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 Chasse et domination - Dahaka

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Ikari
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MessageSujet: Chasse et domination - Dahaka   Ven 7 Juil - 1:09

Ses griffes raclèrent la roche, laissant de grandes traces dans son sillon alors qu'il naviguait entre les monts des Monts Celrons. Il s'était légèrement éloigné de sa tour, de cette tour détruite imprégnée d'une puissante magie dont il se nourrissait sans cesse comme s'il s'agissait d'une source inépuisable. Pourtant elle ne le nourrissait pas complètement, il avait besoin de sentir la vie céder sous ses griffes, sous ses crocs, il avait besoin de sentir la chair glisser dans ses entrailles.
Le tintement arriva aux oreilles d'un village, alors que l'ombre du dragon géant vint cacher les rayons d'un soleil d'été aux agriculteurs qu'il pouvait entendre râler depuis leurs champs. Il avait cet instinct qui le poussait à dévorer, il avait cet envie au plus profond de tout faire exploser. Mais, sage qu'il était, il enfermait au plus profond de son être ce désir insatiable de destruction. Amnésique, cela lui permettait de ne pas succomber non plus.
Un long et sinistre hurlement glaça le sang des agriculteurs alors que soudain le dragon fondit sur le village, les perles couleurs nacres s'illuminèrent et des cris s'élevèrent, on entendit les enfants pleurer, les femmes et les hommes s'agiter, ne sachant comment résister à l'assaut de l'étrange dragon au terrifiant visage. Puis le calme, le silence, le vide. Soudain, un cri étouffé vint rompre ce silence imposant et tous les regards du petit village étaient tourné vers le grand cerf dont le brame s'évanouit à l'orée du bois, en face de ces maisons si fragiles, si faibles, pouvant être détruites d'une seule et légère explosion.
La grande gueule s'ouvrit, le sang éclaboussa son étrange carapace alors qu'il reprit son envol, son corps rasant toits et cimes alors qu'il s'élevait à la verticale, ondulant comme s'il cherchait à éteindre l'espace. Afin de ne pas perdre la chaleur encore présente du cadavre de cervidé, ses grandes mains vinrent le retirer du visage sans orbite, le portant sous ce sourire inquiétant et la partie de chair et de muscles du dragon fit son repas de ce cerf dont la seule erreur avait été de s'approcher un peu trop près d'un village humain survolé par un dragon affamé.

Au lieu de revenir à la tour, Dahaka continua sa ronde, laissant ça et là des traces de griffures lorsqu'ils volaient trop près des monts, en profitant alors pour se propulser légèrement. Il se demandait comment ce portait l'humaine qui lui servait de cavalière, si elle cherchait à comprendre le pouvoir qui l'abritait, si elle cherchait à le maîtriser... Mais il savait bien qu'elle ne voulait pas comprendre, ou plutôt, qu'elle aurait préféré tout pouvoir posséder, tout pouvoir maîtriser à l'instant même où son pouvoir s'était développé. Au fil de ses pensées, il continuait son chemin dans les monts, comme s'il assurait de rappeler aux autres dragons qu'ils étaient sur son territoire et qu'il acceptait leur présence par clémence et tant qu'ils n'approchaient de sa tour. Tour dont il ne connaissait rien, tour mystérieuse dont l'intérieur n'avait pu être vu que par des morts, puisqu'il chassait, tuait, anéantissait tout être s'imposant dans sa tour. Toutefois, il sentait que la magie de cette tour était faite pour se retourner contre lui, elle était à la fois son berceau et son linceul, à la fois son lit et son cercueil, sa première demeure tout comme elle pouvait être la dernière.

De loin, il pouvait apercevoir la ville, Cylnaes, dont il ne s'approchait presque jamais, il y sentait l'agitation et y percevait l'importante aura magique qui se dégageait de cet endroit vivant, de cette artère de l'île, ce cœur même d'Argeya. Une lueur menaçant s'agita dans son regard, comme si au plus profond quelque chose semblait s'éveiller à la vue de cette fourmilière, quelque chose de mal dont le dragon n'avait pas encore conscience.
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MessageSujet: Re: Chasse et domination - Dahaka   Mar 25 Juil - 21:57

Ses mâchoires étaient restées si longtemps fermées que des morceaux de chair pourrissante recouvraient les crocs, les attachant ensemble. Il n'avait pas besoin d'ouvrir la gueule pour parler, seulement pour lancer un rugissement plus caverneux. Chose qu'il n'avait même pas besoin de faire pour ne pas être dérangé, rien que son aura putride faisait s'enfuir les animaux et rebutait les autres dragons qui volaient là ou il était passé, si rare fussent-ils avant. Car peu nombreux étaient les êtres de chair et de sang capables de supporter les températures glaciales et mortelles où le squelette allait, mais après tout, cela n'était pas comparable, non seulement le dracoliche était dans son élément, et de surcroît, le froid absolu était un besoin, il gardait les articulations de ses os fluides. Pas d'organes à abîmer, pas de poumons ni de respiration à glacer, aucune peau à attaquer.

Il revenait de plusieurs années de sommeil. Son dernier souvenir était le rugissement du dragon géant,  puis, l'envol vers les grands lacs du nord, et enfin, le repos calme. Les profondeurs noires et froides, sa carcasse protégée par des milliers de litres d'eau, c'était l'unique endroit où il se sentait assez en sécurité pour laisser son esprit plonger en léthargie. Loin des problèmes des humains et de leurs cavaliers. Depuis que le sien était mort, Skulrak, déjà peu concerné, n'y prêtait plus aucune attention.
Le grand squelette marchait dans une rivière, un petit ruisseau forestier à peine plus profond qu'un demi-humain, avançant contre le courant. L'eau déjà froide devenait glaciale lorsqu'elle rencontrait les os grisâtres baignés d'une lueur bleutée, parfois formant de minuscules cristaux de givres s'en allant entre les petites vagues et finissant par fondre en aval. Rien ne venait perturber son avancée, aucun animal n'approchait, tous apeurés par la présence inquiétante qu'il dégageait, comme une chose qui ne devrait pas exister provoquait le monde des vivants.

Il était descendu en marchant lentement, tel un revenant, entre les arbres des forêts, les pierres des montagnes, ou encore sur les grandes plaines vallonnées, sans s'arrêter. Le jour exposant son existence maudite au monde, et la nuit, avançant telle une apparition fantomatique, ses fumerolles bleutées se découpant dans les ténèbres sauvages, loin de toute pollution lumineuse humaine. Le dragon d'os n'avait nulle part ou aller, nullement besoin de se presser en volant, le marche était plus un moyen de passer le temps que d'arriver à un objectif. Ses ailes presque nues, aux arrêtes osseuses ponctuées de quelques lambeaux de chair pourrissante, témoignaient de ce long moment sans décoller du sol. Après tout, il resterait en ce monde jusqu'à ce qu'un être assez téméraire ou inconscient ne trouve comment se débarrasser d'un dracoliche.

Skulrak était descendait vers le sud, il avait marché depuis les Terres gelées, et se retrouvait dans cet endroit de l'île grouillant d'humains. Cette ville qu'ils appelaient « capitale » n'était-elle d'ailleurs pas loin ? Son odorat lui aurait apporté la réponse, si ce sens ne lui faisait pas défaut. Mais le vent qui faisait passer de l'air entre ses naseaux osseux ne lui apportait aucune sensation. Mais qu'il en soit proche ou éloigné, qu'il passe au milieu d'un village ou entre des falaises escarpées, qu'il marche dans un lieu oublié ou sur le territoire d'un autre dragon, il n'y prêtait aucune attention.
Bientôt, le ruisseau d'un remontait se fit plus rapide, et devant lui, se trouvait une cascade sortante de la roche d'une montagne, le côté de l'un des nombreux monts. Skulrak sorti sa carcasse de l'eau froide, et reprit sa route en longeant ce flanc pierreux. À mesure qu'il avançait, les fumerolles se faisait plus agitées, et l'énergie qui muait les os entre eux se faisait plus pressante. C'était ce qu'il se passait lorsqu'une autre source de magie puissante se trouvait dans les parages. Comme l'entité nocive qu'il était, le maléfice noir ne pouvait s'empêcher de provoquer, de vouloir la destruction de toute autre forme de magie. Ainsi, plus Skulrak marchait entre les rochers, plus la végétation, qui se faisait de plus en plus rare, fanait au contact des os grisâtres, et laissait des traces noires sur les pierres, comme des veinures sombres qui craquelait la roche avant de disparaître rapidement.
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Ikari
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MessageSujet: Re: Chasse et domination - Dahaka   Dim 30 Juil - 1:20

Il avait continué son errance, planant au-dessus des monts, par delà les rives et les villages encore assez rustique et traditionnel pour être en accord avec la nature, il planait de son état semi-léthargique, comme un endormi, un somnambule qui allait ça et là. Peut-être était-ce le quotidien qui le rattrapait, ou bien la sensation de vide qu'il ressentait au fond de lui, un néant qui l'envahissait, il ne s'agissait pas d'un trou facile à combler, il ne pouvait pas claquer de ses griffes crochues pour remédier à cette désagréable sensation qui le comme blasé. Depuis son éveil il ressentait un manque, un but, et l'amnésie qui s'était dévoilée en même temps que la fin de son hibernation de nombreux siècles n'aidait en rien le moral du dragon : Dahaka errait, comme une âme en peine.

Bien entendu, il ne disait jamais rien, agissait comme un érudit avec sa cavalière, cherchant à la guider dans l'apprentissage de son pouvoir, et dévorant par la-même occasion la magie qui s'échappait de la jeune fille, ça non plus, il ne lui avait pas dit. Ce n'était pas afin de dissimuler, de cacher, il était conscient qu'il ne lui disait rien, mais c'était comme inscrit en lui, comme si, au plus profond de son être se trouvait quelque chose qui l'empêchait de parler, qui lui posait un bâillon sur sa gueule, une muselière toutefois... L'étrange dragon ne souhaitait pas enlever cette entrave qui était l'un des faibles et fins liens le retenant à des souvenirs d’antan. S'il ne parlait pas, se disait-il, c'est que, dans son passé, il avait du faire ce choix. Ce choix s'était ensuite ancré en lui, comme un bateau dans la mer. Puis, le dragon têtu ne ressentait nul désir à écouter la raison, comme lorsque sa jeune cavalière lui demandait avec véhémence de lui parler comme des gens normaux au lieu de s'insérer dans son esprit. Même s'il n'usait de rien pour espionner l'esprit de la jeune, Dahaka ne l'avait jamais écouté, souvent même, la bête au corps étrange ne comprenait pas pourquoi une telle aversion. Cependant, il ne s'agissait pas que de cela, le dragon ne parlait pas, loin d'être muet, il était pourtant dans un mutisme volontaire, ou involontaire, une nouvelle fois la présence de ces chaînes autour de son museau. Où était l'intérêt à parler comme les humains ? Les dragons avaient-ils un jour eu une langue propre ? L'avantage dans Argeya était la langue « du pays » bien que plusieurs dialectes différents furent existant et encore existant, la plupart des endroits avaient une langue commune, utilisable par tous, mais les dragons n'avaient-ils pas eu un dialecte plus ancien ? Pourquoi eux devraient parler l'humain alors que d'un rugissement ils pouvaient dire tant de phrase ? Dahaka était loin d'être pour la suprématie des dragons, il n'était pas non plus pour celle des Hommes ou d'une autre race, mais il se posait de temps à autres des questions.

Les jours puis les nuits défilèrent, sa cavalière ne se montra pas, et comme chaque heure le grand dragon glissait son corps bruyant au travers les monts, ondulant avec ce carillon à la fois sinistre et mélodieux. Le matin, alors que la brume enveloppait encore les pics rocheux, que les rayons du soleil pointaient timidement leur lumière ainsi que leur chaleur, il lui arrivait d'effrayer -sans le vouloir ni s'en rendre compte- les fermiers et habitants des alentours, lorsque la chose qu'il voyait était l'effroyable face du dragon sortir de la brume en haut d'un des monts. Le soir, alors que la nuit recouvrait de son voile noir la terre, il terrifiait les fermiers et les habitants avec son carillon sinistre qui, dans l'écho de la roche, raisonnait jusqu'au porte des maisons.
Puis, un jour, il sentit soudain un vent de changement. Sa magie s'agitait, se tordait, et l'insécurité de la tour semblait l'appeler alors qu'il effectuait sa routine interminable qu'était sa ronde. Accélérant légèrement la cadence, le grand dragon ondula vers son bien, vers ce qui pourrait s'apparenter à son obsession la plus féroce, la plus violente, au point qu'il perdait toute raison et cherchait à écraser l’intrus osant s'approcher de sa tour. Alors qu'il laissait crisser ses griffes sur la roche, se rapprochant de cet intrus qui traversait cet endroit. Dahaka se moquait bien des dragons, il partageait son territoire tant que ceux-ci restaient loin de sa tour, néanmoins, il y avait quelque chose dans l'être qui n'était pas normal. Différent. Différent des autres. Il y avait aussi une forte puissance magique. Son corps s'agita, la faim tiraillait son estomac, ou peut-être s'agissait-il de sa carcasse d'une étrange matière qui se tordait à l'idée de se repaître de la magie ? Depuis son éveil il ne faisait plus la différence.
Avec son rugissement d'outre-tombe, le dragon s'approcha de front à l'autre dragon étrange. Il s'agissait de la première fois qu'il voyait un dragon d'os, mais nullement intimidé, il fit luire les boules de nacre et provoqua une explosion près du dragon afin de lui faire quitter ce chemin le menant droit sur la tour. Sans dire un mot, l'étrange sourire carnassier et les yeux vides de la bête regardant fixement cet être qui partageait un point commun avec lui : celui d'avoir comme première apparence un corps vide et sans vie.
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MessageSujet: Re: Chasse et domination - Dahaka   Sam 5 Aoû - 1:47

Voilà des lustres qu'il n'avait pas été en contact avec un dragon. Un dragon ? Ou plutôt, une forme de vie ? Depuis sa longue descente du nord d'Argeya, aucune être quel qu'il soit n'avait osé s'approcher de la forme squelettique qu'il était, et encore moins osé entrer en confrontation directe. Il ne s'était pas arrêté de marcher, même en sentant une magie inconnue se rapprocher de lui, comme absorbé par son errance morbide.
Lorsqu'une explosion retentit près de lui, le dracoliche fit un grand écart, comme un sursaut, sur le côté, avec une espèce de lamentation lancinante venu du fond de ses vertèbres. Ce fut comme un choc électrique pour le squelette, comme si quelqu'un venait de le réveiller brutalement après des semaines et des mois de transe somnolente. Il resta immobile quelques instants, l'esprit perdu dans le vide, le crâne ballant et ses ailes aux arrêtes vides raclant la poussière de la roche.
Une question silencieuse arriva alors entre ses cornes, dont il connaissait la réponse, mais le fait qu'il se la posait l'énerva rapidement.

La lueur bleuté, qui jusqu'alors pulsait faiblement entre ses côtes, tremblota quelques secondes avant de se mettre à lécher les os grisâtre, s'immisçant entre les interstices, remontant le long des vertèbres du cou. Elle alla jusqu'au crâne, allumant alors les orbites vides et creuses, comme deux feux-follets inquiétant qui donnèrent vie à la tête squelettique. Skulrak se redressa soudainement, lui dont la carcasse était complètement avachie sur elle-même. Dans un concert de craquements mous et osseux, il remonta son crâne, écarta ses côtes et ses ailes... les peaux mortes se déchirèrent sur tout le corps, et en particulier autour de sa gueule, quand cette dernière s'ouvrit lentement. Les crocs se libérèrent de leur prison pourrissante, les lambeaux pendant autour de la mâchoire inférieure, et certains se décrochèrent complètement, se transformant en poussière avant même de toucher le sol.
Le dracoliche releva alors le crâne, les yeux « ouvert » et bien réveillé cette fois, constatant la chose en face de lui, cette chose qui avait osé l'approcher et démontrer d'une agressivité. Skulrak se fichait de la raison, si c'était par volonté de combat ou autre chose que ce serpent masqué venait de le réveiller, mais il n'allait pas laisser passer ça. Il se posait même pas de questions, alors qu'il était devant un être sûrement unique dans le monde de part son apparence et sans doutes d'autres choses, il ne retenait qu'une seule chose, cet être venait de l'attaquer.

Skulrak se ramassa sur lui-même, écartant les arrêtes de ses ailes, entre lesquelles se forma une sorte de membrane noirâtre, les liant entre-elles, non complètement, mais en laissant toujours des déchirures. Après une vive impulsion des pattes et des ailes, causant une bourrasque sur le sol et faisant s'envoler un nuage de poussière, le dracoliche s'élança dans les airs, droit en direction de l'autre étranger, toutes griffes dehors, sans un hurlement ni un rugissement d'avertissement.

Il se choqua avec violence contre l'autre dragon, provoquant un bruit sourd qui résonna dans ce lieu presque vide. L'une des cornes blanche de l'étranger vint se fichier brutalement entre deux côtes avec un craquement sourd, déplaçant quelques vertèbres et lui tirant une vive douleur, que Skul signifia avec un grondement caverneux. Accroché ainsi, il se mit à battre des ailes en griffant l'étrange matériaux dont était fait cet être, et à attaquer à coup de crocs furieux.


Dernière édition par Crayon le Sam 5 Aoû - 2:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chasse et domination - Dahaka   Sam 5 Aoû - 1:47

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MessageSujet: Re: Chasse et domination - Dahaka   Sam 5 Aoû - 23:26

Alors que le dragon semblait s'éveiller puis se préparer à attaquer, le dragon à l'étrange corps patienta, nullement impressionné, Dahaka regardait cette liche, le regard noir, vide, tandis que la partie de chair était repliée sous la partie plus métallique. Ce dragon était plus petit que lui, nettement plus petit, cela ne signifiait pas qu'il n'était pas dangereux. Ne disait-on pas que les plus petites blessures étaient les plus douloureuses ? Dahaka ne prenait jamais un adversaire à la légère, puis il sentait dans ce démon d'os quelque chose de sinistre, de sombre. Au-delà de son aspect répugnant, évoquant la maladie, un aspect morbide en somme, il sentait dans ces fumerolles bleutées quelque chose qui le mettait en appétit. Une magie dont il voulait se nourrir aussi. Mais pourtant, ce n'était pas le moment de goûter, d'absorber, la magie de son adversaire. Le dragon ne se battait pas comme cela.

Alors que l'autre semblait se préparer pour attaquer, entre craquements osseux et morceaux de chairs se détachants des os, le grand dragon ne faisait pas que le regarder. Il n'attendait pas là, bêtement, puisqu'il sentait qu'il s'agissait d'un être dangereux. Un être qui ne devrait pas pouvoir fouler cette terre, qui ne devrait pas pouvoir briser les zéphyrs en bravant les cieux. Cet être n'était qu'une abomination, une horreur telle qu'elle ne devrait subsister. Malgré son appétit, le protecteur des lieux se disait qu'il devait éradiquer cette... Chose.
Toutefois, Dahaka avait conscience sur une chose. Il y avait une certitude. Ni lui, ni le squelette ne pouvait mourir ici. Loin de croire au destin, le dragon de chair et d'un matériaux inconnu sentait simplement la puissance magique mais corrompu que dégageait le dracoliche. Puis, il connaissait sa puissance. Alors, même s'il désirait l'éradiquer, la grande bête savait que dans le meilleur des cas, il ne le ferait que fuir, ou simplement dévier de la route de la tour brisée.
Tandis que l'autre s'envolait, lui avait déjà fait briller les perles nacrées sur sa queue, guère intimidé par ce dragon mort fonçant sur lui dans l'espoir sûrement de le blesser. Pourtant, il ne fit que le heurter, sa face au sourire dérangeant ne montra aucun signe de satisfaction, de plaisir, ni rien, car cette face n'était qu'une façade sans vie. Le dragon s'embrocha -malgré l'absence de peau et de chair- sur l'une de ses grandes cornes pointant vers l'avant. Si cet embrochement aurait pu être une belle opportunité pour Dahaka, cela le dérangeait tout de même : une explosion aussi proche de lui n'était pas une grande idée même s'il ciblait souvent très bien et pouvait ne subir aucune répercussion.

De ce fait, profitant de l'embrochement tout en ne pouvant rien faire exploser, le dragon dont les rayons du soleil se reflétaient sur sa cuirasse se retourna vivement. Le dracoliche toujours embroché contre sa corne, Dahaka tenta de l'écraser contre la roche. Mais finalement, à force de se débattre, l'une des pattes arrières de la liche vint griffer la partie de chair se trouvant sous le visage vide de Dahaka. Étonné, et se secouant vivement la tête, il permit au sac d'os de se libérer. Cependant, toujours dans l'étique de combattre, le grand dragon créa une explosion entre eux, afin de mettre de la distance. Cela n'était pas destiné à blesser puisque l'explosion était petite et menue, mais cela lui permit de se remettre d'aplomb, faisant de nouveau briller ses perles. Son museau, le vrai de chair, pouvait sentir l'odeur de son propre sang. Son corps, celui fait de chair, c'est-à-dire seulement la partie sous le masque est le grand disque, pouvait sentir le picotement d'une légèrement griffure. Ainsi donc, il l'avait blessé.


Dernière édition par Ikari le Sam 5 Aoû - 23:32, édité 1 fois (Raison : Décidément, on comment bien !)
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MessageSujet: Re: Chasse et domination - Dahaka   Sam 5 Aoû - 23:26

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