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 Je n'aime pas attendre, ni les ptis zozios

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MessageSujet: Je n'aime pas attendre, ni les ptis zozios   Mer 28 Juin - 22:37

Le troupeau galopait à en perdre haleine, sautant entre les arbres et les racines dans le désordre le plus complet, pour tenter d'échapper à leur poursuivant, qui malheureusement pour eux, n'avait pas été aussi affamé depuis longtemps. Juste au-dessus des arbres, Torn suivait les cerfs, concentré sur les bruissements et les bruits de sabots tonnant sur la terre de la forêt, et surtout, guettant une ouverture. Si d'habitude elle appréciait que les proies tentent un peu de s'échapper, pour donner un peu de défi à la partie de chasse, en ce moment c'était une autre affaire. Cela faisait plusieurs semaines qu'elle n'avait rien avalé, et si elle arrivait à tenir assez longtemps sans manger, la limite commençait à se faire sentir. Alors, la dragonne avait juste envie de croquer tous ces herbivores d'un coup.
À l'instant ou l'un d'entre eux se retrouva dans une zone moins feuillue, Torn inspira et après une bruit de gorge grondant, envoya un crachat de plasma incandescent, en plein sur le mammifère. Ce dernier émit une sorte de râle en roulant sur le sol, et avant même qu'il puisse tenter de se relever, son agresseur venait déjà de meurtrir les arbres pour se poser lourdement à terre. Sans rencontrer de résistance, la dragonne attrapa sa proie et leva le museau vers le ciel, avalant tout le cadavre comme un seul morceau. Ses crocs métalliques broyaient tout, que ce soit os, cornes ou sabots, il ne restait plus grand-chose de l’animal lorsqu’il glissait dans la gorge de la dragonne. En moins d’une trentaine de seconde, son repas était terminé. A quoi bon le faire durer lorsqu’on ne ressent quasiment pas le goût de la viande ni du sang ? Seul sentir ses crocs écraser le corps et entendre les craquements osseux lui donnait l’impression de manger quelque chose. Et c’était loin d’être satisfaisant. Après plusieurs jours de baignade dans les bassins de lave sans sortir du volcan, elle était affamée, cet herbivore n’avait été qu’un apéritif. Si bien que la dragonne n’attendit pas pour reprendre son envol et aller pourchasser le reste du troupeau.


Elle continua ce même manège une bonne partie de la matinée, si bien que tous les herbivores devait avoir déserté cette partie de forêt pour plusieurs heures. Mais ce fut l'estomac rempli que Torn reprit sa direction initiale, à savoir la capitale. Son petit cavalier commençait à lui manquer, elle avait envie de le retrouver, de l’attraper entre ses griffes, de le serrer contre elle jusqu’à que ces petits os se brisent, un peu comme un petit enfant qui retrouverait son doudou favori après une longue séparation. Même si elle ne savait pas ou il était exactement, elle préférait l'attendre dans la ville plutôt qu'aller lui courir après dans elle ne savait qu'elle coin paumé. Alors, Torn se trouva une place assez grande, qui possédait une sorte de parc, pour atterrir sur de l'herbe... et éviter de défoncer la chaussée. Certains dragons sveltes ou plus petits arrivaient à se poser sur le béton en douceur, mais pour la dragonne des volcans, c'était compliqué de ne pas griffer le sol. Mais c'était surtout qu'elle avait la flemme de faire attention à ça.
Une ville humaine toujours aussi agitée, songeant Torn en s'allongeant au milieu du parc. C'était comme si elle était couchée dans une fourmilière. Voilà pourquoi ils passaient leur temps à se faire la guerre, à se battre ou à s'insulter. Ils se forçaient à se lever trop tôt, ils manquaient de sommeil, et ça rend irritable. Quelle idée de s'agiter autant à peine quelques minutes avant le réveil. Elle qui prenait des heures rien que pour se décider à sortir du magma qui lui servait de matelas, elle trouvait tout cela fatiguant.

Mais la conséquence, c'était que la dragonne se trouvait juste contente de ne rien avoir à faire. Alors elle regarda simplement passer la vie de ces petit bouts de chairs rose. En plein été, dans le parc on voyait surtout des familles se baladant, certains enfants pointant du doigts le gros dragon noir couché en plein milieu, mais n'osant pas s'approcher. Après tout, d'un point de vu humain ce lézard imposant n'avait pas une tête très amicale, et d'une façon générale, des parents avec au moins deux neurones actifs apprenaient à leurs enfants qu'il ne fallait pas s'approcher d'un dragon inconnu.
Torn tourna légèrement la tête lorsqu'un souffle de vent passa tout près. Une autre dragonne aux écailles bleues et aux courbes fines vint se poser à quelques mètres, avec des mouvements visiblement calculés pour être gracieux et délicats... et jeta un coup d’œil vers le dragon des volcans. Habituée à ce genre d'attitude envers elle – et à ce qu'on la prenne pour un mâle –  Torn bomba un peu le torse, relevant son menton de métal en inspirant par les naseaux, le tout en poussant un léger grondement de gorge, un peu comme un roucoulement. Un peu de flirt sans conséquence était toujours bienvenue, ça l'amusait toujours. D'un petit mouvement de tête, elle fit comprendre à la dragonne bleue qu'elle resterait ici pendant quelques temps et qu'elle était disponible pour faire plus ample connaissance... ce à quoi l'intéressée répondit par un regard fuyant, ainsi qu'un léger frémissement de museau. Peut-être que oui, peut-être que non. Torn l'a regarda alors s'éloigner, se demandant si elle allait revenir. Entre dragons, on se comprend rien qu'avec les attitudes.

De lassitude, Torn se mit à bâiller largement, ouvrant grand la gueule au point qu’un peu de fumée noire s’échappa de son gosier brûlant, et s’affala sur le flanc avec le lourd bruit caractéristique d’un corps massif rencontrant brusquement le sol, ses cornes laissèrent en prime quelques traces de terre remuée. Complètement avachie par terre, ses muscles se détendirent enfin. On ne s’en rendait pas forcément compte, à cause de la carrure de son corps et de son cou musclé, mais toujours porter une lourde mâchoire d’acier ainsi que des plaques de métal fixées sur sa nuque, remplaçant les écailles arrachées, à la longue cela se révélait usant. Si l’habitude rendait cela supportable, la chair avait ses limites. Torn ferma les yeux, laissant son esprit ouvert si jamais son cavalier se décidait enfin à se manifester.
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