connecté normalement, et aux yeux de l'armée il s'était connecté sans rien faire, il n'avait ouvert aucun dossier, et il avait effacé le copier coller qu'il avait effectué sur une clé vierge. Donc au final, il s'était connecté deux minutes et c'était tout, sans rien y faire.

-Nah, ce n'est pas aussi facile, juste moi qui suis très bon, ironisa-t-il avec un grand sourire comme un coq.
Il ne put aussi s'empêcher d'émettre un petit ricanement moqueur envers sa propre personne. Mais bon, ce n'était pas totalement faux, Orion appréciait tant l'informatique qu'il s'y connaissait assez bien, pouvait-il dire tout en restant modeste.

Dans tous les cas il appréciait le repas gratuit, il n'allait pas l'emmener dans un restaurant quatre étoiles, mais il se disait qu'il avait bien envie de manger des sucreries, après tout en période festive on pouvait trouver des sucreries des autres grandes villes telle que Ormes-Val. Oh bien entendu ils pouvaient tout de même en trouver, mais c'était tout de même moins bon que les vrais marchands arrivant de la ville chaude du Nord des bonbons et gâteaux tout bien fait de manière artisanale. Il en bavait déjà. Il fallait avouer qu'Orion résistait très mal à l'appel de la nourriture, c'était tellement bon de manger.

-Attends !! C'était toi les limaces et les escargots dans le casier du gros prof de littérature ?!
Sous le coup de la surprise, Orion n'avait pu s'empêcher de s'écrier, faisant se relever quelques regards hagards, et, gêné, il baissa immédiatement la tête, se passant nerveusement la main sur le cuir chevelu pour le gratter légèrement. Puis, il reprit, d'une voix plus basse :
-J'aurai dû m'en douter que tu étais derrière tout ça, mais comment tu les transporte. Avoue, ton pouvoir est de faire apparaître des limaces et escargots, ajouta-t-il en se moquant légèrement -c'était de bonne guerre-.

Puis comme Ryuko, son attention se fit attirer par ce dossier étrange, nouveau pour lui, et lorsqu'il l'ouvrit il fut légèrement surpris : un dragon, enfin un être draconique, de quinze mètre de haut proche d'un village. Et l'enquête rejetée. C'était... un peu à l'encontre de la protection que brandissait toujours l'armée « on vous protège grâce à l'armée ».
-Bah ouais, et tu te rends compte, ils veulent pas faire d'enquête, alors que là il n'a peut-être déjà plus peur d'être à proximité des humains.

Puis, une idée apparut dans la tête du jeune homme. Il n'appréciait pas particulièrement les dragons, il avait même un profond désintérêt pour eux, mais il possédait un unique intérêt en eux tout de même, l’exception confirmant la règle très sûrement : Orion voulait savoir si c'était vraiment un dragon commun. Mais il voulait surtout savoir pourquoi l'armée n'avait pas voulu faire d'enquête. Lui était un curieux, il voulait savoir. Alors il fit une proposition invraisemblable, surtout venant de lui :
-Venant de moi c'est très étrange, admit-il avant de continuer, mais je suis curieux par rapport à ce bestiau. Pourquoi n'ont-il pas ouvert d'enquête, pourquoi il y a une phrase barrée en noir et tout. Et ce n'est pas non plus très loin d'ici. Je veux dire, Nord, Nord-ouest de Lor'danel. C'est proche de Cylnaes et des Monts Celrons... -Arrêtant de noyer le poisson, il reprit une nouvelle fois- ça te dirait pas qu'on mène l'enquête nous même ?
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MessageSujet: Re: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Mar 5 Juin - 20:34

Lorsque Orion s'écria à propos des limaces, loin d'éprouver une quelconque gêne, Ryuko s'appuya contre le dossier, les bras croisés derrière la tête, bêtement fière que cet « exploit » soit connu parmi les plus âgés. Il arrivait parfois qu'un professeur enseigne aussi bien aux apprentis cavaliers qu'aux classes de lycée basique, et en plus, celui-là était connu pour être très tatillon et mettre facilement des mauvaises, voire très mauvaises notes lorsqu'il jugeait que le travail le méritait. Alors forcément, certains élèves lui témoignait leur appréciation en se payant sa tête, au sens propre de l'expression, puisque Ryuko avait reçu quelques pièces pour aller farcir le casier de gastéropodes dodus et baveux, de la part d'un élève n'ayant pas le cran de se rendre furtivement dans le couloir devant la salle des professeurs. S'il s'était fait prendre, cela aurait fait une mauvaise tâche dans son dossier scolaire. Alors que pour Ryuko, il y en avait déjà tellement qu'une de plus ou de moins n'allait pas faire de grosse différence. Et puis, ça faisait une anecdote à raconter à la cantine.
– Héhé ! Secret de fabrication. Mais tu peux prier pour que je n'aie jamais un pouvoir comme ça, sinon je passerais mon temps à faire apparaître des limaces dans la nourriture des gens.

Elle replia ses jambes pour s'asseoir en tailleur sur la banquette du café, changeant une énième fois de position. Puis elle eut un moment de silence lorsque son ami lui fit sa proposition, juste quelques secondes où son cerveau se demandait si il avait bien comprit.
Tu me demande à moi si ça me dit d'aller explorer un endroit totalement inconnu sans doute montagneux à la recherche d'un monstre géant et probablement pas très content ? Mais qui êtes-vous et qu'avez-vous fait d'Orion ?
Pour ponctuer ses paroles, elle fila un « léger » coup de coude dans le bras d'Orion.
– Et comment que ça me dis. Je suis encore jamais allée par là-bas, on pourra aller demain !
Mais son enthousiasme fut quelque peu entaché par le rappel que la journée de demain allait être longue, très longue.
– Ennnfin… après les cours. Nan parce que, pas que ça m'enchante, mais faut que j'y aille. J'ai déjà deux avertissements pour absences non justifiées ce trimestre.

Et en plus, elle finissait par trois heures de cours d'histoire générale, jusqu'à dix-huit heures. Elle soupira rien qu'à y penser... quoique, si elle s'arrangeait pour recevoir une expulsion de classe, est-ce que ça comptait comme une absence ou pas ? Mystère. Mais de toute façon, son esprit était déjà focalisé sur l'expédition de demain. Ils pourraient même rester toute la nuit à explorer ! La nuit, c'était le plus effrayant, on ne savait jamais si un monstre ou une entité allait apparaître pour filer les chocottes. Ou pire. Mais après tout, n'était-elle pas avec Orion ? D'accord, il avait du flan à la place des muscles, mais c'était un cavalier. Il avait un dragon... enfin, même s'il n'était pas souvent là. Mais quoi qu'il en soit, son ami pouvait utiliser la magie, donc ils n'étaient pas totalement sans défense... Ryuko présumait tout à fait des forces d'Orion, mais c'était mieux que ce qu'elle-même arrivait à faire. En gros, mieux que rien. En sortant un mini-stylo de la poche de son sweat noir, l'adolescente nota rapidement les coordonnées géographiques sur la paume de sa main, pour rechercher plus tard un itinéraire.
Ce fut ce moment que choisit le serveur pour s'approcher de la table. Heureusement, il ne se pencha pas pour aller vérifier ce que fabriquait les gamins sur l'ordinateur.
– Vous prendrez quelque chose, les jeunes ?
– Oui, deux sirops de gowë glacés. C'est lui qui paye.
Dit-elle en tapotant son index sur l'épaule de son ami. Le serveur acquiesça et reparti préparer la commande. Elle n'avait demandé l'avis d'Orion concernant ni ce qu'il voulait boire ni ce qu'il pouvait payer, mais après tout, tout le monde aimait le sirop, et encore plus lorsqu'il était au sucre glace et servit avec des glaçons. Et puis,  il y avait toujours la solution de partir sans payer. Il suffisait de courir… quoique, elle se demandait sérieusement si Orion ne préférerait pas se faire arrêter pour impayé plutôt que devoir se remettre à sprinter.
Assez peu détendue, l'adolescente se leva de la banquette, pour faire des allées retour à côté de la table, en balançant légèrement ses bras. La seule chose qui l'a retenait de ne pas demander à partir tout de suite était la soif et la pensée de la futur boisson qui allait arriver. Elle était à la fois fatiguée d'avance à l'idée de devoir suivre les cours, mais aussi excitée à l'exploration prévue – en réalité, elle voyait surtout ça comme un moment où elle pourrait découvrir des choses intéressantes dans un endroit sauvage, et avait presque passé le côté « enquête » de la chose.

– C'est quand même ironique que t'aie pris ce dossier-là, toi qui t'intéresse pas aux dragons. D'ailleurs, pourquoi t'es entré à l'académie du coup ? Même si t'es cavalier, c'est pas forcément obligatoire de suivre une formation. T'as pas préféré aller dans une école d'informatique ou un truc dans ce genre ?
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MessageSujet: Re: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Ven 8 Juin - 10:46

Il savait que l'idée plairait à son amie, c'était une personne active, qui ne tenait pas en place, la preuve il l'eut quand elle se leva pour tourner autour de la table, cela le fit d'ailleurs sourire. Elle était drôle à voir, et un peu comme une très jeune enfant qui ne parvient pas à tenir en place -comme beaucoup-. Orion s'amusait, la voyait comme une très jeune soeurette. Les cheveux blancs en moins et la sensibilité à la lumière en moins. Chanceuse.
Mais il ne se douterait pas qu'elle serait celle qui tenterait de raisonner cette idée, bien sûr qu'elle acceptait le fait d'y aller, mais il fut étonné du fait qu'elle lui disait après les cours. Alors que lui...

Il était vrai qu'ils reprenaient les cours le lendemain, cette académie était réellement embêtante : elle était l'une des rares, voire la seule, à faire cours en plein été, ils avaient leur « grandes vacances plutôt vers hiver, début printemps, car « blablabla les mauvais jours, dangereux blablabla ».
Orion réalisait que son amie avait raison, pourquoi allait-il dans une académie qui, certes ouvraient de nombreuses portes, mais des portes avec des dragons ? Il avait accepté pour le lycée, puis ne sachant pas quoi faire, il avait continué. Et surtout pour suivre les traces de sa sœur, de sa si merveilleuse sœur aux yeux de ses parents, bien qu'ils voulaient qu'elle leur ramène Vulcain. Pour eux elle avait réussi dans la vie, Orion devait en faire de même. C'était la pression qu'il s'était lui-même instauré, car ses parents l'aimaient comme il était, et avec le métier qu'il voudrait faire, cependant, n'ayant jamais posé la question, Orion se disait qu'il devait chercher la même excellence qu'Aska.

Que faisait-il réellement là-dedans, dans une académie qu'il appréciait moyennement. Il n'aimait pas ce côté centré sur les dragons, les exercices avec son dragon où il n'avait jamais de bons résultats -seuls tâches avec le sport dans son bulletin- car Toraka qui sentait bien l'inacceptation n'était jamais présente. Orion aussi ne voulait pas qu'elle soit là, qu'elle fasse donc ce qu'elle veut, tant qu'elle se trouve loin de lui, tant qu'elle ne lui demande rien venant de sa part.
Pire encore, le jeune homme n'appréciait guère voir les autres humains totalement amourachés de leur compagnon, comme s'il s'agissait de la meilleure des choses. Au final, il aurait préféré faire parti de la majorité de la population : ne pas avoir de compagnon autre qu'humain.

Pour faire passer cette pensée, il but une gorgée de la boisson qu'on venait tout juste de lui apporter. Puis il enchaîna pour répondre à Ryuko qui devait s'impatienter.
-En réalité je pense que je ne continuerai pas l'académie, enfin pas celle-là. Je réalise pleinement que j'ai pas envie de continuer, et à quoi ça sert d'y être en études supérieurs dans le même cursus que ta sœur auparavant quand tu n'as pas de dragon, ajouta-t-il d'un ton impassible.

Pour lui il n'avait pas de dragon, ce n'était pas un déni, simplement il n'avait pas le droit de dire que Toraka était sa dragonne, d'une part car elle n'était pas sa chose, son animal de compagnie, mais parce qu'il n'en voulait pas lui de ce lien.
-Tu sais, reprit-il pour se changer les idées, ça m'étonne de ta part de vouloir aller en cours demain ! Moi qui pensait que tu sauterai sur l'occasion pour y aller le plus rapidement possible.

Il rit doucement, au final les rôles étaient inversés : lui ne voulait pas se rendre en cours mais Ryuko si !
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MessageSujet: Re: Passé, présent et... les amis ? [Réponse scénario]   Sam 16 Juin - 18:27

À l'instant ou le serveur apporta la commande, Ryuko s'était rassise sur la banquette. Sans attendre, elle avala les trois quart de la boisson en quelques gorgées, et essuya la moustache de sirop d'un geste de sa manche. Peut importe ce qu'elle mangeait ou buvait, elle le faisait toujours très vite. Le cyber-café commençait à se remplir, en plus, en fin de journée les gens qui avaient marché en profitant de la fête toute la journée venaient faire une pause. Dire que eux, ils pouvaient librement glander au soleil, alors que les jeunes de l'académie avaient cours. Bien qu'habituellement, le fait d'avoir cours n'empêchait pas la jeune fille de ne rien faire... Les jours ou elle venait en cours, elle se contentait généralement de repérer des personnes de sa classe et de les suivre jusqu'à la salle. Souvent, elle ne venait que pour passer les contrôles ou autres examens, quand elle arrivait à savoir leur date. Même sans avoir suivit les cours, Ryuko trouvait toujours quelque chose à écrire, après tout, un 3 était toujours mieux que d'avoir un zéro. De plus, dans son ancien lycée, elle avait remarqué que l'administration et les professeurs étaient moins sur son dos s'ils avaient des notes à marquer dans leurs paperasses à la fin de chaque trimestre, quels que soit les chiffres.

En plus, si ce n'était que la partie académie qui restait ouverte pendant l'été, ça aurait une certaine logique, mais pourquoi la partie lycée devait se conformer au rythme ? Tout ça à cause de ces fichus cavaliers évidemment, toujours en train de faire des ennuis aux autres ceux-là. Sauf Orion, évidemment, mais lui ne se considérait pas comme un cavalier, donc ça ne comptait pas. Et d'ailleurs, ce n'était pas souvent qu'il exprimait l'envie de sécher les cours, il était tout de même sérieux. Pour Ryuko, elle ne s'était posé qu'une seule limite, un quota d'absence à ne surtout pas dépasser, pour des questions d'argent.
– Nan mais, en fait, c'est à cause de la bourse. Si je loupe encore trop de cours, on risque de me la retirer et ça serait pas cool. J'ai un quota minimal à assurer, tu vois !

La jeune fille termina son verre d'une gorgée, songeant tout de même que l'administration de cet académie était très permissive. Peut-être une histoire de statistiques. En tout cas, elle tapota ses doigts sur les bords du verre, pour émettre un son discret et cristallin, juste histoire de faire quelque chose de ses mains.
– Attend tu rigoles, c'est trop pratique d'être dans la même académie que sa sœur... les profs se renouvellent pas tellement niveau contrôle, du coup, tu peux carrément lui « emprunter » ses anciens devoirs pour les recopier tranquilou.
Et d'ailleurs, d'une façon générale, même si Orion lui avait expliqué qu'être une fratrie ne signifiait pas forcément bien s'entendre, Ryuko avait toujours un peu de mal à comprendre comme les relations entre frère et sœurs pouvaient être difficiles. Avoir un aîné était une chose qu'elle aurait bien voulu. Pensivement, elle croisa les bras sur la table, et posa sa tête dessus pour s'affaler en soupirant, et se mit à triturer les glaçons de son verre avec la paille.
– Moi, si j'avais une grande sœur, ou un grand frère, tu peux être sûre que je le lâcherais jamais, je sais sûrement toujours collée à ses basques comme une sangsue.
Et puisque Orion parlait d'avenir, la jeune fille se mit devant sa propre situation. Elle aurait bientôt terminé le lycée, dans plusieurs mois, l'année prochaine. Elle aurait 18 ans, et c'était l'âge ou les jeunes allaient à l'université, pouvaient choisir un cursus qui leur plaisait un peu plus que des cours généraux de lycée. Mais Ryuko avait bien conscience que, non seulement elle ne pourrait aller nulle part avec ses pauvres notes et on dossier, et qu'en plus, absolument rien ne l'intéressait. C'est simple, elle n'aimait pas travailler, faisait toujours le minimum quand elle ne pouvait pas pomper les réponses sur l'arpanet. Elle se voyait déjà condamnée aux boulots alimentaires.
– Dis Orion, t'aimerais faire quoi comme métier, plus tard ? Genre, imagine que tu puisse faire exactement ce dont t'as envie, ça serait quoi ?
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