Une île qui vous surplombe depuis les cieux, où dragons, Hommes, bêtes fantastiques et technologies se côtoient, c'est cette île qui vous attend, cavalier.
 
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 Doutes et questionnements

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Ikari
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MessageSujet: Doutes et questionnements   Ven 26 Mai - 1:22



Les deux ailes d'ivoires brassaient les courants ascendants sur lesquels il se laissait planer, son regard rubis se perdant sur un tableau fade, sans âme et sans vie. Les deux perles de sang glissaient sur ce labyrinthe de béton, de goudron et de briques multicolores, mais loin de pouvoir trouver une quelconque beauté à ce qu'il voyait, il se sentait juste désolé, et une once de déception caressait son esprit. Pourtant, à la fois grandissait en lui un feu qui ne s'était jamais éteint, un feu dont les braises ne pouvaient mourir, et sans cesse elles se ranimaient, faisant réapparaître une flamme grandissante, agile, qui parcourait ses veines, jusque dans le moindre capillaire, glissant, rampant, et dévastant d'une morsure brûlante ses viscères.
Il se sentait partagé, mitigé entre deux choix de vie, d'un côté cette flamme, ce désir ardent qui dévastait son être, à la fois désemparé face à la déchéance de la race des dragons, à la fois agacé par une forme de domestication. Lui qui avait vécu moult difficulté, lui qui avait du s'élever au rang de grand dragon, lui qui avait fait reconnaître son nom au moins dans le centre de l'île. Il n'était pas l'animal de sa compagne d'arme, il n'était pas un sous-fifre, une aide comme cela, il n'était ce qu'il ne voulait pas devenir : un animal domestique. Il avait conservé son caractère sauvage, et ne s'était pas adapté à un mode de vie sédentaire, humain. Pourtant ses yeux de sang ne pouvaient rien voir d'autre hormis cette déchéance d'une race si puissante, si majestueuse, si diversifiée. Chaque jour il ne pouvait s'empêcher de ne voir que ce côté déchu, il ne voulait pas s'attarder sur de possibles événements positifs, refusant simplement d'entrapercevoir ce qu'une cohabitation pouvait apporter.

Son corps s'alourdit, son battement se fit plus fort pour continuer de porter cette masse épaisse dans les vastes cieux, seuls lieux encore vierges de cette folie humaine. Mais pour combien de temps de temps encore ? Il savait que les Hommes de la terre l'avaient conquis, et grâce à leurs montures devenues dociles, les Argeiyens aussi avaient pris peu à peu le dessus sans pour autant le posséder. Il prit encore de l'altitude, s'élevant là où les Hommes ne pouvaient aller, puis il relâcha ses muscles. Le poids de son corps fut rapidement appeler vers le sol, et tout son être débuta une longue chute, ses paupières glissèrent sur ses pupilles, refusant la lumière d'un jour si fade. Il était pour la suprématie des dragons, de ces êtres à la fois sages, à la fois destructeurs. Pourtant, alors qu'il n'était pas si vieux que ça, la bête d'ivoire avait ce désir qui grandissait, ce désir qui répandait une certaine once de tristesse, qu'il ne voulait pas admettre par honte, par mépris et par dégoût. Cette envie qu'il trouvait pitoyable, indigne du maître des cieux qu'il était. Alors il la piégeait, l'enfouissait au plus profond de ses entrailles, de la même manière que les morts étaient scellés dans un cercueil, lui enfermait au plus loin ce désir, dans une boîte où il entourait un lacet pour se convaincre qu'elle ne s'ouvrirait plus, dans une boîte qu'il défendait de Pandore.
Mais cette enveloppe s'ouvrait, et ses efforts étaient perdus en vain, glissant entre ses griffes comme le sable, le plongeant dans le doute, l'incompréhension, et dans le fait qu'il avait un choix à faire.

Alors que le sol se rapprochait à toute vitesse, le grand blanc rouvrit ses ailes, pivotant l'une, il se retourna, offrant de nouveau son ventre tourné vers la terre, et non plus les puissantes écailles d'une armure impénétrable. Encore une fois le doute s'installait en lui, alors qu'au loin les premiers orages des Pics Foudroyés, dont il se servait de l'une des quelques grottes au plus près des nuages orageux comme d'un abris, d'un nid où il avait l'habitude de loger, il avait conscience qu'un jour, il serait dans l'urgence et la nécessité de faire un choix.
Arashi, où es-tu ?
As-tu besoin de moi ma chère Zéro ?
Non.
Alors je ne suis nulle part.

Il ferma son esprit à la jeune femme, continuant son vol puissant vers cette zone orageuse, toujours partagé entre ce feu sinistre, fou, brûlant pour l'ascension au pouvoir des dragons, et entre ce désir médiocre, faible et pathétique. Il allait, filant droit dans son chemin, alors que les routes qui s'offraient à lui étaient multiples et bien trop différentes pour qu'il puisse faire un choix facilement, comme il l'avait toujours fait.
Sans même se soucier des autres, sans même savoir si, ici, dans ces lieux, d'autres personnes étaient en proie aux mêmes doutes que lui, à ce même déchirement, à ce dilemme qui un jour tomberait sur eux.
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MessageSujet: Re: Doutes et questionnements   Sam 10 Juin - 3:27

La plaine était tellement grande qu'à chaque bourrasque de vent, l'on pouvait distinctement apercevoir une vague herbeuse s'agiter sur le sol, suivant les contours souplement vallonnés, se brisant parfois contre les divers rochers ternes qui ponctuaient le paysage, le rendant à la fois moins monotone et  plus irrégulier. Le soleil était haut, et les quelques nuages épais mais dispersés projetaient leurs ombres ternes en-dessous, tâchant le vert estival de quelques pâleurs ponctuelles et changeante selon les mouvements aériens. Aucun obstacle n'empêchait le vent se souffler, et pas un bruit animal ne venait troubler le bruissement perpétuel des herbes frottant l'air. Un large espace de nature abandonné des bêtes où tout était d'une ennuyante sérénité. Aucun herbivore ne venait se risquer à brouter, la lande regorgeant pourtant de leur nourriture, effrayés par les grands reptiles qui plongeaient du ciel et les fauchaient sans crier gare. De ce fait, pas un seul carnivore ne venait chercher pitance dans cette étendue à découvert.

Pourtant, si un dragon en venait à survoler  cette zone, il verrait sa silhouette se découper sur le sol, semblable à une ombre chinoise, mais aussi un objet qui ne devrait pas se trouver ici. Posé à terre telle une curiosité, cette chose de métal inspirait un intrigant intérêt, mais aussi un certain sentiment de dérangement. Une inquiétante étrangeté qui donnerait raison à un dragon un peu émotif ou teigneux de vouloir tout remettre en ordre, de faire partir l'objet de son malaise comme un enfant qui balayerait un insecte inconnu du sol de sa chambre. La chose de métal, tout aussi blessée que son amie de sang, en avait bien conscience, mais restait encore et toujours fidèle à son poste. À la fois maison, compagnon de voyage et d'infortune, témoin des réussite et des échecs, faisant toujours de son mieux lorsqu'elle descendait les routes, et son amie, les monstres, déchiquetant la terre de ses roues noires, et l'autre, la chair de son épée. La chose sentait le poids de son amie contre son dos de taule froide, à peine réchauffé par les rayons fuyants du soleil, et restait attentive au bruit de la respiration, faible, qui se perdait quelques temps entre deux souffles de vent, mais finissait toujours par revenir sous le forme d'un long soupir. Elle connaissait ses soupirs, lorsque le sang chaud avait trop coulé, ils ponctuaient chaque minutes. « Que fait-on, maintenant ? », la chose de métal aurait voulu lui répondre, mais après tout, cette chose n'était qu'un simple tas de matériaux noirs et abîmés.

Bien que le dernier toubib qui l'avait rafistolée ait fait un boulot totalement honorable, il n'empêche que ça faisait toujours un mal de chien. La jeune femme essayait de se rassurer en se disant qu'après tout, elle avait vécut pire que ça... mais en réalité, pas vraiment. Plus elle y pensait, plus elle se rendait compte que c'était bien la première fois qu'elle se faisait littéralement écrabouiller contre une falaise pierreuse, et ce avec la force d'un dragon. Même allongée sur le toit de sa voiture, endroit qu'elle affectionnait particulièrement, cela ne suffisait pas à lui faire oublier ses douleurs. Le corps couverts de bandages, William restait le plus immobile possible, l'un de ses bras posé sur les yeux pour les cacher du soleil. Et ce, depuis l'appel. Sur son téléphone militaire, elle avait reçu un message de son employeur, lui précisant que non seulement l'avis de recherche tenait toujours, mais qu'il avait en plus doublée la récompense. De quoi en motiver plus d'un.

Mais cette soudaine augmentation de la récompense ne lui faisait ni chaud ni froid... pour l'instant elle ne pouvait pas faire grand chose de toute façon. Mise à part agiter parfois la main pour éloigner les insectes volants attirés par l'odeur de sang qui se dégageait des bandages, et se repasser en boucle le dernier combat, celui durant lequel elle avait bien faillit y passer pour de bon. À la fois pour analyser ses erreurs, et aussi pour imaginer comment cela aurait pu tourner autrement si elle avait fait telle ou telle action. Et puis... ce sentiment agaçant qui ne voulait pas partir, celui d'une certaine honte à s'être fait laisser battre aussi rapidement. Même si son employeur aurait retiré son offre, William savait pertinemment qu'elle n'aurait pas abandonné la chasse. Impossible de se sortir ce monstre géant couvert de plumes des pensées, et en particulier le court moment où il avait décollé du sol et plongé vers la terre. S'il y avait une prochaine fois – et plus le temps passait, plus sa détermination à faire en sorte que cette prochaine fois arrive bel et bien augmentait – la chasseuse songeait qu'il fallait qu'elle réessaye de s'accrocher à lui pour voir s'il allait se remettre à faire des cabrioles aériennes. Une autre étrange impression lui tenait le cœur aussi, l'envie de se racheter, en quelque sorte, lui montrer que oui, elle valait plus que ça. Bah ! Qu'est-ce qu'elle en avait à faire, de la considération d'un oiseau géant ? Mais son esprit y revenait toujours.

William se redressa très lentement, en grimaçant. Finalement assise en tailleur, elle bu plusieurs gorgées de son thermos, rempli d'une sorte de tisane de plantes médicinales, ayant évidemment un goût affreux mais bon pour la cicatrisation. Elle aurait toutes les raisons d'en avoir assez de cette vie d'errance et de souffrance, mais lorsqu'elle repensait aux autres prisonniers des grandes villes de béton et d'une routine étouffante, la jeune femme ne regrettait finalement pas de vivre ainsi. Ce n'était pas rose tous les jours, mais au moins, elle était libre de ses actions et de ses déplacements. Enfin, quand tout ce bazar aura cicatrisé évidemment.

La plaine était tellement grande que les arbres vers l'horizon n'étaient pas plus grands que son ongle. Avec ces légères collines, si il y avait du sable au lieu de l'herbe, cela ressemblerait vaguement au désert de son enfance. Les dunes brûlantes et les longues journées à rouler dans le camion sans climatisation lui manquaient. Ses mères aussi, d'ailleurs. Mais c'était si loin, et mine de rien, il fallait passer sur un autre îlot pour arriver à Austrerivage, et c'était plutôt un gros voyage. Les cavaliers eux avaient de la chance de pouvoir se déplacer par la voie des airs, cela résolvait bien des soucis de ce genre.
Le mal du pays, voilà ce qu'elle avait depuis quelques temps. La souffrance lui donnait l'envie de retourner voir ses mères. Bien que William n'ai jamais été très demandeuse en matière d'affection, avoir quelqu'un avec qui jouer aux cartes ou parler en attendant une guérison n'était pas du luxe. Depuis combien de temps n'avait pas parlé ? Ou ne serait-ce prononcé un mot ? Sans doute un bon moment. Parfois, elle se demandait même si on pouvait perdre la capacité de s'exprimer à force de rester silencieux. Mais mise à part ça, elle se trouvait tout de même en léger manque de contact humain. Enfin, d'habitude, elle profitait de son passage en ville lorsqu'elle revenait d'une chasse pour aller dans une maison close ou dans un bar animé... du coup, elle sentait soudainement une frustration passer. La prochaine fois qu'elle se retrouverait en face de cette saleté de piaf géant, elle allait vraiment s'arranger pour lui découper un pilon histoire de rentabiliser tout ça – et sans doute dans un certain esprit de vengeance et de challenge qu'elle ne niait pas.
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Ikari
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MessageSujet: Re: Doutes et questionnements   Lun 4 Juin - 19:41

Cela faisait plusieurs jours que le dragon avait quitté la capitale, Zéro sentait de plus en plus le vent du changement faire tourner la voile du pauvre bateau sur lequel les humains pouvaient se trouver. Leur lien, si fort, lui faisait ressentir le vide dans le cœur de la vouivre blanche. La cavalière avait conscience de ce qu'il manquait au dragon. Elle même le ressentait par moment. Quand son travail ne l'occupait plus, quand l'activité se perdait. Jamais elle n'avait été victime de l'hyperactivité, toujours calme et froide, calculatrice même, mais quelque chose l'obligeait à s'occuper l'esprit.

La paix n'était point faite pour ce couple dragon cavalier. Ils s'étaient rencontrés dans le sang, la manipulation et la folie. Ils avaient participé à la guerre opposant le griffon au roi. Et depuis toujours la jeune femme servait de mercenaire. Elle était un outil, elle était l'épée et le bouclier pour un individu, durant un temps, avant d'être rangée dans l'armurerie jusqu'à ce qu'une autre main ne la demande. Cette paix entachait Zéro, son travail était moindre, réduite à seulement aider des bourgeois obèses incapable de se protéger eux-même. À vingt-un ans la mercenaire n'avait jamais rien fait d'autre. Depuis longtemps elle avait oublié l'étiquette du monde des nobles, ses doigts étaient trop rugueux pour recommencer à toucher des instruments. Et même son œil maudit semblait lui rire au nez par rapport à ses activités. La paix mettait Zéro au chômage. Puisqu'elle ne voulait pas s'engager dans l'armée, ni se réduire à devenir une simple chasseuse de monstres, elle se retrouvait le fessier entre deux chaises. Ne sachant plus quoi faire, elle comprenait le vide qui se creusait dans le cœur du dragon.

Ce dernier se perdait dans les îles d'Argeya, cherchant à fuir les Hommes et leur vie paisible. De nouveau l'absence se faisait ressentir, il ne savait pas ce qu'il désirait, ce qu'il voulait. Voulait-il la guerre et l'anarchie ou simplement vivre heureux et fonder une famille ? Depuis bien longtemps il avait fuit sa famille et son espèce, hostile et agressif Arashi cherchait à semer le chaos. Pouvait-il vraiment fonder une famille si son plaisir était de sentir la peur que les autres avaient de lui.

La nuit était tombée, son ouïe fine entendait les grognements des bêtes qui s'agitait sous son vol. Il chassait des proies qui étaient eux-même des chasseuses. Mais il s'agissait de l'un de ses derniers plaisirs, cette sensation d'être libre, une nouvelle fois à l'écart des humains, en dehors de leurs problèmes. Arashi était mitigée avec sa relation envers sa cavalière et les autres fourmis. D'un côté il aurait voulu ne jamais rentrer en contact avec eux, loin de leur guerre qu'il aimait tant, car jamais il n'aurait voulu connaître le vide qu'il traversait. Mais dans un sens il était heureux d'avoir connu le risque de perdre quelque chose, la sensation de se sentir vivant à chaque morsure. Il avait goûté au sang, à la mort, à la chair. Il y avait pris un malin plaisir, à jouer à la guerre. Il s'était senti vivant autant en sentant le sang couler sur sa langue pointue qu'en enfonçant ses crocs dans la chair d'un autre. Dorénavant s'était majoritairement terminé, ils avaient besoin de dérogation pour tuer une personne, pire encore, cela devenait peu à peu un crime de tuer comme cela. C'était pour cela que le dragon était reparti, loin de la ville, loin des yeux. Combattant des dragons, ou d'autres bêtes.

La horde grognait, claquait des mâchoires autant dans l'air qu'envers l'un de leurs congénères. Le vol du dragon se fit plus bas, à la manière d'un aigle il avança ses puissantes pattes vers l'avant de son corps, ses immenses griffes prêtes à faire couler le sang. Une seule de ces bêtes ne pourrait subvenir à son besoin. La faim le tiraillait, elle tendait son ventre pour mieux le torde. Il salivait d'avance face au sang palpitant qui courait dans les veines de ces monstres qui galopaient sans se soucier de l'ombre qui les suivait depuis une bonne heure déjà. Il jouait avec ses proies. Il aimait la traque, la chasse, mais plus que ça, il aimait les terroriser, les tuer en leur faisant sentir qu'il arrachait leur vie, qu'il n'y avait pas d'échappatoire. Il ne faisait pas parti de ces bons chasseurs, ceux traquant et tuant la bête avec un respect apparent. Lui tuait de la plus vile des manières, de la plus terrible et la plus irrespectueuse des possibilités.

Les pattes épaisses écrasèrent deux wargs, après un magnifique piqué, plein de puissance et de force. Il n'avait pas un quatrième doigts à l'arrière qui lui permettait de bien refermer sa patte, mais ses trois longs doigts à l'avant lui suffisait largement. Il empoigna ses deux victimes, qui n'étaient pas encore mortes, la meute s'était écartée, dispersée. Ils couinaient, face au danger qu représentait cette vouivre. Cette dernière s'éleva, sans atteindre une altitude trop haute, et il projeta les deux bêtes sur des arbres, leur brisant les os, il lacéra leur chair, faisant taire progressivement les couinements qui se mourraient, tout comme ceux qui n'émettait plus que des sonorités pratiquement imperceptibles.

Après qu'ils eurent rendu leur dernier souffle, le dragon les engouffra. Sa faim se calma légèrement, mais pas complètement. Et l'activité qui avait su lui faire oublier le vide qui le grignotait s'estompa, le laissant de nouveau froid. Qu'allait-il devenir.

Car sans guerre il se rendait compte qu'il n'était rien.
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